CGT : Assez de manœuvres, le Comité Confédéral National doit prendre la main!

Publié le par FSC

En attendant que s'ouvre enfin en grand dans une totale transparence et dans la loyauté un débat de fonds sur les orientations de la CGT en rapport avec les décisions prises au début des années 90 et pour l'avenir nous tenons à souligner dans l'immédiat plusieurs points :

1. des profondeurs de la CGT, en raison de la gravité de la situation, monte et s'exprime un sentiment d'inquiétude et de colère, en même temps que l'exigence de mesures exceptionnelles en rapport avec cette gravité.

2. L'usage fait de cette situation par les ennemis des travailleurs, les médias dominants visant à faire passer au second rang des forces syndicales la CGT à l'occasion des élections du 4 décembre dans la fonction publique semble avoir été mis en échec.
C'est un très grand motif de satisfaction!
Il s'agissait de placer au premier plan les syndicats ouvertement réformistes et la CFDT en particulier pour pouvoir proclamer urbi et orbi que les salariés français plébiscitaient le syndicalisme de collaboration en lieu et place du syndicalisme de combat auquel la CGT est identifiée grâce au travail inlassable de ses militants de terrain et de ses structures de base, malgré les dérives constatées au sommet.

3. Dans ce contexte les décisions et la déclaration du bureau confédéral du vendredi 5 novembre (cf. ci-après) ne correspondent pas à la situation.
Proposition est faite de réunir avant le 16 décembre "des secrétaires généraux des organisations".

Le flou de l'expression recouvre une manœuvre : il s'agit de contourner le CCN qui statutairement est le seul organe souverain entre deux congrès afin de s'engager dans des arrangements, des combines et des tractations avec certaines fédérations et certaines Unions départementales, dans le dos des adhérents.

NON, la situation, sa gravité exige que les décisions de sortie de cette mauvaise passe soient prises en toute transparence et que compte soit rendu à l'ensemble de la CGT dans le respect des statuts et des prérogatives des structures, en particulier du CCN!

C'est une question d'éthique et c'est une question de démocratie!!


Les statuts de la CGT autorisent le tiers de ses adhérents à convoquer une réunion extraordinaire de cet organe.


Aux membres du CCN de prendre donc leurs responsabilités face aux manœuvres de la direction confédérale.

Le Front Syndical de Classe

7 décembre 2014

_______________________________

Communiqué du Bureau confédéral

Préparation de la Commission exécutive du 9 décembre

Le Bureau confédéral de la CGT, comme prévu, s’est réuni ce matin.

En toutes responsabilités, il a débattu de toutes les questions soulevées par la situation vécue par la CGT et a préparé la réunion de la Commission exécutive confédérale du 9 décembre.

Comme nous l’avons annoncé aux organisations, la transparence complète sera donnée sur l’ensemble des sujets. La CE confédérale entendra le rapport d’étape de la Commission financière de contrôle et le Bureau confédéral fera des propositions pour améliorer les procédures financières dans la CGT.

Il proposera la tenue, avant le 16 décembre, d’une réunion des secrétaires généraux des organisations pour permettre le débat le plus large dans la CGT.

Contrairement à ce qui circule dans certains médias, aucun membre du Bureau confédéral n’a demandé la démission de Thierry LEPAON.

La CGT est une organisation avec des règles de vie et de fonctionnement démocratiques. Elle décide de ses choix dans le respect de ses statuts et non pas sous les pressions médiatiques.

La CGT, première organisation syndicale du pays, forte de ses centaines de milliers d’adhérents, reste mobilisée au service du progrès social et du rassemblement large des salariés.

Montreuil, le 5 décembre 2014

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article