INFOS LUTTES pour la seconde quinzaine de juin.

Publié le par FSC

Notre camarade Jo Hernandez communique :

J.H

 

Grève dans les piscines de Poitiers pour la revalorisation de la prime de dimanche

 

La Nouvelle République, 23 juin 2014 :

Comme nous l’annoncions dans notre édition du dimanche, la grève dominicale dans les piscines de la ville de Poitiers a été particulièrement suivie hier. L’ensemble des bassins est resté fermé et ce malgré les rayons du soleil invitant à goûter la fraîcheur aquatique.

Bellejouanne normalement fermée, les portes sont aussi restées closes au centre aquatique de la Pépinière, à la Ganterie et à la Blaiserie. Le mouvement réunissant les personnels administratifs, techniques et de surveillance porte sur la revalorisation de l’indemnité de travail du dimanche. Son montant (alors en francs) n’a pas changé depuis 1992. Il est de 74 centimes d’euro de l’heure.

Lettre ouverte de l’AG des cheminots de Versailles aux parlementaires

Lettre ouverte de l’Assemblée Générale des cheminots grévistes de Versailles aux parlementaires

Versailles, le 19 juin 2014

Madame, Monsieur,

Les cheminots sont en grève dans tout le pays depuis 9 jours déjà, à l’appel national des fédérations CGT et Sud-Rail, auquel s’est joint FO, contre le passage en force au parlement d’un projet de loi portant réforme ferroviaire.

 

Ce projet est absolument néfaste aux intérêts des cheminots et des usagers, car il porte en lui le démembrement de la Société Nationale des Chemins de fer Français et une harmonisation sociale par le bas de nos conditions de travail, le tout, dans le but avoué de favoriser l’ouverture généralisée du réseau à la concurrence.

Le relevé de décision, remis le jeudi 12 juin dernier par le secrétaire d’Etat aux transports, Monsieur Cuvillier, aux organisations syndicales CGT et UNSA et signé vendredi 13 juin par la CFDT et l’UNSA, n’est pas de nature à calmer les cheminots, car il ne s’agit que d’une réécriture à la marge du projet de loi initial.

I. Sur le volet structuration de la SNCF

Malgré les effets de manche du gouvernement, les effets d’annonce, ce projet de loi ne dispose pas d’une réunification de la « roue et du rail », de RFF et de la SNCF.

C’est en vérité un renforcement de la division actuelle, avec le transfert de plus de 50 000 agents de l’actuelle SNCF vers RFF, rebaptisée « SNCF Réseau ».

Les incohérences de l’organisation actuelle et ses fameux doublons n’en seront évidemment que renforcées.

Les incohérences de ces doublons ne seront pas gommées par la mise en place d’un « EPIC de tête », simple paravent d’unicité… au sein d’un groupe de 3 entreprises distinctes !

Les engagements du ministre, dans le « relevé de décision » ne sont pas de nature à nous satisfaire : bien qu’il soit envisagé de créer un CCE commun aux 3 EPIC (ce qui ne paraît même pas légal en l’état actuel du droit) et de renforcer les prérogatives de l’EPIC de tête, l’éclatement de la SNCF en 3 entreprises distinctes demeure !

Pour nous, une véritable réunification de RFF et de la SNCF s’impose pour en finir avec la désorganisation du réseau issu de la création de RFF : il faut réintégrer RFF au sein de l’EPIC SNCF !

II. Sur le « cadre social harmonisé »

Le projet de loi vise l’abrogation du régime spécifique de travail des cheminots (nos actuels RH 77 et 677), auxquels se substituerait une convention collective de branche négociée par les organisations syndicales et le patronat de l’UTP.

Le gouvernement ne pouvant donner aucune garantie sur le niveau de cette convention collective, un décret socle devrait être produit pour en fixer les cadres minimums, qui tout naturellement devrait être les règlements actuellement en vigueur en matière d’organisation du travail à la SNCF, soit les RH 77 et 677.

