NuitDebout place la République : une belle leçon de démocratie ... et de lucidité

Publié le par FSC

NuitDebout place la République : une belle leçon de démocratie ... et de lucidité

C'est avec plaisir que nous rendons compte de ce qui s'est passé en soirée mardi soir place de la République avec l'adoption d'un texte d'orientation et de mise au point destiné à être diffusé de manière internationale.

il s'agit d'un moment qui ne saurait résumer dans ces assemblées qui rassemblent des jeunes en particulier aux préoccupations très diverses.

N'empêche derrière le "désordre" apparent des idées d'une jeunesse en mouvement qui cherche des réponses et des actes concrets au chaos de ce monde finissant cela fait chaud au coeur de constater que s'affirme la volonté d'en finir avec ce système d'oppression en crise et le souhait du rassemblement de l'immence armée de ceux qui en sont victimes.

C'est pourquoi nous suivons avec attention ce qui se passe et continuons à travailler à la convergence de toutes les luttes!

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Nuitdebout Place de la République mardi 5 avril

Communiqué de presse à portée internationale

Si validation traduit dans la nuit dans plusieurs langues et diffusé sur les réseaux sociaux

Lue par une étudiante de langues orientales

 

"Depuis le 31 mars nous sommes installés sur la place de la République.

Notre mobilisation visait dans un premier temps à lutter contre la réforme du travail.

Cette réforme n'est pas un cas isolé ; elle s'inscrit dans la liste des cures d'austérité subies par nos voisins européens et aura les mêmes effets que le job act italien et la reforma laboral espagnole.

Plus de licenciements, plus de précarité, plus d'inégalités et le renforcement des intérêts privés ;

Nous refusons de subir cette stratégie de choc imposée notamment dans un contexte d'état d'urgence.

Et les débats qui animent les assemblées de la place de la République montrent que le ras le bol exprimé va bien au-delà de la réforme du travail et s'élargit à une problématique plus globale : la remise en cause d'un système social et politique en crise et à bout de souffle.

Ce ne sera pas nous qui pleurerons sa fin.

Ce mouvement n'est pas né et ne mourra pas à Paris.

Du printemps arabe au mouvement du 15 mai, de la place Maïdan au du parc de Gezi, la place de la République et de nombreux autres lieux occupés ce soir en France sont l'illustration, des mêmes colères, des mêmes espoirs et de la même conviction : la nécessité d'une société nouvelle et d'une démocratie où dignité et liberté ne sont pas des déclarations vides.

Les témoignages de soutien que nous recevons en provenance de l'étranger réchauffent et renforcent notre détermination.

Ce mouvement est aussi le votre ; il n'a ni limites ni frontières et il appartient à tous ceux qui souhaitent y prendre part.

Nous sommes des milliers, nous pouvons être des millions.

Ensemble, debouts, éveillés, levons nous ensembles !"

 

Applaudissements

C'est donc un communiqué de la commission internationale.

Question à l'assemblée de la jeune femme qui a présenté le texte (une « amarade »?). : est-ce que vous validez ce texte ?

Des contestations se manifestent alors.

Est-ce qu'il y a une « opposition radicale ? »

Donc proposition de modification.

Un intervenant propose alors de supprimer « l'allusion à la place Maïdan qui a été la prise de pouvoir par des groupes fascistes en Ukraine ; ce n'est pas une révolution démocratique et le relais avec l'union européenne a été déguelasse ; on ne peut pas laisser ce passage là ; merci »

Le texte est reformulé avec la suppression de l'allusion à Maïdan et adopté sous les applaudissements

 

 

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P
0 liters in displacement, et cetera.
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