Mouvement des hôpitaux de Paris : le point de vue de la CGT Cochin

Publié le par FSC

Mouvement des hôpitaux de Paris : le point de vue de la CGT Cochin

 

Comme vous le savez, Hirsch veut nous retirer 5 RTT, soit une semaine de congés.
Pour ce faire, il raccourcirait d'environ dix minutes le temps de travail quotidien dans les hôpitaux. Il est évident que cela n'aurait aucune incidence sur le temps de travail effectif des hospitaliers, puisque déjà à l'heure actuelle la plupart "restent" chaque jour dix, vingt minutes, voire plus, au-delà de leur temps de travail. C'est que le travail en hôpital ne peut se réduire à des horaires de départ fixes : on ne peut laisser un patient en plan sous prétexte que la cloche a sonné ! D'autant que tous les services sont en sous-effectifs...
Donc en réalité, Hirsch supprimera purement et simplement une semaine de congés, sans compensation pour les agents.
De ce fait, il accroît encore plus le travail gratuit effectué dans les hôpitaux, au mépris du Code du Travail.
 
Nos collègues n'acceptent pas cette suppression et se sont largement mobilisés pour refuser ce plan scélérat.
 
La CGT Cochin a dès le départ été le seul syndicat à refuser l'intersyndicale mise en place par les centrales syndicales, ce qui nous a valu reproches et insultes.
La raison de notre refus de l'intersyndicale est simple : toutes les intersyndicales aboutissent au même résultat : la défaite des travailleurs.
Des syndicats de l'intersyndicale, par exemple, réclament l'ouverture de négociations. Or, pour la CGT Cochin, on ne négocie pas sur des revendications patronales. Sur quoi négocierait-on ? Qu'on nous enlève 2 ou  3 RTT plutôt que 5 ? Ce serait toujours des congés en moins pour les travailleurs.
D'autre part, au moins un des syndicats de l'intersyndicale a commencé à entamer des pourparlers en catimini avec Hirsch. Comme d'habitude, l'intersyndicale, loin d'être un rassemblement de syndicats unis dans un même objectif, est en réalité un ramassis dans lequel chacun cherche à tirer la couverture à soi. Tout cela, évidemment, au détriment des travailleurs.
 
Pour la CGT Cochin, il n'y a rien à négocier : "La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat." (Krasuki)
 
Bernard Giusti
Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin
 
 

Publié dans DIVERS

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