Comme Juppé en 95 Hollande et le PS droits dans leurs bottes

Publié le par FSC

Que ce soit en matière de SMIC ou s'agissant même d'une seule inflexion de la politique sociale pour Valls et le pouvoir socialiste "tout va bien" et donc il faut continuer dans cette voie.

Pour le mouvement syndical, pour les travailleurs et pour la CGT pas d'autre voie donc que la lutte et son amplification en grand, en très grand !

Inutile donc de s'adresser au pouvoir et au PS pour espérer une inflexion ou une réorientation politique; NON il vont continuer de plus belle et seule la digue du mouvement populaire est à même de changer les choses et de s'opposer réellement à ma montée du F-haine!

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Ségolène Royal satisfaite

Invitée de France 2, Ségolène Royal explique la méthode à suivre pour réduire l'électorat frontiste d'ici 2017. Elle dit :

"C'est très simple, c'est d'obtenir des résultats. Il y a déjà des résultats qui sont obtenus et qui sont souvent occultés parce qu'on voit surtout, dans un pays, ce qui va mal et pas ce qui va bien. Il y a heureusement beaucoup de choses aussi qui vont bien. Je pense que les Français doivent aussi rapprendre à regarder leur pays de façon positive."

Et Ségolène Royal d'expliquer que "les entreprises françaises, les grandes comme les petites, comme les start-up, sont particulièrement bien placées sur la scène mondiale". Cela vaut pour son secteur à elle, la lutte contre le réchauffement climatique, mais pas seulement.

Du coup, comme tout ne va pas si mal, la ministre de l'Écologie considère qu'il n'y a pas besoin d'inflexion à gauche de la politique gouvernementale. "Il faut se poser, regarder les choses, ne pas se précipiter à donner des coups de volant à droite, à gauche", lance-t-elle. Elle ajoute :

"Il faut faire une politique qui obtient des résultats. Une fois de plus, il ne faut pas caricaturer ce qu'il se passe : dans beaucoup de domaines, nous obtenons des résultats."

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SMIC

 

Le gouvernement, cette année encore, s'en tient à la revalorisation légale pour le salaire minimum. Soit 0,6% de hausse au 1er janvier 2016

 

Pas de coup de pouce pour le Smic en 2016. Sans surprise, le gouvernement a annoncé ce lundi matin aux syndicats que le salaire minimum serait revalorisé l’année prochaine du seul montant prévu par la loi. Soit 0,6% de hausse, correspondant, selon la formule légale, à l’évolution de l’inflation pour les 20% des ménages les plus modestes, augmentée de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire moyen des ouvriers et employés. A compter du 1er janvier 2016, le Smic passera ainsi de 9,61 à 9,67 euros brut de l’heure. Soit 1 466,62 euros brut par mois pour une personne seule, un montant mensuel en hausse de 9,10 euros par rapport à 2015.

Cette revalorisation minimale est sans surprise car le gouvernement, comme les années précédentes, semblait peu disposé à jouer sur ce levier. Engagé, depuis le début du quinquennat, dans une politique de l’offre consistant à contenir le coût du travail par de massives baisses de prélèvements en faveur des entreprises, l’exécutif aurait paru se contredire en procédant soudainement à une hausse extralégale du salaire minimum. D’autant que chaque hausse du Smic a un coût pour les finances publiques puisqu’elle augmente les allègements de cotisations à la charge de l’Etat. Elle creuserait ainsi le déficit d’un demi-milliard d’euros pour toute augmentation de 1% du salaire minimum, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Le gouvernement peut également s’abriter derrière le comité d’experts qui, chaque année depuis son installation en 2009, recommande de s’en tenir à la revalorisation légale afin de ne pas «ajouter à l’incertitude», en cette période de reprise poussive de l’économie. En dehors d’un mini-coup de pouce en juillet 2012 à l’arrivée de la gauche au pouvoir – et qui correspondait davantage à une «avance» sur l’année 2013 – le Smic n’aura donc pas connu de bonus depuis dix ans.

Justification de la ministre du Travail, Myriam El Khomri : «Pour favoriser le pouvoir d’achat […], l’outil le plus juste reste l’impôt», a-t-elle expliqué aux syndicats, en mettant en avant les «allègements d’impôt sur le revenu des ménages les plus modestes [...], amplifiés en 2016 avec 2 milliards d’euros d’allègement supplémentaires». Mais aussi l’instauration de la prime d’activité au 1er janvier prochain.

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Tandis que Macron prône la mise en place de fonds de pension en s'attaquant dans un premier temps aux régimes régimes supplémentaires de retraite en craignant une xcés de régulation.

Dans le même temps où sous injonction de l'Union européenne on nous somme de brader au privé les barrages hydoélectriques !!!

