Les veuves de salariés de l'ex usine Pechiney de Noguères

Publié le par FSC

La lettre de notre camarade Georges Ducasse à la presse, suivie du communiqué de presse de la CGT de Mourenx.

 

Mesdames, messieurs les rédacteurs.

 Je vous pris de trouver en documents joints un communiqué de presse, approuvé en assemblée générale des  retraités le jeudi 6 mars,  en vous priant de bien vouloir l’inclure dans vos journaux.

Ce communiqué  clôture une longue période d’actions et de démarches qui ont eu pour objectifs de rétablir dans leurs droits des veuves de salariés de l’usine Aluminium Pechiney de Noguères. Une usine qui cessa ses activité en novembre 1991 laissant ainsi plusieurs centaines d’anciens salariés sans suivis  administratifs.

Une centaine de leurs  veuves ont ainsi pu être rétablies dans leurs droit, mais une partie d’entres-elles ont du recourir à la justice pour que les sommes perdues depuis la survenance des décès de leurs conjoints leurs soient restituées. Il s’agit de personnes pour la plus part,  très âgées, souvent malades , certaines vivant même sous le seuil de la pauvreté !

Si le conseil des prud’hommes de Pau  leur avait accordé l’intégralité des sommes perdues, la cour d’appel,  en qui les ex-employeur ont fait appel, vient de rendre un curieux jugement qui les déboute !

En hommage à ces personnes doublement  victimes,  d’employeurs sans scrupules et d’un préjugé incompréhensible, nous vous serions très obligé d’en donner l’information à vos lecteurs et auditeurs.

En vous remerciant de votre compréhension et de l’intérêt que vous voudrez bien porter à une telle situation, je vous pris de bien vouloir agréer mes salutations respectueuses.

 Georges Ducasse

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UNION MULTIPROFESSIONNELLE DES RETRAITES,

PRE-RETRAITES et VEUVES, de l’UL de Mourenx.

Mandaté : Georges Ducasse : ex secrétaire des syndicats actifs et retraités de l’ex usine Pechiney de Noguères

Email: georges-ducasse@wanadoo.fr

Mourenx le 10 mars 2014

« Communiqué de presse »

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LA COURT D’APPEL DE PAU A RENDU SON JUGEMENT CONCERNANT DES VEUVES DE SALARIES DE L’EX USINE PECHINEY DE NOGUERES

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Contrairement au jugement rendu en 2012 par le conseil des prud’hommes, la cour d’appel de Pau à rendu son arrêt en déboutant les plaignantes !

Cet arrêt fait même offense à ces personnes âgées qui ont eu le malheur de perdre leur conjoint relativement jeune suite aux conditions de travail inhumaines et dangereuses qu’ils avaient du supporter.

Malgré un énorme dossier que le syndicat CGT des retraités de l’ex usine Aluminium Pechiney de Noguères à réussit à monter, un dossier qui faisait toute la lumière sur une machination qui prend sa source au lendemain du conflit de mai 1968, dont le but était de soustraire le bénéfice d’une Retraite Maison a la quasi-totalité du personnel ouvrier et collaborateurs inscrit aux effectifs au 31 décembre 1972, mais aussi d’en priver en totalité tous les salariés embauchés à compter du 1er janvier 1973 et principalement d’en écarter le bénéfice d’une pension de réversion dés la survenance des décès à 80 % des veuves des anciens salariés, !

Malgré l’évidence de ces faits, cette cour d’appel s’est abstenue de juger sur le fond pour débouter ces veuves !

S’agissant d’attribuer à ces veuves la rétroactivité des sommes ainsi perdues depuis le décès des conjoints, comme en avait jugé le conseil des prud’hommes ou pour le moins, de leur accorder 5 années de rétroactivité comme cela est pratiqué par les caisses de retraites complémentaires en cas de faute « INVOLONTAIRE » (la faute étant de n’avoir pas fait la demande de cette pension de réversion dés la survenance des décès), cette cour d’appel à jugé qu’il s’agissait d’une faute « VOLONTAIRE » !!

Pour faire « bon poids » elle considère en plus que ces veuves n’apportent pas de preuves comme quoi elles ignoraient ce droit à réversion d’une pension que leurs conjoints ne percevaient pas !!

  • Ignorer toute cette machination mise en place par l’employeur comme le fait cette cour d’appel …,

  • Ignorer que les employeurs avaient cessé de contrôler la survenance de décès des retraités, ce qui permettait de régulariser les conjoints survivants….

  • Ignorer que notre usine, victime de la casse industrielle, avait abandonné des centaines de retraités sans suivit administratif et médical…

  • Ignorer que suite à l’action du syndicat des retraités l’employeur à adressé 1670 en octobre 2010 aux familles de retraités de la société pour les informer de ce droit…

  • Ignorer qu’il s’agissait d’un acquis social inclus dans un accord d’entreprise signé en 1958….

Que fallait-il de plus à cette cour d’appel pour juger que l’employeur était le fautif ?

Qui pourrait nous reprocher d’estimer que ce jugement rendu est un jugement de classe  pour sauver les apparences de perdants à des employeurs?

Contrairement aux apparences rendues par ce jugement, ces veuves qui sont contraintes de renoncer à se pourvoir en cassation vu leur âge et leur état de santé, cette affaire se termine malgré tout par un énorme succès !

Faire régulariser 8 veuves sur dix qui ne l’étaient pas, (une bonne centaine sur le secteur de Noguères), ce qui à permis d’augmenter leurs pensions de réversion de plus 15 à plus 47 %, constat fait à Noguères !

Si l’on considère que 1670 familles de retraités étaient encore en situation de droits en 2010, en tenant compte aussi que les ayants droits inscrits aux effectifs des usines de la société Aluminium Pechiney au 31 /12 /1972 étaient de l’ordre de 6000 et que certainement bien des veuves n’ont pas du être régularisées, cette action du syndicat CGT des retraités de l’usine Pechiney de Noguères (qui à duré plus de cinq années) à laquelle une poignée de veuves ont eu le courage de venir s’y joindre, au plus bas mot c’est un coût sans doute supérieur aux 100 millions d’euros, qu’il faut prendre en considération et a mettre à l’actif d’un syndicalisme de classe des retraités et des veuves qui pour la plus part étaient  des «Femmes aux foyers » !

Pour que vous puissiez apprécier à sa juste valeur l’employeur qui à fait débouter ces personnes et à qui cette cour d’appel fait bons droits, je vous fais bénéficier des « Bons Vœux » qu’il à adressé aux salariés à l’occasion de cette nouvelle année.

« J’ai le sentiment que 2014 nous réserve de bonnes choses, et j’espère que vous partagez mon opinion……Cette année, nous continuerons de travailler à une augmentation de la valeur offerte aux actionnaires……Nombreux sont ceux qui m’ont dit que le fait de revenir sans cesse sur la valeur pour les actionnaires fini par être démotivant pour nos employés. La satisfaction des actionnaires est-elle un facteur incitatif pour sortir du lit le matin? Eh bien, pour moi, oui……. »

Voilà ainsi planté le décor par le PDG de RIO TINTO, dans ses vœux au personnel !!

Je demanderais à ces veuves si au saut du lit, elles sont ravies des sacrifices qui leur sont imposés pour servir les intérêts des rentiers !

Georges Ducasse 

 

 

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