Le point des luttes

Publié le par FSC

Le point des luttes

Notre camarade Jo Hernandez nous communique :

Ils ont osé signer!


La CFDT, CFTC et CFE-CGC portent une grande responsabilité sur l'allongement du temps de travail que vont subir les travailleurs.

Après une campagne médiatique du MEDEF qui a volontairement fait peur en annonçant la faillite des régimes de retraite AGIRC et ARCCO les organisations syndicales réformistes et proches du patronat comme la CFDT ont cédé au chantage mené tambour battant par le patron du MEDEF Pierre Gattaz.

Pourtant rien ne justifie ces mesures draconiennes parce que l’AGIRC et l’ARCCO sont des régimes de retraite à répartition : ils sont financés par des cotisations salariales immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités. Pour qu’un système de retraite par répartition fasse faillite, il faudrait donc que tous les salaires cessent du jour au lendemain d’être versés... Contrairement aux fonds de pension, les régimes de retraite par répartition ne peuvent pas se trouver en cessation de paiement.

S'il est vrai que le chômage massif qui gangrène notre pays a des conséquences sur les rentrées de cotisations, il y a des solutions d'entrées d'argent à condition que le gouvernement applique la loi votée le 4 août dernier sur " l'égalité réelle entre les femmes et les hommes", qui règlerait immédiatement tous les problèmes de financements de l'ARCCO, qui retrouverait une situation très excédentaire, au moins jusqu'en 2040 ! (d'après l'étude n°DT2014-18 de la Direction technique de l'ARCCO et de l'AGIRC : les excédents annuels représenteraient en permanence un minimum de 13 mois d'allocations)

On ne peut que se féliciter que la CGT et FO ne soient pas tombées dans le panneaux du MEDEF. Mais le refus de signer ne suffit pas car la signature des trois organisations syndicales "jaunes", met en route le processus d'allongement de l'âge de la retraite. Si les travailleurs ne réagissent pas à temps ils pourraient aller jusqu’à 67 ans comme le demande le grand patronat et pour quoi pas travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Ce qui a été possible en 1995 en France, où le nombre moyen annuel de jours de grève a été six fois supérieur à celui de la période 1982-1994, dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale, l’est au moins autant aujourd’hui et les organisations syndicales doivent tout faire pour mobiliser les travailleurs afin de mettre un coup d'arrêt définitif aux prétentions du MEDEF et d'annuler tout accord qui n'a pas l'assentiment de l'ensemble des organisations syndicales de notre pays.

 

 

N° 20 - SEMAINE 43

Air-France : Et maintenant la mise à pied sans solde

Décidément, rien ne leur aura été épargné. Arrêtés au petit matin devant leur famille comme des gangsters, placés en garde à vue pendant 30 heures, déférés devant le Parquet, puis convoqués pour être jugés devant une cour correctionnelle le 2 décembre prochain, voilà maintenant que les 5 salariés d’Air France, poursuivis pour de prétendues « violences volontaires en réunion », ont été mis à pied sans solde, à titre conservatoire, à compter de ce jour, par la direction d’Air France. Cet acharnement policier, judiciaire et disciplinaire illustre la politique et la justice anti-ouvrière et anti-syndicale qui sont mises en œuvre pour réprimer et intimider des travailleurs qui n’ont commis qu’un seul crime : refuser 2 900 licenciements, refuser la précarité et la misère pour eux et leur familles !

Les violences, les vraies, sont du côté des patrons et du gouvernement !

Non, les travailleurs ne sont pas des voyous ! Ne laissons pas faire !

Le 22 octobre, avec les salariés d’Air France contre la répression

A l’appel de l’intersyndicale d’Air France, manifestation le 22 octobre 2015 : à Paris, rassemblement à 13 heures devant l’Assemblée Nationale

 

Lens: un rassemblement en soutien aux salariés d’Air France

Une centaine de personnes se sont retrouvées samedi matin, devant la mairie de Lens, à l’appel de la CGT et du PCF. Les manifestants exprimaient leur soutien aux six salariés d’Air France, interpellés à leur domicile par les forces de l’ordre. La direction du transporteur aérien venait d’annoncer la probable suppression de 2 900 postes. « 2 900 suppressions d’emploi contre deux chemises foutues, c’est une victoire par K.O. du patronat », a dénoncé Frédéric Gandsart, secrétaire départemental de la CGT. Une pétition a été signée par les manifestants.

 

Grosse mobilisation devant le tribunal d’Annecy pour soutenir l’Inspectrice du travail de Tefal et un informaticien

Les syndicats CGT, Sud, CNT, FSU et FO avaient appelé à une importante mobilisation, ce vendredi 16 octobre, ils n’ont pas été déçus! Plus de 500 personnes se sont retrouvées à 13 heures devant le Palais de Justice, pour soutenir Laura Pfeiffer et un informaticien de Tefal. L’inspectrice du travail était appelée à comparaître devant le tribunal correctionnel d’Annecy pour violation du secret professionnel et recel de courriels de l’entreprise Tefal (groupe Seb). Des poursuites jugées scandaleuses par les syndicats qui ont organisé cette manifestation. Un informaticien de Tefal, aujourd’hui licencié, est lui aussi poursuivi pour détournement de courriels et accès frauduleux à un système informatique. Il leur est reproché d’avoir rendu public des mails internes à l’entreprise montrant que la direction avait cherché à entraver le travail de l’inspectrice. Cette dernière avait auparavant demandé une renégociation des 35 heures dans l’entreprise.