 

ARGENT – Le ministre Emmanuel Macron prône la mise en place de fonds de pension « à la française ». Avec quelques nuances par rapport au modèle américain.

Emmanuel Macron est un adepte de la transgression. Le ministre de l’Economie l’a montré une nouvelle fois vendredi en proposant d’autoriser la création de fonds de pension en France. Mais que les Français se rassurent : il ne s’agirait pas d’enterrer le système de retraite par répartition, ni de dupliquer le modèle américain mais plutôt de l’adapter aux habitudes françaises. Mais à quoi pourraient bien servir de tels fonds de pension « à la française » ?

Qu’est-ce qu’un fonds de pension ? Un fonds de pension est un outil d’épargne qui sert à financer sa retraite. Chaque mois, le travailleur, mais aussi parfois son employeur, versent une cotisation qui est confiée à un fonds de pension. Charge à ce dernier de placer l’argent récolté, de le faire fructifier pour qu’il soit disponible lorsque le travailleur arrive à la retraite. A partir de ce moment là, les flux financiers s’inversent : le fonds de pension rend chaque mois une partie de l’argent épargné.

Il y a cependant fonds de pension et fonds de pension : en France, ils sont par exemple facultatifs et permettent aux plus précautionneux de toucher de l’argent en plus de leur retraite. Ils constituent en revanche le système de base dans de nombreux pays anglo-saxons : on parle alors de système de retraite par capitalisation, par opposition avec le système de retraite par répartition propre à la France (les travailleurs actuels paient les pensions des retraités actuels).

Que propose Emmanuel Macron ? Conscient que la moindre de ses déclarations est scrutée, le ministre de l’Economie a tenu à préciser ses intentions. « Soyons clairs, notre objectif n’est pas de modifier les équilibres entre la retraite par répartition et par capitalisation en France, ni de bouleverser le marché des produits d’épargne retraite », a assuré Emmanuel Macron, vendredi en clôture d’une journée organisée par la Fédération française des sociétés d’assurances.

Le ministre ne souhaite donc pas toucher au système de base obligatoire, ni aux régimes complémentaires obligatoires (Agirc ou Arrco par exemple) : seuls les régimes supplémentaires seraient concernés par la réforme prônée par Emmanuel Macron. C’est-à-dire les Plans d’épargne retraite populaire (Perp), Plans d’épargne retraite collectif (Perco), ou encore les contrats Madelin. Les assurances vie ne semblent pas en revanche être concernées par la réforme prônée par le ministre.

Quel est l’intérêt d’une telle réforme ? Emmanuel Macron espère résoudre ainsi un double problème. Il y a d’abord les besoins de financement des entreprises : malgré la baisse historiques des taux d’intérêt et l’abondance de liquidités, ces dernières peinent à convaincre les banques de leur prêter des fonds pour se développer. En face, les fonds de pension supplémentaire français disposent de beaucoup d’argent mais peinent à l’investir : ils avaient  l’habitude d’investir cet argent dans des obligations d’Etat, sauf que ces dernières sont de moins en moins rentables.

Avec sa future loi baptisée « Noé » pour « nouvelles opportunités économiques« , Emmanuel Macron souhaite donc que cet argent disponible puisse être investi dans les petites et moyennes entreprises qui cherchent à se développer. Or, l’enjeu est de taille : les fonds relevant de régimes supplémentaires collectifs disposeraient de près de 130 milliards d’euros qui « pourraient être mobilisés, au bon niveau, pour le financement de l’économie, notamment de la transition énergétique ». Du côté de l’assureur français Axa, on ne cache pas son enthousiasme et on juge le projet d’Emmanuel Macron « formidable ».

Un pari audacieux ? Problème : les organismes de gestion des retraites supplémentaires ne peuvent pas utiliser n’importe comment l’argent collecté. Gérant l’épargne sur le long terme, ils se doivent d’être particulièrement prudents. Or, les règles auxquelles ils sont soumis viennent en plus d’être renforcées : pour éviter une nouvelle crise des subprimes, les pays de l’Union européenne ont adopté un ensemble de nouvelles règles prudentielles baptisé Solvabilité 2. L’objectif est d’obliger les banques et  sociétés d’assurance à mettre plus d’argent de côté pour éviter de devoir à nouveau appeler les Etats à l’aide en cas de nouvelle crise.

Le ministre de l’Economie propose donc que les organismes de gestion des retraites supplémentaires soient exemptés de telles règles. « Nous ne devons pas tomber dans les excès de la régulation », a-t-il argumenté, « sans, évidemment, remettre en cause le niveau de prudence vis-à-vis des assurés ». Une prudence qui s’impose : suite à la crise des subprimes, de nombreux retraités américains avaient vu leur pension s’évaporer en même temps que les Bourses s’écroulaient.

 

«Affligeant», a réagi Pascal Debay, de la CGT

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