Radio France n'est pas une marque de lessive M. Gallet !

Publié le par FSC

Une grève exemplaire!
Et au fait en pratiquement 1 mois combien de fois et pendant combien de temps la parole a été donnée aux salariés, les assemblées générales retransmises ?
NON, NON ... ils préfèrent à longueur d'antenne broder par exemple sur la querelle de famille des Lepen !!!
Décidément le monde du travail devra reconquérir sa plave légitime dans l'espace public et imposer les thèmes qui intéressent et concernent directement les forces vives de ce pays contre l'entertainement etl'industrie de la diversion organisée!

 

 

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16 Avril 2015

La nomination de Dominique Jean Chertier comme médiateur avait de quoi rendre circonspect quant à une prise en compte effective des exigences portées par les salariés de Radio France. 

Qui est donc cet envoyé du gouvernement ? Dominique Jean Chertier, conseiller social à Matignon sous Raffarin de 2002 à 2003, a d’abord été responsable du personnel dans de grandes entreprises en restructuration (Renault, Sacilor, Air Inter), y organisant des licenciements de masse. C’est à l’Unedic, dont il fut directeur général pendant 10 ans, avant de devenir DRH de la Snecma, puis président du C.A. de Pôle emploi, qu’il a « fait ses preuves » : il y a géré deux (contre)réformes du régime d’assurance chômage qui - avant même l’attaque contre les droits des intermittents de 2003 - ont très sévèrement remis en cause les droits des chômeurs et précaires : l’instauration de la dégressivité des allocations de chômage en 1992, puis le « plan d’aide au retour à l’emploi » (PARE) en 2001.

En choisissant pour médiateur l’un de ceux qui, lors de la création du MEDEF, se sont illustrés comme acteurs essentiels de la « refondation sociale » patronale, le gouvernement réaffirme son soutien sans faille à toutes les contre-réformes du chômage, car c’est classiquement par une mise sous contrôle accrue du temps de chômage qu’a débuté la refondation patronale : « activation des dépenses » dites « passives » vers le « retour à l’emploi », diminution des allocations et nouvelle bases légales d’un salariat individualisé dont le chômage et la précarité sont des laboratoires [2]

Ce gouvernement a montré à nouveau que les besoins comme les aspirations des salariés, avec ou sans emploi, ne figurent que très marginalement à son agenda politique.

Ceux qui nous gouvernent ne connaissent que le rapport de force [3]. La grève réinvente du commun là où nous sommes séparés, permet de s’insoumettre à la logique de la concurrence et de s’opposer à la propagation de l’insignifiance qui est l’une de ses conditions car c’est par une telle action subjective que sont battus en brèche la lutte de chacun contre tous et le darwinisme social instillés à dessein dans chaque domaine de la vie... À tout le moins, ces luttes mettent en cause des politiques qui n’ont d’autres ambitions que de mettre tout le monde - et pour pas un rond - au service de l’économie, c’est-à-dire de la politique du capital.

Intermittents, précaires, salariés hors ou dans l’emploi, nous sommes solidaires des grèves, des luttes, des actions, des inventions collectives s’opposant à une réorganisation continue du travail et de la société, qui s’exerce au nom d’une vérité économique posée comme incontournable. Ce que les gestionnaires et la logique comptable veulent imposer, nous n’avons d’autre choix que de le refuser.


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Radio France : communiqué de la CGT

Jeudi, 16 Avril, 2015

Humanite.fr

La CGT Radio France a décidé de lever la grève jeudi 16 avril à 13h00, délai nécessaire pour que les grévistes dans les stations de France Bleu ou en horaires décalés puissent prendre leurs dispositions.

Ce mouvement de 28 jours a démontré la grande dignité, la détermination et la créativité des salarié-es de Radio France en grève. Il a porté avec force les valeurs de la radio publique. Cette grève historique n’a pourtant pas suffi à faire reculer la direction et le gouvernement. Une nouvelle étape s’annonce maintenant. Le plan stratégique, lourd de menace pour la production, les antennes, les métiers, accompagné d’un plan de suppressions d’emplois reste à combattre. Pour le repousser, les salarié-es devront continuer à faire preuve de la même unité et de la même détermination.

 

Jeudi, 16 Avril, 2015 - 16:39

"Cette grève historique n’a pourtant pas suffi à faire reculer la direction et le gouvernement." Dont acte. Quel a été le rôle du médiateur ? En quoi ses propositions ont-elles permis aux OS de décider de reprendre le travail ? Encore merci aux Syndicats réformistes ! De tous temps ils ont toujours baissé les bras avant la ligne d'arrivée.


 

 

Publié dans Luttes - actualités

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