Pierre Gattaz s'en prend à la jeunesse et aux syndicats

Publié le par FSC

Pierre Gattaz s'en prend à la jeunesse et aux syndicats

Une réaction agressive qui montre que les choses ne vont pas comme le souhaitaient le pouvoir socialiste, le MEDEF ... et la CFDT

Il ne se souvient pas de sa promesse de créer 1 million d'emplois contre l'argent public du pacte de responsabilité et des centaines de milliers d'emplois promis par son père contre la suppression de l'autorisation adminstrative de licenciement en 1986.

sans qu'on en voit l'ombre d'un seul!

Raisons de plus pour que l'action monte jusqu'au retrait du procès scélérat.

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Source de l'article : le Figaro

En ce nouveau jour de manifestation des jeunes contre la loi travail, le président du Medef dénonce l'immobilisme des syndicats contestataires, le taux de chômage «scandaleux» des jeunes et appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités. Morceaux choisis d'un patron «très en colère».

Le patron des patrons hausse le ton. Et pas qu'un peu. Tout le monde en a pris pour son grade: syndicats, dirigeants politiques et même les jeunes. Connu pour ses coups de gueule récurrents contre la politique économique du gouvernement, Pierre Gattaz est entré dans une colère noire ce jeudi sur LCI pour dénoncer l'immobilisme de certains syndicats, le taux de chômage des jeunes et l'image des chefs d'entreprise qu'ont certains élus de gauche. Passage en revue des déclarations chocs du président du Medef

• «La loi travail est faite pour les jeunes!»

Appelés à manifester une nouvelle fois ce jeudi contre la loi travail, les étudiants et les lycéens réclament le retrait pur et simple du texte qui favorise les licenciements, rappellent-ils. «La loi travail est faite pour les jeunes, répond Pierre Gattaz sur LCI. Je les invite à venir rencontrer nos artisans, nos commerçants et autres chefs d'entreprise. Aujourd'hui, ils ont peur d'embaucher».

 

«Il faut assouplir le marché du travail»

Que faire pour redonner confiance aux chefs d'entreprise? Le président du Medef fait la leçon au gouvernement. «Il faut assouplir le marché du travail qui est verrouillé. Le marché du travail, c'est comme une forteresse. Le pont-levis est levé et les douves sont remplies d'eau». «La version 1 de la loi était pas mal. Si elle était passée, 45% d'entre eux étaient prêts à embaucher. La réforme du marché du travail a permis de créer 600.000 emplois en Espagne et 400.000 en Italie. La loi a été édulcorée au détriment des PME. Il faut une version 3».

Taxer plus les CDD pour inciter les patrons à embaucher en CDI? «Surtout pas! (Si le gouvernement fait cela), il y aura une émeute patronale. Il faut baisser le coût du travail et réduire les contraintes sur le CDI».

 

«Un député doit bosser pour son pays et pour réduire le chômage»

Mais le ton a été encore plus grave lorsqu'il s'est agi de parler des opposants politiques et sociaux de la loi. Cette semaine sur LCP, deux élus socialistes ont notamment tenu des propos sévères à l'égard des chefs d'entreprise.

Réponse cinglante du patron du Medef: «Un député doit bosser pour son pays et pour réduire le chômage! Ceux qui veulent rester immobiles, qui réclament plus de contraintes sont des destructeurs d'emplois». Certains n'ont pas hésité à dénoncer le profil «pro-Medef» de la loi travail. «On s'en fout du Medef! Le plus important, c'est l'emploi. On veut tous réduire le chômage».

• «Je suis en colère contre ceux qui protègent leurs idéologies marxistes»

Le président du Medef n'a pas mâché ses mots aussi contre les syndicats contestataires. «Je suis très en colère contre ceux qui disent que les entreprisent sont des exploitants du peuple et se lèvent pour licencier les gens, ceux qui ne veulent pas bouger, protègent leurs syndicats et leurs idéologies marxistes». «Je suis dans le mouvement et la pédagogie permanents. Se mettre dans les tranchées de Verdun, je ne sais pas faire.» Ce qui, à en croire Pierre Gattaz, est le cas aussi des salariés. «Cela a progressé. Les Français ont compris le monde de l'entreprise. Ils ont envie d'être entrepreneur. Il faut arrêter de politiser le dialogue social et de parler en permanence de rapport de force».

Et si la loi passait en l'état ou était encore plus éducolrée? Pierre Gattaz a sorti son «scénario noir»: «Cela va très mal se passer. Les partenaires sociaux vont se replier. Le chômage va exploser. Ce sera la berezina. Les politiques doivent prendre leurs responsabilités. La France a tous les atouts». Notamment des outils numériques. «C'est une chance de croissance et d'adaptation dans un monde qui bouge. Il ne faut pas avoir peur».

 

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