Pour le retrait : réussir d'abord le 9 mars pour réussir le 31

Publié le par FSC

Pour le retrait : réussir d'abord le 9 mars pour réussir le 31

Comme on pouvait bien sûr s'y attendre la réunion du matin de ce jeudi a accouché d'un désaccord prévisible.

Au point qu'on peut se demander à quoi elle a servi : la CFDT, la CGC, la CFTC et l'UNSA étant prêts à accepter la mise en cause fondamentale des garanties couvertes par le code du travail en troquant cette acceptation contre un simulacre de concertation et de concessions. Puisque le pouvoir n'a pas l'intention de remettre à froid en cause le sens profond du projet de loi.

Soumis à ses propres choix et aux injonctions de Bruxelles, aux demandes pressantes du MEDEF et de la droite.

De leur côté les organisations opposées à la contre-réforme appellent à se mobiliser et pour le 9 mars et pour le 31.

L'objectif du retrait est réaffirmé.

Nul doute que les très nombreuses initiatives décidées sur le terrain et prévues à Paris et en région, la convergence qui s'amorce entre les travailleurs et la jeunesse pour le 9 mars ont joué un rôle important dans les prises de décision nationales.

L'obtention de nouveaux droits ça passe dans l'immédiat par le RETRAIT du projet actuel!

Et par le succès et la plus grande ampleur possible des actions de ce 9 mars!

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Réforme du code du travail : Il y a urgence à se mobiliser !

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Le projet de loi visant à réformer le droit du travail constitue une régression sociale que nous n'acceptons pas.

Les principes qui fondent les garanties collectives sont remis en cause, les licenciements facilités et les indemnités prud'homales plafonnées. Ce projet de loi prévoit des procédures de décisions dans les entreprises et établissements qui placent les salarié-es sous la menace et le chantage à l'emploi. Il vise à remettre en cause l'égalité de droit et de traitement en abandonnant le niveau national de négociation et en contournant les syndicats. Il mettrait en place d'autres dispositions porteuses de régressions : temps de travail, apprentissage, formation professionnelle...

Le chômage atteint un niveau record, la pauvreté explose et, pour la première fois depuis l'après-guerre, l'espérance de vie recule. Précariser le salariat, faciliter les licenciements ne créent pas d'emploi comme le démontrent les politiques menées depuis plusieurs décennies.

N'acceptant pas que la société promise aux jeunes soit celle de la précarité, nos organisations portent d'autres exigences en termes d'emploi, de temps de travail de formation, de protection sociale et de conditions de travail.

Chacune de nos organisations développera ses propositions.

Aujourd'hui le mécontentement est réel et s'intensifie. Il se matérialise par des luttes dans les entreprises, le secteur public et les lieux d'études. Il revêt aussi un caractère intergénérationnel avec la mobilisation des jeunes et celle des retraité-es.
En ce sens, les mobilisations annoncées le 9 mars constituent un rendez-vous important qu'il convient de réussir.

Le mouvement social s'étend. Une imposante majorité considère que le projet de réforme du code du travail est une menace pour les salarié-es et ne créera pas d'emplois. Nous le pensons aussi !

Les premières réactions syndicales et citoyennes ont contraint le gouvernement à un premier recul. Mais ni le changement de date, ni le changement de titre ne rendent ce projet acceptable.

Le 31 mars ,les salarié-es, les privé-es d'emplois, les jeunes, les retraité-es ont toutes les raisons de se mobiliser ensemble, par toutes les formes, y compris par la grève et les manifestations sur tout le territoire, pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l'obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL réunies ce jour, invitent l'ensemble les salarié-es, les jeunes, les retraité-es, les privé-es d'emploi à s'inscrire dans les mobilisations.

Montreuil, le 3 mars 2016

Jeudi, Mars 3,
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