Cheminots PACA : contre la répression syndicale, pour le service public

Publié le par FSC

Cheminots PACA : contre la répression syndicale, pour le service public

Source : La Marseillaise

 

L’appel de la CGT a réuni de nombreux manifestants, y compris des représentants régionaux de SUD Rail ainsi que des défenseurs du service public ferroviaire. photo dr L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

 

Plusieurs centaines de cheminots, venus de différentes régions de France, ont manifesté jeudi devant la direction régionale Paca. Ils soutiennent un syndicaliste CGT qui risque le licenciement.

A deux pas de la gare Saint-Charles, les bus peinent à circuler. Jeudi matin, vers 11h, sous les fenêtres de la direction régionale de la SNCF, des centaines de personnes (cheminots mais aussi militants défenseurs du service public) s’agglutinent. Le rassemblement, initié à l’appel de la CGT, vise à soutenir un agent qui doit passer en conseil de discipline durant l’après-midi. Sa faute ? Une altercation avec un de ses supérieurs hiérarchiques alors qu’il accompagnait un salarié en tant que délégué du personnel. Ce qui lui vaut, aujourd’hui, de risquer un licenciement.

S’il reconnaît avoir eu un moment d’égarement (et « secoué » son chef), l’intéressé rappelle un contexte social tendu. D’autant qu’il est secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Un rapport avait pointé les risques psychosociaux dans ce techni-centre », se souvient en effet Gilles Manforti. Calfeutrée dans les étages, la direction rétorque : « Cette expertise du CHSCT date de mars 2014, au moment de la réorganisation du travail (...) Les éléments liés aux risques psychosociaux avaient été pris en compte pour accompagner cette réorganisation. » Vu le nombre de manifestants hier, les « éléments » en question ne suffisent pas. C’est même le contraire... En atteste Nicolas Delclos, secrétaire général des cheminots CGT Paca, qui dénonce « une politique manageriale malsaine ». Même conclusion pour Grégory Roux, secrétaire de la fédération : « Cette politique aboutit à des arrêts de travail pour certains. D’autres craquent comme Gilles. » Parmi les manifestants, le mot « solidarité » revient en boucle. Sur des t-shirts noirs, les mots « Je suis Bibi » (en référence au surnom de leur collègue) s’affichent. « On se sent tous concernés », soupire un agent venu de Lyon. Plus loin, une retraitée de la santé CGT ajoute : « Ce n’est pas que de la solidarité. Il s’agit de défendre le service public. C’est notre combat à tous. » Le sort du syndicaliste sera, a priori, fixé sous quelques jours.

Marjolaine Dihl

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