Juncker, le MEDEF européen et la CES partenaires pour le "dialogue social" et la réforme du marché du travail!

Publié le par FSC

La CES s'est donc réunie le 5 mars dernier avec le patronat européen sous l'égide de la Commission européenne pour améliorer le "dialogue social" en vue de l'arlésienne "Europe sociale".

En attendant la "réforme" du marché du travail" souhaitée par Bruxelles ... et Macron!

mais nos syndicats français, tous adhérents de la CES, CGT comprise ont été bien discrets jusqu'à présent!

Mais au fait parmi les 400 participants quels étaient les délégués syndicaux français dont nous attendons un compte-rendu d'ailleurs?

 

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Article suivant, source : Ruptures * le 16 mars

Patronat et syndicats européens rassemblés pour aider la Commission

« Le président du dialogue social ». C’est le titre que s’était attribué par anticipation Jean-Claude Juncker, lorsqu’il a été adoubé, en juillet dernier, à la tête de la Commission européenne.

Les couloirs de Bruxelles bruissent encore du succès de la « conférence de haut niveau » organisée le 5 mars sous l’égide de la Commission. Près de 400 participants ont pris part à l’événement, au premier rang desquels les dirigeants de Business Europe (le Medef européen) et de la Confédération européenne des syndicats (CES, à laquelle adhèrent les grandes centrales françaises). Au menu donc, l’amélioration du « dialogue social ». Plus précisément, plusieurs points figuraient à l’ordre du jour, notamment : « comment les partenaires sociaux envisagent leur implication active dans les priorités politiques annoncées par le président Juncker pour la Commission européenne » ; « comment la participation des partenaires sociaux européens et nationaux dans le semestre européen peut-elle être encore améliorée ? » (on notera le « encore »).

Pour les distraits, le « semestre européen » est le nom poétique du processus par lequel les commissaires et ministres des finances communiquent le cadre général des politiques économiques et sociales que les États membres devront appliquer l’année suivante, puis relèvent les copies de ces derniers (leurs projets budgétaires en particulier), et enfin les corrigent en édictant des « recommandations » auxquelles les gouvernements nationaux doivent se soumettre.

Pour que ce pilotage s’applique plus efficacement, l’aide des « partenaires sociaux » est requise. En pratique, l’« aide » de Business Europe consiste à suggérer les orientations, celle de la CES vise à rappeler l’horizon de l’« Europe sociale ».

Le Commissaire chargé « de l’euro et du dialogue social » (sic), le Letton Valdis Dombrovkis, a donc rappelé fort à propos que « la Commission est déterminée à renforcer la compétitivité et l’équité de l’économie sociale de marché et cela ne pourra pas se faire sans les partenaires sociaux ». Pour sa part, le président de Business Europe, l’Italienne Emma Mercegaglia, a martelé : « nous devons partager, avec nos partenaires sociaux, une vision commune des défis qui nous attendent, notamment sur le marché du travail ».

L’exemple du marché du travail n’a pas été choisi au hasard. C’est l’un des domaines prioritaires où les « réformes » sont attendues le plus impatiemment par le patronat européen, et où Bruxelles surveille de près leurs annonces et leurs mises en œuvre nationales. En Italie, ce fut le « job act » lancé par le chef du gouvernement, Matteo Renzi, afin notamment de simplifier les licenciements. En France, le projet de loi Macron contient de nombreuses dispositions qui visent le même objectif, par exemple la transformation des conseils des Prud’hommes.

On ne remerciera jamais assez les dirigeants des centrales syndicales, y compris françaises, pour le soin qu’ils portent à ce dialogue social si fructueux. Ils ne sont cependant pas très bavards sur leur implication précise. Par excès de modestie, certainement.

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* Lancement d'un nouveau journal en mai 2015 par l'équipe de Bastille République Nation et Pierre Lévy.

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