Le referendum dans la multinationale Novo Nordisk : un cas d'école du piège mortel tendu aux travailleurs!

Publié le par FSC

Croyant sans doute faire la promotion du referendum d'entreprise la 2 a retracé ce qui s'est passé à Courbevoie dans la multinationale du traitement du diabète Novo Nordisk, au Journal télévisé de 13 heures ce mercredi 28 juin 2017.

 

Photographie de l'entreprise :

1200 salariés incluant ouvriers et cadres

une CFDT minoritaire

3 autres syndicats représentés majoritaires dont FO.

Pour réduire les coûts de production, la direction a proposé : travailler 25 minutes de plus par jour pour certains ouvriers sans augmentation de salaire .

Cette mesure étant jugée indispensable pour que cette usine demeure compétitive et que le groupe continue d'y investir.

La CFDT soutient la mesure alors qu'elle est minoritaire et c'est elle qui organise le referendum , 3 autres syndicats majoritaires refusent.

Un referendum est organisé en février : 64 % vote pour et la mesure est donc appliquée.

8 salariés sur 10 ont voté ;

TOUT LE MONDE participe à la décision ce qui crée de fortes tensions dans l'entreprise car les 1200 salariés, cadres et ouvriers se sont prononcé sur une mesure qui ne concerne que 300 salariés !

Campagne bourrage de crâne menée par la direction service par service avec mise en avant de la menace sur l'emploi en cas de refus !

 

On a donc là la démonstration du fait que même sans recourir au referendum à l'initiative du patron, il suffit pour ce dernier afin de parvenir à ses fins :

 

  1. de s'appuyer sur le syndicat minoritaire (la CFDT collabo souvent ) en contournant donc les syndicats majoritaires qui bénéficient donc de la confiance de la plus grande partie des travailleurs.
     
  2. de faire voter l'ENSEMBLE des personnels (cadres compris) sur une mesure n'affectant qu'une partie du personnel et dans ce cas les seuls ouvriers !
     
  3. de mener une intense campagne dans l'entreprise, service par service en procédant au chantage à l'emploi!


Le referendum d'entreprise un outil de contournement et de chantage contre la volonté des travailleurs!

C'est bien cela qu'ils appellent le "dialogue social" et la démocratie d'entreprise !

Et c'est cela que Macron flanquée de sa ministre du travail veut nous imposer par delà des négociations sur la loi travail bis + totalement bidon!

 

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