Grève interprofessionnelle le 9 octobre ... Cheminots dans la lutte dès le 18 septembre !

Publié le par FSC

Le 9 octobre contre la politique sociale « idéologique » du gouvernement

Les syndicats CGT et FO, les étudiants de l’UNEF et les lycéens de l’UNL dénoncent « la destruction de notre modèle 
 

Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, ont appelé à faire du 9 octobre « une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne ». Ils entendent ainsi protester, en cette rentrée sociale, contre la politique « idéologique » du gouvernement.

L’organisation de cette journée d’action a été décidée par les organisations de salariés CGT et FO, les étudiants de l’UNEF et les lycéens de l’UNL à l’issue d’une réunion au siège de Force ouvrière. Solidaires en a approuvé le principe mais doit validerla date du 9 octobre « lors de son instance nationale la semaine prochaine », selon un communiqué commun.

Retraités mobilisés

« Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement », notamment la sous-indexation des pensions de retraite et des allocations familiales ou logement par rapport à l’inflation, vont fragiliser « une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis », accuse l’intersyndicale.

Neuf organisations de retraités affiliées à la CGT, FO, à la FSU, Solidaires, à la CGC ou encore à la CFTC avaient déjà décidé de faire du 9 octobre une journée de protestation contre une revalorisation des pensions jugée trop faible.

 

Lors de la dernière journée de mobilisation interprofessionnelle, le 28 juin, qui avait signé la fin de la grève unitaire à la SNCF contre la réforme ferroviaire mais aussi les retrouvailles de FO et de la CGT dans la rue, ces deux centrales avaient invité les autres syndicats à « se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale » afin d’« envisager » des initiatives unitaires.

Rejoints par les cheminots

Le cycle de consultations sociales qui s’est ouvert mercredi à Matignon n’a pas apaisé leurs inquiétudes concernant les intentions du gouvernement. Le numéro un de FO, Pascal Pavageau, a plaidé jeudi sur BFM-TV la nécessité d’une grève interprofessionnelle pour « empêcher » une « casse du modèle social (…) tous azimuts », citant la Sécurité sociale, l’assurance-chômage, la réforme des retraites, le statut de la fonction publique et le « service public républicain ».

Interrogé sur CNews, le patron de la CGT, Philippe Martinez, a pour sa part mis en avant les sujets « des salaires, de la revalorisation des pensions, de l’augmentation des minima sociaux, parce que si on veut qu’il y ait de la consommation, il faut donner de l’argent à ceux qui consomment ».

Après un mouvement social historique par sa durée au printemps – trente-six jours en cumulé – contre la réforme ferroviaire, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont également repris date jeudi pour maintenir la pression sur le gouvernement, avec une grève envisagée le 18 septembre.

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smp 01/09/2018 12:02

bonjour, lamentable vision économiste-consumériste du confédéré Martinez! les luttes menées par le peuple travailleur en France le sont pour s'assurer les besoins sociaux et culturels, pas pour la consommation de type capitaliste, nuance d'importance. Car pour un nombre croissant de personne et de famille la consommation est illusoire vu leurs maigres revenus ou ressources! les confédérés restent les partenaires sociaux des exploiteurs afin d'infléchir la politique, illusion, du capital= recherche du profit maximum! alors quand à partager avec les travailleurs et couches populaires...