En l’état, les modalités de négociation visée par l’article 14 de ce projet ne permettent pas une négociation sur une base équitable et sereine.
En effet, la date butoir d’existence du décret 99-116 figurant dans cet article met sous contrainte les organisations syndicales des salariés dans le cadre de la négociation et, inversement, met les organisations patronales dans une posture favorable.

La convention collective ne peut se discuter sur la base d’un terrain vierge de toute règlementation comme le provoque cette date butoir, mais sur l’existant à savoir le décret 99-116 s’appliquant à 95% des salariés du ferroviaires qui seront sensés dépendre de cette convention collective.

Si le projet de loi se voulait respectueux et équitable concernant la négociation de la convention collective, la date figurant à l’article 14 devrait être retirée pour que la phase transitoire d’application du décret 99-116 courre jusqu’à la finalisation de la convention collective ferroviaire.

Pour nous, les cheminots ne doivent pas voir leurs conditions de travail revues à la baisse sous prétexte d’ouverture à la concurrence, le gouvernement doit prendre ses responsabilités en matière de règlementation du travail en matière ferroviaire, car cela est la condition d’une sécurité ferroviaire de haut niveau : Il faut produire un décret-socle reprenant nos RH 77 et 677 comme base minimum et permettre ainsi, sans date butoir, des négociations équitables entre syndicats et UTP pour bâtir une convention collective de haut niveau.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Les discussions à l’Assemblée Nationale et au Sénat qui précèdent le vote de cette loi auraient dû permettre à l’ensemble du pays de s’emparer de ce débat qui est une grande cause populaire, concernant autant les cheminots que les usagers, le gouvernement n’en a pas voulu, préférant le passage en force.

Il vous revient la responsabilité de la destruction de l’entreprise historique et structurante, la SNCF, ou de faire le choix d’une véritable réunification du rail au sein de l’EPIC SNCF.

De même, il vous revient la responsabilité de raser l’ensemble de l’organisation du travail à la SNCF, sans aucune garantie sociale claire dans les négociations, avec une date butoir au-delà de laquelle quoi qu’il puisse arriver, elle sera abrogée, où de pérenniser l’organisation du travail actuelle de la SNCF, en l’étendant à tous les cheminots en la fixant par un décret socle comme un cadre minimal à toute négociation.

Nous continuerons à utiliser tous les moyens à notre disposition pour porter ce débat en pleine lumière et mettre vos discussions et votre vote sous la surveillance des cheminots mobilisés.

Veuillez recevoir, Mesdames et Messieurs les parlementaires, nos salutations.

L’Assemblée Générale des cheminots grévistes de Versailles

Paris tient bon : il faut aller au bout des possibilités !

Tract de la CGT Cheminots de Versailles, 22 juin 2014 :

Alors que l’effet démobilisateur du vote mercredi et jeudi, par une poignée de députés, des amendements de la loi portant réforme ferroviaire a conduit de nombreuses AG de grévistes de province à suspendre le mouvement, les cheminots grévistes de la région parisienne ont reconduit la grève durant le week-end quasi unanimement.

Mais la première manche est loin d’être terminée !

A l’unisson des fédérations CGT des cheminots et Sud-Rail, l’ensemble des grévistes (qu’ils aient suspendu ou reconduit la grève) taxent fort justement les fameux "amendements" d’enfumage, n’ayant modifié le projet qu’à la marge, sans tenir compte des revendications réelles des grévistes et du corps cheminot.

Sur le volet structuration : le renforcement des prérogatives de l’EPIC de tête, tant vanté par le ministre et les syndicats d’accompagnement (CFDT-FGAAC et UNSA), ne change rien au démembrement de la SNCF, à son éclatement en 3 entreprises distinctes.

Sur le volet des RH 77 et 677 : leur abrogation programmée demeure, sans aucune garanti sur le niveau du décret socle, donc de la future convention collective.

Le recul de la date butoir à 2016 n’en change pas le principe : c’est toujours un flingue sur la tempe des syndicats cheminots que le patronat de l’UTP saura mettre à profit. En effet, si aucun convention n’est signée à cette date butoir, les RH 77 et 677 seront brutalement abrogés, avec application pure et simple du Code du travail !

