Le service de santé des armées lui aussi dans le colimateur !

Publié le par FSC

 

 

SOURCE : https://montceau-news.com/social/599795-montceau-union-locale-cgt-51.html

 

DIMANCHE 29 MARS 2020 

Montceau : Union locale CGT

 
LES NOUVELLES DU FRONT…
 
Communiqué :
 

Un plan massif pour la Santé ? Chiche… Emmanuel Macron a promis mercredi 25 mars plus de moyens pour l’hôpital, via un “plan massif d’investissement et de revalorisation”. Alors que les attentes sont fortes, les calculettes
doivent s’affoler à Bercy….

Nous allons prendre un cas concret Monsieur le Président. Il ne suffit pas d’affirmer que nous sommes en guerre contre le COVID 19 et que nous allons la gagner. Il nous faut et nous sommes bien d’accord avec vos propos, d’importants moyens et un plan massif, pour nos hôpitaux.

Nos 8 Hôpitaux d’instruction des Armées (HIA), qui sont actuellement fortement sollicités car ils constituent un maillon essentiel de la carte sanitaire de notre pays, doivent être partie prenante de ces annonces et comme l’indiquait de façon prémonitoire le Haut comité d’évaluation de la condition militaire dans ses deux rapports de novembre 2018, « la sauvegarde des capacités du Service de santé des Armées et même leur renforcement sont une nécessité » (SSA). Ces établissements de recherche effectuent des études n’entrant pas dans les priorités des laboratoires civils: menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques, maladies tropicales…

 

Le SSA est aujourd’hui un « malade aux services des malades » car victime depuis de nombreuses années des politiques de restructurations dans ses 4 piliers fondamentaux que sont l’hôpital, la recherche, la formation et le ravitaillement sanitaire dans un
contexte ou le SSA c’est à présent 14.500 femmes et hommes, contre 16.000 dix ans plus tôt.

Monsieur le Président ne renouvelez pas le gâchis réalisé avec la fermeture en 2016, du Val de Grâce qui serait bien utile aujourd’hui sur Paris (pourquoi d’ailleurs ne pas le réactiver, ce site est toujours la propriété de nos armées ?).

Prenez une première mesure arrêtez les restructurations en cours et en particulier l’abandon immédiat de la fermeture programmée pour 2021 de l’hôpital militaire Robert Picqué de Bordeaux.

 

La Fédération Nationale des Travailleurs de l’Etat CGT demande avec insistance le maintien de Robert Picqué, ce serait un acte fort de notre gouvernement pour montrer que « RIEN NE DOIT PLUS ETRE COMME AVANT ». Le moment est venu Monsieur le Président de transformer vos paroles en actes concrets !Un courrier vient d’être adressé à la Présidence de la République pour la sauvegarde et le renforcement des capacités du service de santé des armées.

Les hôpitaux des armées accueillent 90 % de patients dans le cadre des régimes de sécurité sociale. Les ressources tirées de cette activité, rattachées au budget de la défense permettent de diminuer de manière très significative les charges du ministère
des armées.

 

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