Nous ne sommes pas seuls : Même combat en Belgique

Publié le par FSC

Nous ne sommes pas seuls : Même combat en Belgique

Ce 24 mai ce sont plusieurs dizaines de milliers de manifestants qui ont défilé à Bruxelles (80.000 selon les estimations).

Même scénario en fin de manifs avec des casseurs en action sans doute pour décrédibiliser le mouvement et nourrir la presse réactionnaire contre le mouvement.

Incidents que le syndicat FGTB principal organisateur de la manifestation a d'ailleurs codamné :

"

La FGTB condamne ceux qui profitent de ses manifestations pour nuire non seulement à ses objectifs mais aussi et surtout aux personnes.

La FGTB apprend à l’instant que des incidents ont éclaté Gare du midi après la manifestation du front commun syndical.
fgtb.be

Et que fait la CES pour coordonner les luttes au niveau européen contre les directives issues de Bruxelles?

RIEN! NADA! NIENTE! ... NICHTS!

Alors c'est quand qu'on fait le bilan sur notre appartenance à la CES?

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Source de l'information le site du PRCF :

En Belgique, la Loi El Khomri s’appelle la loi peeters.

Même cause : les directives européenne de précarisation, de flexibilisation et de casse du droit du travail de l’Union Européenne. Il s’agit comme en France de mettre en place une soit disant « réforme structurelle » pour faire baisser les salaires. Faire travailler plus les salariés pour moins les payer et ainsi remplir les poches de l’oligarchie capitaliste.

Loi El Khomri, loi Kris Peeters ces deux loi répondent aux directives de « flexibilisation du marché du travail » édictée par la Commission Européenne et réclamée par le grand patronat. Illustrant le caractère de classe de l’Union Européenne, instrument du pouvoir dictatorial et totalitaire des multinationales, des banques, de l’oligarchie capitaliste contre les peuples. On y retrouve ainsi également l’inversion de hiérarchie des normes avec l’individualisation des négociations avec l’employeur pour contourner le fort contrôle syndical en place en Belgique. La loi Peeters prévoit l’annualisation généralisée du temps de travail et l’imposition de 100 heures supplémentaires non-récupérables et sans négociations préalables. Ces mesures feraient bondir la semaine travaillée de 38 heures aujourd’hui, à 45 heures demain. Cela ne vous rappelle rien si ce n’est la loi travail ? Le ministre – ex dirigeant d’un syndicat patronal – veut également la mise en place de contrat de travail zéro heure comme en Grande Bretagne avec l’instauration de contrats à temps partiel sans indications d’horaires de travail, pour des salarié.e.s « à la demande » ; un contrat intérimaire à durée indéterminé, pour une précarité à vie. Très logiquement la réponse de la classe des travailleurs en Belgique est la mobilisation.

Même logique : comme en France avec la Loi Travail, la Loi Peeters est directement écrite par le patronat, en application des ordres de la Commission Européenne. En Belgique c’est la droite et l’extrême droite nationaliste flamande (NVA) qui sont à la manœuvre. En France, la droite (PS) est à la manœuvre, avec le soutien objectif de la droite extrême (LR) et du FN qui exigent une répression féroce du mouvement social et le renforcement de l’exploitation capitaliste.

Même effets : les syndicats belges lancent un mouvement national pour obtenir le retrait de la loi Peeters. Avec une journée d’action ce 24 mai. Une manifestation nationale impressionnante (plus de 80 000 manifestants à Bruxelles) et des grèves très suivies notamment dans les transports publics. Et la FGTB prépare la grève générale pour obtenir le retrait de ce texte

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Sur le site du syndicat FGTB

Non à la loi Peeters de réforme du travail !

mardi, 24 mai 2016

 

 

80.000 manifestants étaient rassemblés aujourd’hui dans les rues de Bruxelles pour une manifestation en front commun syndical contre la loi Peeters de réforme du travail.

Les manifestants sont venus dire qu’ils en ont marre que ce gouvernement mène des politiques d’austérité « deux poids, deux mesures » qui font peser tous les efforts sur les travailleurs, avec ou sans emploi, en épargnant le capital.

Nous refusons que la durée de travail soit calculée sur une base annuelle, voire plus. La semaine de 38 heures serait de facto supprimée. Nous refusons d’être encore plus flexibles, de travailler plus sans aucune compensation et ce, en dehors de toute concertation sociale et donc de toute protection pour les travailleurs.

 

Le front commun syndical rappelle que des alternatives existent pour une société juste et solidaire :

  • sauvegarder et renforcer le pouvoir d’achat via l’indexation automatique des salaires et des allocations sociales et la liberté de négocier. Tous les indicateurs l’attestent, il n’y a plus de handicap salarial en Belgique.
  • préserver une sécurité sociale fédérale forte. Elle seule peut garantir une société solidaire.
  • offrir des services publics accessibles et de qualité. Ils sont le premier pouvoir d’achat des citoyens.
  • investir dans une relance et des emplois durables. Ils sont les moteurs de l’économie et les garants du bien-être des citoyens.
  • mettre en œuvre une justice fiscale. Pour être juste, cette fiscalité doit mettre à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital.
  • réduire collectivement le temps de travail, avec maintien du salaire et embauches compensatoires. Seule la réduction collective du temps de travail a permis et permettra de créer de l’emploi pour tous. Elle permettra également aux travailleurs âgés de travailler dans de meilleures conditions.
     

La mobilisation continue

  • Mardi 31/05/2016 : manifestation des services publics en front commun soutenue par le privé
  • Du 20/06/2016 au 24/06/2016 : sensibilisation dans les entreprises
  • Vendredi 24/06/2016 : grève nationale FGTB
  • Jeudi 29/09/2016 : manifestation fédérale interprofessionnelle en front commun
  • Vendredi 07/10/2016 : grève générale en front commun
  • Entre le 25/05/2016 et le 17/06/2016 : actions à thèmes

 

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