C’est dans ce contexte, et tenant compte du fait que l’immense majorité des AG de la région parisienne (ainsi que de nombreuses autres AG de province) ont reconduit le mouvement, et dans un esprit de combativité responsable, que l’AG des cheminots grévistes de Versailles a reconduit la grève jusqu’à lundi.

En ligne de mire : le vote solennel de la loi mardi par les députés. Au reste, de nombreuses initiatives sont prévues ou en préparation pour protester contre ce vote.

Il est en effet impensable que le jour du vote par les députés de la dissolution de la SNCF et de l’attaque la plus violente contre les droits sociaux de notre corporation depuis les 50 dernières années, la corporation ne soit pas en mouvement pour protester !

Nous rappelons aussi que le préavis national demeure, donc que pour les cheminots qui souhaitent s’inscrire dans l’action ce jour-là, ils en ont le droit constitutionnel le plus strict et, de notre point de vu de syndicalistes de classe, il en ont le plus impérieux devoir.

Car, alors que de nombreux cheminots sont encore dans l’action, avec de nombreux trains supprimés en Ile-De-France, alors que d’autres corporations entrent en lutte cette semaine, il nous faut aller jusqu’au bout des possibilités dans la mobilisation, qui pourrait "coaguler", rebondir et marquer encore des points contre ce gouvernement de casse sociale, qui n’a décidément presque plus aucun soutien chez les travailleurs de ce pays !

Les syndicat CGT des cheminots de Versailles lance donc un appel à tous les cheminots du site : la lutte continue, nous devons être tous sur le pont pour faire entendre notre voix, et tendre une main fraternelle à tous les cheminots qui souhaitent revenir dans le mouvement pour protester contre cette réforme mortifère.

Tous sur le pont dès lundi, tous mobilisés mardi pour dire NON à ces députés :

- Vive le monopole public SNCF du transport de marchandises et de voyageurs,

- Vive l’extension de notre statut à tous les travailleurs du rail !

 

20.000 manifestants à Séville pour "du pain, un travail et un toit"

20.000 personnes environ ont manifesté ce samedi 21 juin dans les rues de Séville (Andalousie) pour "du pain, un travail et un toit pour toutes et tous" et contre les politiques d’austérité. Appelée par un collectif d’organisations sociales, politiques et syndicales (comme le SAT ou la CGT), la manifestation a pu entouré le parlement andalou. Les manifestants étaient venus de toutes les villes d’Andalousie pour cette grande manifestation.

Conséquence de la crise du capitalisme, plusieurs centaines de milliers de familles ont perdu leurs maisons ces dernières années en Andalousie, le chômage explose et de nombreux jeunes sont obligés d’émigrer comme l’ont fait leurs grands-parents, et on compte plus de 300.000 personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Une pétition a été remise aux parlementaires andalous, revendiquant entre autres :

1. Contre la précarité et le chômage, le partage du travail sans réduction de salaire, l’égalité de salaires entre les femmes et les hommes.

2. Arrêt des coupes budgétaires dans la protection sociale, la santé, l’éducation et les autres services publics fondamentaux.

3. Arrêt de la privatisation des services publics.

4. Contre la corruption, transparence dans les comptes des institutions gouvernementales, financières, économiques et judiciaires.

5. Audit de la dette illégitime.

6. Contre la répression, amnistie des militants syndicaux et de mouvements sociaux condamnés ces dernières années.

Répression antisyndicale à Toyota : Lettre de l’UD CGT

 

Départementale CGT du Nord à la direction de Toyota avec copie à l’Inspection du Travail, 20 juin 2014 :

Par ce courrier, l’Union Départementale des Syndicats CGT du Nord vous met en demeure de cesser immédiatement toute forme de répression syndicale envers ses militants CGT, plus particulièrement Edith WEISSHAUPT, élue au CE et au CHSCT et Eric PECQUEUR, Secrétaire Général du Syndicat CGT TOYOTA.

