CGT : UD de Paris après le CCN du 13 janvier

Publié le par FSC

 

UD DE PARIS

Situation dans la CGT : Décision unanime de la Commission Exécutive réunie le 15 janvier 2015 !

La CE de l'UD de Paris a débattu de la situation dans la CGT à partir de la déclaration du CCN « La CGT à l'offensive » et du compte-rendu fait par le secrétaire général de l'UD, Patrick Picard.

Deux exigences, deux propositions et trois décisions ont été adoptées, unanimement, par les membres de la CE.

  • Nous exigeons que la Commission Exécutive Confédérale du 20 janvier 2015 appelle clairement à une journée nationale d'action interprofessionnelle pour combattre le projet Macron le 26 janvier prochain à l'occasion du passage de ce projet de loi à l'Assemblée Nationale.
  • Nous exigeons que la confédération fournisse aux organisations de la CGT le rapport complet de la CFC qui fait suite aux différentes révélations.

L'UD de Paris est disponible pour faire partie du groupe de travail qui sera chargé de définir des principes communs sur les moyens mis à disposition des dirigeants de toutes les organisations de la CGT. Nous proposons Karl Ghazi, Trésorier de l'UD.

L'UD de Paris est disponible pour faire partie du collectif chargé de présenter une nouvelle proposition de bureau confédéral lors du prochain CCN des 3 et 4 février.

Nous proposons Marc Norguez ou Patrick Picard.

Nous décidons que la préparation du prochain congrès confédéral aura un caractère extraordinaire à Paris compte tenu de la situation exceptionnelle. Cela suppose de poser toutes les questions sans tabou et de favoriser plus que jamais la démocratie syndicale.

La CE de l'UD sera convoquée en séance extraordinaire avant le prochain CCN.

Nous communiquerons à toutes les organisations du CCN notre positionnement adopté unanimement par les membres de la CE le 15 janvier.

Paris, le 19 janvier 2015

L'UD CGT de Paris

CGT : UD de Paris après le CCN du 13 janvier
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A
La CGT retrouve le temps des barricades
D’Alain Guédé, Le Canard enchaîné du mercredi 21 janvier 2015, page 4

Foire d’empoigne au sommet. Les camarades s’accusent d’embourgeoisement.

À la CGT le débat a fait la place au déballage. Lors de la dernière réunion de la commission exécutive (gouvernement de la centrale), lundi 12 janvier, une oratrice est montée à la tribune pour révéler aux militants ignorants le revenu d’une des dirigeantes du bureau confédéral sortant. Soit près de 6000 euros mensuels. Quelques jours auparavant, un haut responsable du syndicat avait, lui, fait le siège des comptables pour connaître les salaires de ses collègues.
Les prolos ont appris que quelques-uns de leurs dirigeants, notamment de grandes fédérations professionnelles, étaient mieux payés que certains préfets. Or, comme pour les préfets, leurs frais de logement, de bouche et de déplacement sont pris en charge. « Trop de responsables se sont laissé gagner par l’argent facile », râle un ancien dirigeant.

Tant qu’on a la santé

Mais ce sont surtout les grandes manœuvres électorales qui ont fait jaser dans les sections depuis le comité confédéral du 13 janvier. Ainsi, lors de son vote interne, la fédération de la santé avait blackboulé Philippe Martinez, le candidat adoubé par Thierry Lepaon pour le poste de secrétaire général. Un mandat impératif avait dont été donné en ce sens à sa déléguée. Mais, au moment du scrutin, celle-ci a apporté ses 36 voix à Marinez. « Le Monde » du 15 janvier a ajouté un détail amusant : ladite déléguée est, à la ville, la compagne de Martinez.
Ce coup de pouce n’a certes pas permis à ce dernier d’atteindre les deux tiers des voix nécessaires pour devenir secrétaire général. Mais il lui a évité de passer sous la barre des 50%, ce qui l’aurait éliminé pour le second tour, le 2 mars.
Autre innocent tour de passe-passe : la fédération de l’énergie a refusé à son ancien secrétaire général Frédéric Imbtrecht d’être candidat dans les instances dirigeantes. Elle lui reproche, en effet, d’avoir naguère abusé de ses bonnes relations avec Sarko –il avait même té cité comme « ministrable » en juillet 2009- et avec l’ex-patron d’EDF Henri Proglio. Qu’à cela tienne : c’est son épouse qui, après lui avoir succédé à la tête de la fédération, porte aujourd’hui les couleurs familiales au bureau confédéral.

