Philippe Martinez à Nanterre

Publié le par FSC

Philippe Martinez à Nanterre

La section des retraités de Nanterre a organisé une réunion de ses adhérents le jeudi 11 février dans la salle des associations, parc des Anciennes mairies avec la participation de Philippe Martinez en invité disons de marque.

Une soixantaine de participants ont marqué de leur présence cette réunion durant toute la matinée et au cours du fraternel repas qui s'en est suivi.

 

C'est une Annick, militante locale qui a introduit l'intéressante discussion qui a succédé. Durant plus de 2 heures.

Année 2015 difficile, état d'urgence, restriction des libertés, contexte de guerre, situation dégradée des retraités, répression syndicale (Goodyear, Air France ...), système de santé en danger, fraude fiscale, continuité syndicale, débat préparatoire au 51e congrès, telles furent les questions évoquées dès l'introduction.

 

De la longue et riche discussion dans laquelle P. Martinez s'est inscrit on retiendra arbitrairement quelques traits saillants portés par Jacques, Claude, Philippe, Gilbert, Michel, Habib, Daniel ...:

 

  • les 32 heures il faut y revenir fortement parce que partager le travail ça veut vraiment dire quelque chose
  • La répression syndicale mérite une réplique encore plus vigoureuse que celle que nous avons déjà initié!
  • La récente délaration de la confédération sur l'urgence de la paix et de la bataille pour la paix est appréciée comme la présence sur le terrain des dirigeants confédéraux et de P. Martinez en particulier
  • La critique dans la récente déclaration confédérale de l'appel à la responsabilité du gouvernement socialiste qui entretient des illusions sur sa politique alors que ce dernier a clairement pris parti pour le patronat et les marchés financiers dans l'ensemble de ses décisions économiques.
  • La satisfaction des retraités d'avoir la perspective de compter pour un comme les actifs dans les diverses représentations à l'intérieur de la CGT.
  • L'importance de la bataille pour la reconquête de la Sécu

P. Martinez

Dans sa première intervention au cours même de la discussion P. Martinez devait insister sur la nécessité d'être présent auprès des salariés, sur le besoin de s'expliquer en faisant la remarque que si les militants font l'objet de répression et la CGT d'attaques, c'est que la CGT dérange.

Il insiste sur la tentative du patronat d'intégrer les syndicats, de les mettre en quelque sorte en situation hors-sol "où en bonne compagnie on décide de ce qui est bon pour les travailleurs".

Il fait la remarque au passage que ce décolage du terrain ne concerne pas seulement Montreuil (même si ça le concerne aussi) mais la situation dans les entreprises où l'agenda des militants est davantage occupé par les rencontres et les négociations avec les patrons qu'au contact avec les travailleurs.

Il aborde ensuite divers sujets dont certains constituent des réponses aux interventions de la salle : besoin du débat idéologique, sociétal et écologique, poids et sens des ruptures conventionnelles, cadeaux et exhonérations patronales, transmission aux nouvelles générations (le film "Merci patron"), contester et proposer comme ligne syndicale, importance de s'adresser à la jeunesse frappée par la précarité, les attaques mensongères sur le recul du nombre d'adhérents à la CGT ...

Enfin le cloisonnement des structures de la CGT censé empêcher la convergence des luttes et l'émergence de mots d'ordre de mobilisation génériques.

 

de la suite de la discussion on retiendra :

  • La projection à Nanterre des films "Merci patron" le 11 mars au cinéma Les Lumières et "Comme des lions" le 17 mars sur la lutte des PSA d'Aulnay.
  • Le 25 février une journée entière à l'UL consacrée au 51e congrès
  • la bataille pour l'hôpital de Nanterre avec son comité de défense
  • l'état d'urgence et la situation de guerre propice aux mesures répressives qui nécessite d'organiser l'action de résistance contre l'impérialisme

Dans une seconde intervention P. Martinez reviendra sur le 51e congrès et les 5 thèmes mis en avant par les textes préparatoires en insistant sur l'indépendance syndicale  avec une focale sur le syndicalisme européen.

"Il faut un syndicalisme européen et mondial uni!" dira-t-il.

SOIT.

Mais alors pourquoi pas de contact confédéral avec la FSM?

Et toujours le mirage de l'Europe sociale!

Car attribuer la situation en Grèce  à l'absence d'un syndicalisme fort, c'est un peu court quand on sait le nombre et la puissance des grèves générales organisées par le mouvement syndical là-bas et encore à présent après la capitulation d' Aléxis Tsípras.

La capitulation de Tsipras résultant du refus d'envisager une sortie de l'euro qui à partir de cela privait le gouvernement grec de toute arme de résistance et le plaçait sous la dépendance des Traités européens qui organisent et la dépendance et les politiques d'austérité au détriment des peuples!
 

Mais reconnaître cela ce serait enfin dire aux travailleurs : n'attendez rien de bon de la construction européenne et cherchons ensemble en dehors d'elle les voies d'une véritable résitance aux contre-réformes actuelles et de l'émancipation des travailleurs en toute indépendance des traités et des ukases de Juncker et de ses semblables!

 

Une belle réunion cependant avec un débat à la fois fraternel et sans concession qui pourrait augurer d'une riche préparation du 51e congrès à condition qu'aucune question ne demeure tabou et que les militants critiques sur les orientations de la CGT depuis les années 90 en particulier marquées par l'adhésion à la CES sous ses conditions, puissent s'exprimer et s'expriment dans la perspective d'une CGT retrouvant résolument ses orientations de classe.

 

Sans oublier dans l'immédiat l'action des retraités le 12 mars prochain!

 

 

Philippe Martinez à Nanterre
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