Les dirigeants de votre entreprise sont-ils à ce point gagnés par la panique par l’implantation grandissante de la CGT pour enfreindre ainsi le Code du Travail et ouvrir une véritable guerre « anti-CGT » décomplexée?

Depuis plusieurs années, nous constatons une véritable stratégie d’hostilité envers les militants CGT de la direction de TOYOTA.

Non content de vous être débarrassé sans état d’âme de certains élus CGT, ou même de multiplier les sanctions disciplinaires, vous récidivez aujourd’hui !

En mars 2010, Guy FERRET, Daniel RAQUET, Christophe PRISETTE, Ludovic NETTE et Patrick BOITIER s’étaient vus sanctionner : 4 sur 5 étaient mis à pied et le cinquième licencié !

Depuis, nous avons à déplorer les multiples menaces de procédures disciplinaires envers Franck WEISSHAUPT, délégué du personnel, Jean-Christophe BAILLEUL, élu CHSCT, Patrick DANGREAU, Sébastien PIERRARD, Jérôme LEROUX, et Didier LESUR, syndiqués affichés CGT.

Plus particulièrement, nous condamnons votre attitude envers Edith WEISSHAUPT à qui vous venez de signifier une nouvelle sanction par une mutation, alors même que vous reconnaissez le « risque psycho­social » qu’elle a subi !

Enfin, aujourd’hui, c’est au tour d’Eric PECOUEUR, jouant sans doute de façon trop efficace son rôle de soutien, de défense et d’assistance auprès des salariés, que vous convoquez à un entretien préalable pour envisager une mesure pouvant aller jusqu’au licenciement.

L’Union Départementale CGT des syndicats du Nord condamne sans réserve ie comportement de répression syndicale CGT et d’atteintes aux libertés syndicales.

Toute la CGT du Nord continuera à apporter son soutien à chacun(e) de ses élu(e)s et mandaté(e)s. Elle ne s’interdit aucune action collective revendicative pour que chacun(e) de ses militants puisse exercer un droit syndical reconnu et qui contribue, que vous le vouliez ou non, à l’efficacité économique et sociale dans chaque entreprise ou administration dans lesquelles il existe.

Nouvelle manifestation contre l’austérité au Portugal

La Presse, 21 juin 2014 :

Quelques milliers de personnes sont descendues samedi après-midi dans les rues de Lisbonne pour protester contre la politique de rigueur budgétaire du gouvernement de centre-droit, à l’appel de la principale confédération syndicale du pays.

«Changer de politique» et «Gouvernement dehors», clamaient les banderoles de la CGTP, qui avait déjà rassemblé plusieurs milliers de manifestants samedi dernier à Porto, la grande ville du nord du Portugal.

«Les conditions de vie des Portugais ne font qu’empirer à cause de ces politiques injustes. On en a marre de ce gouvernement», a témoigné Jorge Macau, 35 ans, fonctionnaire de l’administration locale venu de la région d’Evora (sud-est).

Angers : mobilisation contre l’expulsion d’une collégienne angolaise

Ouest France, 21 juin 2014 :

Une collégienne de 14 ans née en Angola et réfugiée en France, devrait être expulsée mi-juillet avec sa mère. Enseignants et parents d’élèves poursuivent leur action.

Des enseignants et des parents d’élèves du collège de la Venaiserie, à Saint-Barthélemy, restent mobilisés. Vendredi, la préfecture de Maine-et-Loire a refusé le « geste humanitaire » qu’ils réclamaient en faveur d’une jeune collégienne et de sa mère angolaise. Elles doivent être reconduites à la frontière, mi-juillet, leur demande d’asile ayant été rejetée en mars dernier.

Seule proposition : que l’élève de 14 ans demande un visa en tant que « mineure scolarisée », auquel cas, elle reviendrait seule en France. Une délégation des enseignants et parents d’élèves a ensuite rencontré le député de la circonscription, Luc Belot, qui s’est saisi du dossier.