Lepaon et ses ergots surdimensionnés

Le dernier baroud de Thierry Le paon, soutenu par Philippe Martinez, a consisté à barrer la route aux jeunes dirigeants qui ont refusé de le soutenir dans l’affaire de son appartement. Mohammed Oussedik, brillant responsable du secteur industrie de la CGT et chargé des négociations avec le Medef, a ainsi été rayé par Lepaon de la liste des candidats au bureau. Même punition pour une jeune pousse, Sophie Binet, ancienne vice-présidente de l’Unef et numéro 2 de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens de la confédération. La CGT est si forte et si unie qu’elle peut tout se permettre.
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A
CGT : l’ombre de Thierry Lepaon continue à peser sur l’avenir de la CGT
de Leïla de Comarmond le 20/01 à 22:47

Thierry Lepaon a démissionné de la commission exécutive de la CGT. Philippe Martinez, le « possible futur secrétaire général de la CGT » , comme il se définit lui-même, s’est livré à un exercice d'équilibriste pour constituer le groupe de travail qui va l’aider à composer le futur bureau confédéral.

C’est une première décision qui en dit long sur la prudence de Philippe Martinez, celui qui est « pressenti pour être le futur secrétaire général de la CGT » , comme l’a défini un communiqué de la confédération, et qui se définit lui-même comme le « possible futur secrétaire général de la CGT » . L’actuel premier dirigeant de sa fédération de la Métallurgie avait pour première tâche de composer le « collectif » qui doit l’aider à formuler une nouvelle proposition de bureau confédéral (direction resserrée d’une dizaine de membres) à soumettre au Comité confédéral national (CCN) de la CGT, qui est en quelque sorte son parlement.

Cette mission lui a été confiée le 13 janvier après que Thierry Lepaon, démissionnaire de son poste de numéro un cégétiste à la suite de révélations sur son train de vie, a échoué à imposer au CCN ses choix quant à la nouvelle équipe de direction de la centrale. Autant dire que la composition de ce « collectif », qui a été validée à l’unanimité moins une voix ce mardi par la commission exécutive de la CGT (une cinquantaine de membres) était très attendue.

Complot médiatique

La dernière fois, outre Philippe Martinez, qu’il avait désigné comme son successeur, Thierry Lepaon ne s’était entouré que de proches pour construire sa proposition de bureau confédéral. Cette fois-ci, sur les six personnes choisies par le métallo pour l’aider, trois ont jusqu’au bout soutenu l’ancien numéro un en niant formellement toute responsabilité de Thierry Lepaon dans les affaires financières le concernant. Il s’agit de Yannick Malenfant, de la fédération des travailleurs de l’Etat, de Marie Saavedra, de l’union départementale du Vaucluse, et de Corinne Versigny, de l’Union départementale de Gironde. Celle-ci a notamment diffusé un courrier sur Facebook où elle reprend l’idée d’un complot médiatique qui « démontre à quel point patronat et gouvernement tremblent devant la CGT » et dénonce le « lynchage » de Thierry Lepaon.

Les trois autres membres du « collectif » qui doit proposer une liste de noms pour le bureau confédéral ont, eux, comme la majorité du CCN l’aurait voté s’il n’avait pas démissionné avant, réclamé le départ de l’ancien syndicaliste de Moulinex. Il s’agit de Denis Gravouil, de la fédération du spectacle, de Pascal Joly, de l’Union régionale d’Ile-de-France, et de Gisèle Vidalet, de Haute-Garonne. Tous trois sont connus pour leur franc parler et leur droiture. Et leur désignation ne fait pas que des heureux. A cet égard, le nom qui a le plus fait grincer de dents est sans doute celui de Gisèle Vidalet. Elle n’a pas hésité pendant la crise à monter au créneau de façon très virulente pour réclamer le départ de Thierry Lepaon.

