« LA REGRESSION SOCIALE, LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS NE SE NEGOCIENT PAS, ELLES SE COMBATTENT » !

Publié le par FSC

Le conseil d’administration du FSC s’est réuni samedi 21 juin pour analyser la situation dans laquelle les luttes se développent et principalement celle que les cheminots ont mené avec un fort soutient populaire.

L’ensemble des luttes actuelles quel que soit leur issue immédiate, et celles à venir sont plus que bénéfiques : totalement nécessaires !

Ces actions revendicatives s’opposent frontalement au pouvoir intransigeant et aux directives européennes avalisées par la CES.

Le FSC, réaffirme sa position : « la régression sociale et la privatisation des services publics ne se négocient pas, elles se combattent » !

Les cheminots bien seuls, avec leurs syndicats, ont mené une grande lutte dans la période présente. Ils sont à féliciter et à remercier. Ils ont fait la démonstration que le syndicalisme de luttes était encore bien ancré en France et que la voie était ouverte pour s’opposer à la casse de la SNCF et à sa privatisation ainsi qu' à celle des services publics.

Que dire de l'attitude du principal responsable de la CGT ?

Ses déclarations au Nouvel économiste concernant les travailleurs et le patronat dans le entreprises pour lesquelles il considère que « ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté. ».sont significatives de sa conception.

Et dans le conflit des cheminots lorsqu'il déclare : «ils sont à un tournant", de quel tournant s'agit-il?

Sinon de son souhait de voir la lutte s'arrêter pour laisser la voie libre aux amendements d'un Chassaigne approuvés par le ministre et qui visent à donner l'illusion d'une prise en compte des revendications des travailleurs en lutte pour tenter de leur faire accepter cette contre-réforme.

Maints faits à présent -comme ce numéro spécial du moi de mai du journal « l'élu d'aujourd'hui » de l'association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) cofinancé avec la SNCF et Pépy sont la preuve d'un accord préalable entre les élus communistes et les dirigeants de la SNCF sur l'ouverture à la concurrence assorti de quelques retouches de détail.

Le mouvement des cheminots et sa puissance venant bousculer cet entre-soi.

Quant au tournant Lepaon semble savoir de quoi il parle. Depuis la lutte des Moulinex où il travaillait et était administrateur et refusait de donner des informations au nom de la confidentialité des discussions avec le patronat!

Que de route, de tournants et demi tours il a dû négocier depuis!

Avant d’être désigné secrétaire général de la CGT, T.Lepaon était au CESE (conseil économique social et environnemental) bras "armé" de l'UE et gouvernements de tous poils, même Giscard y a fait une apparition. Les partenaires sociaux désignés dans cette instance accompagnent les décisions européennes après l'avis des députés de Bruxelles et la collaboration de la CES. Et dans le texte du CESE dont Lepaon a été le rapporteur il est bel et bien question d'un e approbation de l'ouverture des TER à la concurrence sur la base d'une expérimentation.

Par ailleurs, aucun syndicat de base n'a été consulté sur l'avis dont Le paon a donné lecture au CESE, ainsi qu’un ancien dirigeant du PCF, ex-responsable à la SNCF.

Le sujet de privatisation ne date pas d’aujourd’hui, ne perdons pas de vu la grande grève des cheminots de 1995. Cette stratégie développée par la confédération et d’autres responsables soumis aux ordres de la CES de Bruxelles confirme bien notre analyse : « il faut étouffer le mécontentement des masses ». La stratégie des OS nationales n’est pas à la hauteur des enjeux pour le changement de société et la défense des intérêts de la Nation en ce 70éme anniversaire du CNR !

L'ancien SG de la CES, l'anglais Monks disait:"Il faut sauver le capital de sa crise" : l'ouverture de la SNCF et sa privatisation illustre en quelque sorte ce choix.

A présent, il faut bien voir que la lutte des cheminots, des intermittents du spectacle, auparavant des enseignants...et à venir de la SNCM et de lafonction publique, sont des luttes qui s'opposent frontalement à cette Europe politique qui a été mise en place pour le seul bien du système capitaliste et pour casser tous  nos acquis du siècle dernier.

Ces luttes ne sont pas finies, que les Lepaon et autres  soient d'accord ou pas, car la vérité fera son chemin à grands pas!!

Le FSC l’avait déjà écrit : « la CGT est à un tournant » !

Que cela plaise ou NON, Lepaon a collaboré au CESE au lancement de la PRIVATISATION de la SNCF ; d'où son peu d'enthousiasme à mobiliser la confédération pour un grand mouvement unitaire afin d’épauler, entre autres, la corporation des cheminots qui se battait sur une question de fond, susceptible de catalyser toutes les résistances populaires sur un combat d’ampleur nationale.

Les anti-cheminots ont bien compris que cette lutte était une question politique : cette contre-réforme accélère le démontage de la Nation et de la République Une et Laïque que va aggraver la régionalisation annoncée par Hollande, comme le veut l'Union européenne capitaliste.

Et la situation en Grèce en est le triste exemple.

Cheminots votre lutte est grande et ne sera pas sans lendemain. Seule la vérité fait son chemin !

 

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