« Devant l’entêtement de la préfecture, nous restons plus que jamais indignés et mobilisés, indiquent parents et enseignants. Aussi avons-nous décidé d’amplifier notre action. Nous serons en grève à partir du lundi 23 juin. Cette journée de grève sera marquée par différentes actions. » La journée se terminera par un rassemblement à 17 h 30 devant la préfecture.

 Les cheminots suédois et belges mobilisés aussi

 

humanite.fr, 19/06/2014

Depuis plus de deux semaines, une partie des cheminots suédois mène une grève contre le recours au temps partiel et aux contrats de travail temporaires imposés par leur employeur, Veolia Transport. Vous avez bien lu : la célèbre entreprise française Veolia. En Suède, le transport ferroviaire de voyageurs est déjà ouvert à la concurrence et Veolia y exploite plusieurs lignes, notamment dans la région de l’Oresund, à la frontière entre la  Suède et le Danemark.

Après la reconduction de l’un de ses contrats avec les autorités régionales, Veolia a annoncé aux 250 cheminots employés sur ces trois lignes qu’elle souhaitait les réembaucher à temps partiel, aux côtés d’employés titulaires de contrats temporaires. Objectif précise l’entreprise : «Trouver le moyen de pourvoir nos besoins temporaires. »

Le syndicat suédois Seko indique que le cadre fixé par Veolia aurait pour conséquence le passage de travail à temps partiel de tous les conducteurs, «un travail n’offrant pas un salaire suffisant pour vivre contraignant les salariés à chercher un travail ailleurs en complément ne leur permettant pas de planifier leur vie et de mener une vie de famille normale.»

Après deux semaines de grève, le conflit ne semble pas en voie de résolution. Au contraire, le mouvement s’étend. Le syndicat Seko a lancé un préavis de grève touchant cette fois les terminaux de fret aux alentours de la ville de Göteborg, pour le 27 juin prochain.

Les cheminots belges seront en grève le 30 juin prochain pour 24 heures. Leur syndicat, la CGSP Cheminots précise que ce mouvement aura lieu en raison « des inquiétudes du personnel sur leur avenir et sur la qualité de l’emploi ». Il indique que  651.851 jours de congé en retard ont été constatés dans les différentes structures ferroviaires du pays.

La CGSP dénonce également la manière dont a été traité le nouveau plan de transport qui sera mis en place en décembre 2014. « Sans le moindre contrat de gestion, il reflète un manque d’ambition pour les chemins de fer belges. » « La CGSP ne peut que déplorer le peu d’initiatives prises par la direction dans ces matières et émet des doutes quant à leur réelle volonté d’aboutir à des solutions tangibles ».

L’organisation syndicale a annoncé que tous les arrêts de travail menés par le personnel entre le 29 juin 22h00 et le 30 juin 22h00 seront couverts. Ces actions perturberont la circulation des trains sur l’ensemble du réseau ferroviaire.

Gard : le conseil général fauche son champ social

Midi Libre, 21 juin 2014 :

Les responsables d’associations d’insertion regrettent la dispartion des cinquante-cinq référents RSA du département.

C’est une colère rentrée depuis des mois qui s’est exprimée. De celles qui naissent selon ces responsables d’associations d’insertion de la trahison d’idéaux. Des idéaux de justice sociale mis à mal par le conseil général du Gard qui vient de décréter la disparition pure et simple des cinquante-cinq référents RSA du Département.

Suppression

Une décision annoncée le 18 juin, en présence du vice-président à l’insertion Olivier Gaillard, qui acte la fin de collaboration entre cette collectivité et les professionnels auxquels elle déléguait, depuis la création du RMI en 1988, le soin de mener les plus démunis sur le chemin de l’emploi. Une suppression qui vient effacer un des maillons de la cohésion sociale dont le Département dit continuellement le bien-fondé.

"Il faut dire la trahison de cette gauche"

Incrédules également lorsque le directeur de la communication Pierre Thoniel a proposé la signature d’un communiqué de presse commun afin d’acter la défaite politique. "C’est comme si on demandait à une victime d’aiguiser la hache du bourreau qui va lui trancher la tête", tempête Bernard Rouhaud (directeur de structures d’insertion à Alès et La Grand-Combe) dont la colère est partagée par la trentaine d’acteurs du monde l’insertion présents lors de cette conférence de presse organisée jeudi 19 juin au London Tavern.

