Article publié depuis Overblog

Publié le par FSC

Sur France inter ce matin 

 

 

SOURCE : AFP

Une délégation de représentants syndicaux de l'équipementier creusois GM&S Industry doit être reçue jeudi matin à Bercy, à la veille d'une audience décisive au Tribunal de Commerce de Poitiers qui pourrait prononcer la liquidation judiciaire, a-t-on appris de source syndicale.
Lors de la réunion, à la demande des syndicats, les réprésentants du personnel devraient rencontrer les responsables de la cellule de crise sur l'avenir de GM&S, mise en place par le président Emmanuel Macron à l'issue de sa rencontre avec les syndicats de GM&S le 9 juin, a indiqué la CGT de GM&S.
Contacté par l'AFP, Bercy a confirmé la réunion, précisant qu'il n'y aurait pas de point-presse.
Les syndicats CGT et FO de l'usine aux 277 salariés, deuxième employeur privé de Creuse, devraient réitérer leur demande d'un report de l'audience de vendredi au vendredi suivant, le 30 juin, qui est le terme prévu de la période d'observation. Cette semaine supplémentaire permettrait, selon eux ,à une offre de reprise d'être étoffée, car, pour l'instant, la lettre d'intention, confirmée, de l'emboutisseur stéphanois GMD ne constitue "ni une offre, ni un business-plan", accuse la CGT.
De source proche du dossier, on indique par ailleurs que l'homme d'affaires franco-suisse Jean-Jacques Frey (immobilier commercial, vin), qui, fin mai, avait exprimé un intérêt pour GM&S, allié à un professionnel de l'automobile, a "disparu des écrans radar".
La délégation GM&S à Bercy devrait aussi redemander que la période d'observation soit prolongée jusqu'au 30 septembre -ce qu'en théorie pourrait faire le tribunal- afin qu'un éventuel repreneur "ne se retrouve pas pénalisé par une reprise en pleins congés d'été, quand les usines des constructeurs" PSA et Renault (les principaux passeurs de commandes à GM&S, NDLR), sont en sous-régime ou à l'arrêt en août.
Sur le fond, le personnel de GM&S, qui bloque de nouveau le site de La Souterraine (Creuse) depuis huit jours, est furieux de ce qu'il considère comme une absence de mouvement, que ce soit sur l'émergence d'une offre de reprise en bonne et due forme ou sur un effort des constructeurs pour garantir un volume de commandes, qui permettrait "une offre de reprise avec un maximum de sal

ariés".
Ils redoutent un scénario programmé de "mort en douceur", selon l'expression de la CGT, qui les verrait acculés à accepter une cession avec un maintien de l'emploi à minima, la lettre d'intention de GMD portant autour de 120 emplois conservés.
"On va être bradés, il n'en est pas question!", a indiqué à l'AFP Vincent Labrousse, élu CGT, dont le syndicat a fait état de salariés "exacerbés" et mis en garde contre des "réactions extrêmes".

 

Commenter cet article