Pithiviers : une nouvelle agression contre les bourses du travail

Publié le par FSC

Une nouvelle affaire d'attaque contre les syndicats et la CGT sous prétexte d'opération immobilière.

La municipalité de droite dirigée par Philippe Nolland s'en prenant aux moyens dont disposent les organisations pour défendre les travailleurs.

Après Nice, Toulouse, Villejuif ... l'offensive contre les bourse du travail prend une tournure générale.

Portons ces faits à la connaissance du public, des salariés, des précaires et des sans emploi, dénonçons cettte offensive réactionnaire!

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Les syndicats devront être relogés à Pithiviers

 

L’immeuble situé 1, place des Halles, a été mis en vente. - Pithiviers AGENCE

L’immeuble situé 1, place des Halles, a été mis en vente. - Pithiviers AGENCE

La solution proposée par la municipalité – un bureau partagé au centre Madeleine-Rolland – est repoussée par les unions locales.

La Maison des syndicats, située 1, place des Halles, est en vente. La ville de Pithiviers, propriétaire du bâtiment, a validé ce choix lors du conseil municipal du 17 mars. Les candidats potentiels à l'achat ont jusqu'au 2 octobre pour répondre au cahier des charges (prix de base fixé à 150.000 euros et mise en valeur dans un intérêt économique) voté par la municipalité. Lors de cette assemblée, il n'a pas été question du déménagement des trois syndicats – CGT, FO, CFDT – actuellement hébergés à titre gracieux par la ville.

« La confidentialité doit être maintenue »

« Nous avons été informés de cette mise en vente par la presse, clament les représentants des unions locales CGT et FO. C'est un manque de respect. Ça nous met en rogne. » Les contacts avec la ville existent pourtant. « Les syndicats nous ont écrit pour nous faire part du problème d'accessibilité dans ce bâtiment, explique Anthony Brosse, adjoint à l'urbanisme. Les bureaux se trouvent au premier étage. Malheureusement, on ne peut pas équiper le bâtiment d'un ascenseur, donc, nous avons décidé de vendre. Monique Badaire (adjointe aux affaires sociales) a pris ce dossier en charge. Elle a rencontré l'Union locale CGT avec Madame Raggi (directrice du centre communal d'action sociale). Il existe une possibilité de reloger les syndicats au centre Madeleine-Rolland. On leur a trouvé des bureaux qu'ils devront en revanche partager. »

« Cette proposition nous a effectivement été faite, reconnaît Joao-Manuel Pires, secrétaire adjoint de l'union locale CGT, mais cela nous a surpris. Nous avons rappelé à Mesdames Badaire et Raggi notre rôle social et économique, pour le monde du travail. L'union locale est un lieu d'accueil pour les salariés, ceux en situation d'exclusion, bien souvent en grande détresse morale, mais aussi les personnes retraitées, handicapées. Nous avons besoin d'un bureau, d'une salle d'accueil, d'une pièce pour les archives et d'une salle de réunion, qui elle pourrait être partagée avec d'autres organisations. » Comme Force ouvrière, par exemple, qui a les mêmes besoins, reconnaît Jean-François Caparros, secrétaire de l'Union locale FO : « La confidentialité doit être maintenue. Nous ne pouvons pas avoir un local à partager. Nous recevons des salariés quasiment tous les jours. Notre zone d'emploi n'est pas en super forme. »

« Nous n'avons pas les moyens de payer un nouveau local »

Les syndicats comptent sur la mairie pour obtenir un bâtiment dédié à la bourse du travail. « Comme nous représentons le Pithiverais, d'autres communes ou communautés de communes pourraient aider financièrement », avancent les deux unions locales. « Ce qui est certain, c'est que nous n'avons pas les moyens de payer un nouveau local, annonce Joao-Manuel Pires. Nous ne sommes que des bénévoles. On ne gagne pas notre vie à défendre les salariés. »

 

Dans une lettre ouverte envoyée au maire de Pithiviers, en fin de semaine dernière, la CGT se dit prête à « rencontrer à nouveau » un représentant de la ville « afin de trouver ensemble une solution pérenne ». Affaire à suivre…

Contacts. Maison des syndicats, 1, place des Halles, à Pithiviers.
CGT : 02.38.30.43.55.
FO : 02.38.30.76.92.
CFDT : 02.38.30.14.30.

Stéphane Boutet

 

Source : La République

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