Baisse des subventions

Une suppression qui se cumule "à une baisse de subventions qui représente de 10 à parfois 70 % du budget de fonctionnement de certaines structures. Ce qui signifie leur liquidation pure et simple, déplore Christophe Geneix de l’Addeei Sud (dix-huit permanents et une cinquantaine de salariés). Mais les premières victimes seront avant tout les bénéficiaires du RSA".

30 000 bénéficiaires

Des exclus (30 000 bénéficiaires) qui rejoindront la longue file d’attente de Pôle emploi sans les qualifications qu’apportent les actions d’insertion qui nécessitaient une enveloppe de 300 000 € afin de poursuivre le travail engagé. Une goutte d’eau sur un budget global d’insertion "de 12 M€, constate Philippe Bourget (Association pour la communication les échanges et l’emploi). C’est intolérable alors que les actions sont en cours et que certains salariés sont déjà en licenciement économique. Des actions qui permettent de sortir mille personnes par an du dispositif RSA (499 € par mois pour une personne seule) soit environ 5 M€ d’économie par an. Avec ce refus, le divorce est consommé".

Une colère que souhaite faire entendre le syndicat CGT de la collectivité en lançant un appel à la grève pour le 26 juin. "Il faut dire la trahison de cette gauche", conclut amer Bernard Rouhaud.

 

Trente jours de grève à la poste d’Ajaccio

Corse Matin, 21 juin 2014 :

Après plus de 30 jours de grève, le conflit est toujours dans l’impasse au centre de distribution du courrier du Vittulo. Plus de 600 000 plis sont en attente de traitement.

Il y a peu des chefs d’entreprise ajacciens, agacés par ce mouvement social, se sont rendus au centre de distribution du Vittulo pour y récupérer leur courrier, engendrant un regain de tension, même si depuis une dizaine de jours, les ressortissants de la CCI2A mais aussi des artisans peuvent récupérer leur courrier dans les locaux de la Chambre de commerce.

Du coup, la direction de La Poste a décidé d’interrompre la distribution partielle et directe qu’elle avait mise en place. Désormais, les clients qui attendant des lettres recommandées, lettres suivies ou colis et qui possèdent un numéro de suivi peuvent appeler un numéro vert*. Rappelons que le conflit porte sur une restructuration visant le centre de distribution du Vittulo, qui selon la CGT mettrait en péril plus d’une dizaine d’emplois. De son côté la direction régionale rétorque que cette nouvelle organisation est devenue indispensable au regard de la baisse de l’envoi du courrier, dû en grande partie à l’arrivée d’internet et des nouvelles technologies : « Au Vittulo, le nombre d’objets/jour est déjà passé de 60 000 à 40 000 aujourd’hui. L’ancien modèle d’organisation ne peut donc être conservé. Les constructions nouvelles à Ajaccio ont été intégrées dans la nouvelle organisation.»

Après plusieurs semaines d’un dialogue de sourds, une médiation initiée par la préfecture et menée par la Direccte avait également tourné court : le syndicat et la direction de La Poste n’ayant pas trouvé d’accord sur la réorganisation des tournées des facteurs. En effet, dans un rapport, la médiatrice de la direction du travail avait proposé de mettre en place une nouvelle organisation, ainsi qu’une commission locale de suivi pendant une période de 12 à 24 mois. Mais une fois encore, les représentants CGT du personnel et la direction de La Poste n’ont pas voulu céder sur le schéma souhaité, proposant chacun une organisation du travail… Renforçant de fait le climat tendu entre le personnel gréviste et les membres de la direction. Hier, dans un communiqué, la CGT La Poste indique que « toute personne qui se présente au CDIS Vittulo, se voit refouler par des vigiles sans aucune réponse à leurs demandes légitimes et bien entendu sans avoir pu récupérer ni courrier, ni colis. Le soi-disant centre d’accueil mis en place pour retirer des objets avisés avec un numéro vert n’est qu’un moyen supplémentaire de dévier l’attention et la colère du public. Seule est prise en compte une partie des socioprofessionnels et encore (…) La direction de La Poste porte plus que jamais l’entière responsabilité du pourrissement du conflit, de sa continuité et devra en assumer toutes les conséquences. »