Devant le tribunal, Laura Pfeiffer a expliqué qu’elle n’avait communiqué les documents qu’aux syndicats: « j’ai fait cela pour me défendre et défendre ma profession. » Quant à l’informaticien, il a totalement assumé son rôle, celui d’un « lanceur d’alerte ».

Le 5 juin dernier, entre 350 et 500 personnes avaient déjà manifesté devant le Palais de Justice d’Annecy lors d’une première audience. Finalement, le rendez-vous judiciaire avait été reporté au 16 octobre, à la demande des parties. Nouvelle mobilisation donc ce jeudi avec des inspecteurs du travail de toute la France et leur ancien collègue Gérard Filoche, figure de la gauche du Parti socialiste, qui avait aussi fait le déplacement.

Manifestation des étudiants à Montpellier

Un mois après la rentrée universitaire, c’était ce vendredi, la première grande manifestation étudiante de l’année. Avec les enseignants, ils dénoncent des conditions de cours dégradées et des amphis surchargés dans de nombreuses universités de France et principalement à Montpellier. Le constat est unanime. Pour le personnel administratif, les enseignants et les étudiants qui manifestaient, ce vendredi, les décisions politiques prises depuis 10 ans, mènent l’université droit dans le mur.

Augmentation des effectifs et diminution des moyens, une équation impossible à résoudre

A l’université Paul-Valéry de Montpellier, la priorité a été d’accueillir les nouveaux bacheliers. Conséquence, par exemple, pas de places pour tous les élèves de 1ère année ou de BTS qui voulaient se réorienter.

Une délégation a été reçue au rectorat. Sans grand espoir d’être entendue.
Le budget pour l’enseignement supérieur, en cours d’examen à l’Assemblée nationale, devrait rester stable en 2016, alors que les universités françaises ont inscrit à la rentrée 65.000 étudiants supplémentaires.

 Des aide-soignantes à domicile réclament une revalorisation

L’association « Santé services Limousin » est en grève aujourd’hui. Les salariées réclament une augmentation salariale et la prise en compte de conditions de travail de plus en plus difficile. Créée en 1979, l’association « Santé service Limousin » propose des services d’hospitalisation à domicile et des soins infirmiers pour les personnes âgées et handicapées.

Aujourd’hui, 31 aide-soignantes sur les 70 que compte l’association sont en grève.

Elles demandent une revalorisation de leur salaire, qui n’aurait pas augmenté depuis bientôt 10 ans, ainsi que le retour d’une prime de 200€ et du contrat séniors qui dispensait les plus de 55 ans de travailler les week-ends et jours fériés. Cet accord a été récemment gelé.

Les aide-soignantes font également état de conditions de travail de plus en plus lourdes et de charges en soins de plus en plus importantes.

Les salariées en grève ont demandé à rencontrer la direction pour lui faire part de leurs revendications.

 La grève se poursuit chez Saint-Gobain à Thourotte

N’ayant pas obtenu satisfaction, les salariés de l’usine de verre Saint-Gobain, à Thourotte ont décidé de maintenir le piquet de grève mis en place ce jeudi. C’est ce qu’ils ont fait toute cette nuit de jeudi à vendredi, et encore ce vendredi matin. En cette fin de matinée, la direction doit recevoir les délégués du personnel qui rappelleront leurs revendications. «Nous réclamons une prime de 350 € ainsi que la titularisation de CDD et d’intérimaires», souligne un délégué CGT. L’usine est donc toujours bloquée. Les véhicules ne peuvent y pénétrer. Ils sont garés tout autour de l’enceinte. Les personnels peuvent cependant se rendre, à pied, sur leur lieu de travail.

 

Le chantier de l’Hôtel-Dieu bloqué par une grève des ouvriers

Ce vendredi matin, 45 ouvriers du chantier de l’Hôtel-Dieu ont décidé de ne pas travailler.

Ils dénoncent « une politique salariale discriminatoire » et « une rupture du dialogue social », faisant référence à des primes versées en août aux dirigeants d’Eiffage, les ouvriers n’en auraient touché que 10%.

Selon le syndicat CGT, les grévistes de vendredi représentent 75% de l’effectif total. Il y aurait également eu plusieurs incidents sur le chantier du 2e arrondissement de Lyon : un brûlé par électricité il y a trois mois, un départ de feu, un doigt coupé…

Des membres de la direction sont arrivés sur place aux alentours de 10h. Les grévistes menaçaient de bloquer le quai Jules Courmont si personne ne venait les entendre avant le début d’après-midi. Après négociations, les dirigeants ont proposé une rencontre lundi ou mardi. Une date trop éloignée pour les grévistes qui ont décidé de maintenir leur blocage du site.

 

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