Inquiet de l'ampleur du mouvement, Macron procède à l'enfumage

Publié le par FSC

devinez qui sont ses copains?devinez qui sont ses copains?

devinez qui sont ses copains?

Sur France inter ce matin E. Macron engage le fer pour faire approuver sa réforme.

C'est que nous n'avons pas bien compris et que le gouvernement a commis des erreurs de communication.

Lui sait communiquer et c'est au nom de l'intérêt général qu'il s'exprime.

Bien sûr il est difficile de faire admettre aux travailleurs et à la jeunesse que pour créer des emplois il faut faciliter les licenciements.

Ça ça heurte le bon sens!

Alors il faut faire la démonstration en tentant de s'aider de ce qui se passe l'étranger (Grande-Bretagne, Danemark, Italie) que l'objectif de la réforme c'est de favoriser la créations d'emplois et de CDI en particulier.

Parce que voyez vous les embauches massives de jeunes en CDD ce n'est pas la volonté de profit patronal, la tendance récurrente du capitalisme à baisser le prix (le "coût" dans leur vocabulaire), non, le responsable de cette situation généralisée de précarité et de précarisation ce sont les contraintes des conditions de la rupture du contrat de travail.

Donc en fragilisant/flexibilisant ces "contraintes" seraient créées les conditions d'un recul de la précarité.

Ce qu'oublie de dire Macron c'est que ces politiques de fragilisation du contrat de travail et de falicitation des licenciements ne datent pas d'aujourd'hui

Déjà en 1986 Gattaz père obtenait l'abandon de l'autorisation administrative de licenciement en promettant la création de centaines de milliers d'emplois.

On sait ce qu'il en est advenu.

A présent Macron et Valls veulent franchir une étape décisive dans le sens des politiques pratiquées depuis plus de 30 ans et qui n'ont fait qu'accroître Et la précarité ET le chômage.

Et ce qu'oublie de dire E. Macron c'est que les CDI qui seraient créés dans la foulée de la contre-réforme du travail seraient eux-mêmes des CDD déguisés.

Et par conséquent la précarité accrue!

En donnant la primauté aux accords d'entreprise sur la loi dans un rapport des forces radicalement défavorable aux salariés en raison du chômage de masse, la primauté d'accords arrachés sous le chantage au licenciement ou à la délocalisation (cf. Smart) on livre les travailleurs à la loi d'airain du capital.

En fragilisant considérablement le CDI lui-même puisque les licenciements quel que soit le statut du salarié seraient grandement facilités.

Nous regardons la réalité en face : en tentant de flatter la jeunesse, d'en appeler à l'individualisme contre les droits collectifs POUR TOUS conquis par les luttes et imposées à un patronat toujours arcquebouté sur ses privilèges, E. Macron et les siens tentent de nous diviser.

Faisons le pari qu'à partir de ce 9 mars la classe ouvrière, les travailleurs, les précaires, les sans emploi vont faire converger leurs luttes pour enfin infliger une défaite cinglante à cette oligarchie arrogante!

Car non, Macron ne parle pas du point de vue de l'intérêt général, mais de celui de la classe capitaliste, de l'oligarchie qui ces trente dernières années n'a cessé d'imposer sa loi dans le sillage de laquelle n'ont cessé de croître de manière considérable les inégalités, la précarité et progressé le chaos du monde!

Et c'est tout cela qu'ils veulent poursuivre!

Publié dans LOI TRAVAIL

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