Grève des intermittents : Mouvement reconduit pour tout juillet

RTL, 21 juin 2014 :

Le préavis de grève de la CGT-Spectacle a été prolongé pour la totalité du mois de juillet, compromettant la tenue de nombreux festivals.

La grève des intermittents durera au moins jusqu’à la fin du mois de juillet. Malgré les annonces de Manuel Valls, qui a promis jeudi des aménagements dans l’application de la nouvelle convention d’assurance-chômage, la CGT-Spectacle a reconduit son préavis de grève pour tout le mois de juillet.

"Si le gouvernement ne nous entend pas pour sortir un plan d’apaisement équilibré et durable qui prenne en compte nos propositions, l’été ne se passera pas normalement !", a mis en garde le syndicat dans un communiqué, ce vendredi 20 juin.

L’ensemble de la saison des festivals est donc menacée. Une grève massive est prévue pour le 4 juillet, jour de l’ouverture du festival d’Avignon. Une précédente mobilisation aura lieu jeudi 26 juin, jour probable de l’agrément par le gouvernement de la nouvelle convention d’assurance-chômage.

 Répression antisyndicale à l’usine Toyota de Valenciennes

Info CGT Toyota Valenciennes, 20 juin 2014 :

Entretien en vue du licenciement d’Éric Pecqueur, secrétaire général du syndicat CGT, aujourd’hui (20 juin).

La direction reproche à Eric d’avoir distribué un tract CGT le 10 juin dans l’enceinte de l’usine. Pourtant, la loi le permet (article L 2142-4 Code du Travail). La direction reproche ensuite que 6 délégués CGT soient passés ensemble en peinture le 3 juin. Elle dit que la CGT a perturbé la production. C’est faux. Si la production avait été perturbée, ça se serait vu et su ! Elle reproche aussi que des photos et films ont été pris. C’est faux aussi. Au nom de toute la CGT, Eric Pecqueur a répondu qu’on ne peut pas accepter que Toyota ne respecte pas les salariés, les délégués et ne respecte pas la loi.

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SAID 13/05/2020 16:10

Bonjour chères frères et sœurs

Je m'appelle Delarue Vanessa

Je fais ses témoignages pour témoigner la compétence d'un vieux vraiment formidable.

Je vous assure que j'ai eu à contacter plusieurs marabouts qui sont rien que des faux , des menteurs, des escrocs je ne sais plus quoi les qualifiés mais suite aux plusieurs recherches je suis tombé sur ce vieux qui m'a vraiment redonner le bonheur , le bonheur que je recherche depuis tant d'années il est vraiment formidable je souffrais d'une rupture avec mon mari il m'a quitté cela à fait 1 an 1 mois et même au boulot j'ai perdu le travail mon père était gravement malade mais dans un intervalle de 3 jours je vous rassure que j'ai eu des miracles dans ma vie grasse à ce vieux aujourd'hui je vis bien avec mon mari , mon père est guérit, on m'a ra-pellé au boulot et j'ai même refuser mais actuellement je suis dans un autre service qui est mieux que l'autre vraiment je ne sais pas comment remercié ce vieux il m'a travailler sans me prendre un euro j'ai d'abord eu la satisfaction avant de le récompenser vraiment il est très bon ce vieux . Alors vous qui souffrez de n'importe que problème, vous qui avez n'importe des soucis ne vous faites plus de souci contacté directement ce vieux voici son adresse

E-email : said.marabout@outlook.fr

Ou vous pouvez l'appelez directement sur son numéro portable 00229 98 98 29 82

Ou sur son Whatsapp: 00229 98 98 29 82