L'UL d'Antibes à son tour dénonce la participation à la conférence "sociale"

Publié le par FSC

Union Locale CGT
 
d’Antibes

 

5 avenue Jules Blanc 06600 Antibes

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La CGT n’a rien d’utile à faire en participant à la conférence « sociale » convoquée par le gouvernement les 7 et 8 juillet.

Quel sens pourrait-il y avoir à participer à la conférence « sociale » alors que les deux précédentes conférences ont chacune été suivies de régressions sociales majeures imposées par le gouvernement : l’ANI « sécurisation de l’emploi » réduisant les droits du travail et la « réforme des retraites » qui allonge la durée de cotisation à 43 années pour prétendre partir en retraite ?

 

Quel sens pourrait-il y avoir alors que le premier ministre multiplie les décisions antisociales, prend des décisions contraires à ses engagements, contraires aux accords signés avec les représentants syndicaux et se fait ainsi l’exécuteur fidèle des volontés du MEDEF ?

 

Pourtant nettement rejeté lors des élections municipales et européennes, le gouvernement poursuit dans tous les domaines sa politique néolibérale, une politique élaborée en commun avec les autres gouvernements dans le cadre de l’Union Européenne !

Cette politique régressive socialement est en tout point conforme aux intérêts des grandes multinationales, de leurs actionnaires et des rentiers ; elle répond aux intérêts des banques et de leurs pratiques spéculatives, intérêts défendus, les uns comme les autres, par le patronat, avec le MEDEF à sa tête :

 

  • L’ANI « sécurisation de l’emploi », signé entre le MEDEF, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, retranscrit dans la loi de pseudo-sécurisation de l’emploi, se font sentir dans toutes les entreprises au travers de remises en cause d’accords RTT, de plans de suppressions d’emplois. Cette loi défavorise aussi directement les salariés avec des indemnisations réduites aux prud’hommes. Elle attaque aussi directement les institutions représentatives du personnel en ce qui concerne les informations / consultations des CE et CHSCT.

  • La réforme des retraites, se situant dans la parfaite continuité des lois Balladur – Fillon - Woerth augmente à 43 annuités la durée de cotisation pour bénéficier d’un droit à la retraite à 60 ans qui, de fait, n’est plus que théorique.

  • Le pacte de « responsabilité » lancé par François Hollande et finalement signé entre le MEDEF, la CFDT et la CFTC remet en cause les cotisations sociales Famille versées par les entreprises. Il vise principalement à détruire la Sécurité Sociale, principale conquête sociale du XXème siècle !

 

La réforme sur la territorialité que le gouvernement veut imposer à marche forcée. Elle remet en cause les prérogatives des collectivités territoriales, les services publics de proximité, les droits des citoyens à décider pour leurs communes et leurs départements. Elle veut poursuivre la politique de désindustrialisation.

 

  • La réforme du statut de la fonction publique sur l’inter-ministérialité vise directement les emplois de centaines de milliers de fonctionnaires et d’agents territoriaux, menacés d'être supprimés et de subir des mobilités forcées.

  • Le saccage de la continuité territoriale entre la Corse et le continent avec la destruction programmée de la SNCM au profit de compagnies ne respectant pas le droit français et profitant pourtant de subventions de l’Etat. Comment est-il possible de faire confiance à un gouvernement qui envisage favorablement le redressement judiciaire de la SNCM plutôt qu’à sa nationalisation ? Comment faire confiance à un gouvernement dont l’issue pour échapper à l’amende de 440 M€ de l’UE est de changer l’organisation de la SNCM ? Organisation qui sera gérée par celui-là même qui a écrit l’ANI « sécurisation de l’emploi » !

 

Il est vital pour notre démocratie de bloquer la politique destructrice mise en place par le gouvernement Valls-Hollande-MEDEF.

Le « pacte de responsabilité », plan d’austérité qui camoufle son nom, est socialement inacceptable.

Il doit être défait, pas négocié !

Nous demandons à ce que la CGT ne participe pas à cette mascarade.

L'heure n'est plus à la négociation mais à la mobilisation interprofessionnelle.

 

L'UL d'Antibes à son tour dénonce la participation à la conférence "sociale"
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