Exercice d’équilibriste

Trois plus trois... Ca s’appelle un exercice d’équilibre ou plutôt d’équilibriste. Mais cette stratégie a ses limites. Si Philippe Martinez veut rassembler la CGT, il ne va pas pouvoir indéfiniment éviter de préciser la direction dans laquelle il veut emmener le syndicat. Et à cet égard, la proposition de bureau qu’il va présenter le 29 janvier prochain à la Commission exécutive qui devra l’avaliser pour la présenter au CCN le 3 février sera un signal fort. Il est déjà un nom qui fait polémique : celui de Colette Duynslaeger, des Postes et télécoms. C’est cet autre soutien inconditionnel que Thierry Lepaon a échoué le 13 janvier à imposer comme future trésorière, poste clef au regard des affaires financières révélées par la presse depuis la fin octobre. Est-ce un des éléments du deal qui aurait pu être conclu par le métallurgiste et le secrétaire général de la CGT sortant ? En tout cas, la rumeur court que Philippe Martinez veut l’imposer.

Sur le plan financier, une autre nouvelle suscite l’inquiétude : ce n’est pas la secrétaire générale de la fédération des Finances, Patricia Tejas, aux compétences reconnues de tous, qui a été désignée pour présider le groupe de travail chargé de faire la transparence financière sur les moyens mis à disposition des dirigeants de la CGT, comme plusieurs voix dans le CCN l’avaient demandé. Elle n’en sera qu’un membre parmi d’autres. C’est Samantha Demousseau qui a été nommée. Elle est une proche de Michel Doneddu qui avait même tenté de l’imposer lors de la succession de Bernard Thibault. Or, l’ancien trésorier de la CGT, de 2002 à 2013, est très contesté en interne pour ses manœuvres en coulisses alors qu’il n’a plus aucun mandat.

Reste que si l’ombre de Thierry Lepaon va continuer à peser sur l’avenir de la CGT, l’ancien syndicaliste de Moulinex a fini par se résoudre à quitter la Commission exécutive dont il avait refusé jusqu’à présent de démissionner. Il a écrit à Philippe Martinez pour lui annoncer son départ. Ce dernier en a informé la CE ce mardi.

Source : http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0204096291037-cgt-lombre-de-thierry-lepaon-continue-a-peser-sur-lavenir-de-la-cgt-1085146.php
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A
Martinez sur la corde raide pour constituer son équipe

Paris, 20 jan 2015 - Philippe Martinez, pressenti pour succéder à Thierry Lepaon à la tête la CGT, a choisi mardi six responsables chargés de l'épauler pour constituer sa nouvelle équipe, une semaine après le désaveu infligé à la précédente par le "parlement" de la centrale.

Ce "collectif", réuni autour de M. Martinez, est constitué de Marie Saavedra (UD Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD Haute Garonne), Pascal Joly (Urif), Yannick Malenfant(Fédération travailleurs de l'Etat), ainsi que Denis Gravouil (numéro un de la fédération spectacle) et Corinne Versigny (UD Gironde), ces deux derniers siégeant au "parlement" de la centrale, a informé la CGT.

Ce "collectif" - approuvé mardi par la Commission exécutive (direction élargie) à l'unanimité moins une voix - devra proposer le 29 janvier une nouvelle équipe de direction (bureau confédéral) de dix membres.

Le dernier mot revient au Comité confédéral national (CCN, "parlement" de la CGT) qui avait rejeté mardi dernier la première liste présentée par M. Martinez.

la suite ici : http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/cgt-martinez-sur-la-corde-raide-pour-constituer-son-equipe_1642845.html
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R
je constate que L UD de paris comme la majorité des UD , des fédés des régions et surtout des syndiqués qui AVANT le dernier CCN exigeaient une congrès avancé , ont mis cette revendication de côté , POURQUOI ? leur position de replis sur des commissions qui vont faire des propositions pour améliorer le fonctionnement de la CGT : c est de l 'enfumage ;;;CHACUN SAIT QUE SEUL UN CONGRES PEUT MODIFIER LA LIGNE DE LA CGT ;;;je m'élève contre ce que je considère comme une trahison , il ne faudra pas s'étonner des conséquences et notamment des risques de scission , de divisions internes qui affaibliront la CGT et donc les luttes et permettront à la nouvelle direction de continuer de négocier la régression sociale ...je souhaiterais connaitre la position du FRONT SYNDICAL DE CLASSE
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