14 juin, casseurs épargnés, manifestants gazés : un témoignage

Publié le par FSC

14 juin, casseurs épargnés, manifestants gazés : un témoignage

Encore une confirmation de l'instrumentalisation des casseurs et du jeu trouble du pouvoir socialiste et du préfet de police de Paris Michel Cadot

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Publié le Par Kévin MONFILS de l'Aisne Nouvelle

 

Françoise Devaux, militante à la CGT d'Hirson (Aisne) , affirme avoir été violentée par les CRS lors de la manifestation à Paris.

 

Françoise Devaux montre la lettre qu’elle a adressé au député.

Elle est scandalisée. Françoise Devaux, militante historique de l’Union locale CGT d’Hirson, a adressé une lettre ouverte au député Jean-Louis Bricout (PS) vendredi. Pourquoi ? Elle y dénonce la violence des CRS dont elle et le groupe de manifestants auraient été la cible, mardi dernier lors du défilé contre la loi Travail à Paris.

« Arrivés en fin du parcours de la manifestation (…), nous avons subi un traitement digne de celui réservé à l’ennemi public numéro un de la France. Nous voulions rejoindre nos cars mais, surprise de taille, les forces de l’ordre avaient barré le passage au niveau de l’Esplanade des Invalides et nous interdisaient de regagner les véhicules garés tout près, place Vauban ! Plusieurs centaines de militants se sont alors trouvés bloqués à cet endroit avec d’un côté la Seine, au milieu les CRS et de l’autre les casseurs. »

« Les CRS nous ont aspergés de gaz lacrymogènes »

C’est alors que Françoise Devaux et les autres manifestants thiérachiens auraient été ciblés, selon le récit de la militante CGT : « D élibérément, les CRS nous ont aspergés de gaz lacrymogènes et repoussés avec les canons à eau alors que nous voulions juste regagner nos cars… Pendant ce temps, les casseurs pouvaient continuer allègrement leur action de destruction sans être inquiétés. Nous, participants pacifistes, avons été gazés et agressés par les CRS avec les canons à eau. Personnellement, j’ai été violemment agressée et j’insiste : il n’y avait aucun casseur de notre côté. L’ordre a bien été donné aux CRS d’intervenir en agressant délibérément les manifestants de la CGT sans aucune justification. »

« J’ai été très choquée »

« Je n’ai pas été physiquement blessée, mais j’ai été très choquée, commente la militante. On a regagné le car tant bien que mal. »

Dans sa lettre, elle s’en prend à Manuel Valls : « L e Premier ministre utilise politiquement les exactions de ces casseurs pour tenter d’interdire les prochaines manifestations organisées par (…) l’intersyndicale et veut décrédibiliser la mobilisation. Il doit arrêter son bras de fer contre la CGT et son mépris envers le secrétaire général Philippe Martinez. La seule solution à cette situation est l’arrêt du processus parlementaire concernant ce projet de loi, et l’élaboration d’un nouveau texte. »

« Je retournerai manifester le 23 juin »

Mais l’incident n’a en rien émaillé la détermination de Françoise Devaux : « Je ne changerai pas d’avis. Je retournerai manifester le 23 juin (date de la prochaine mobilisation prévue par les opposants à la loi Travail, NDLR). »

Une copie de la lettre a aussi été adressée au maire Jean-Jacques Thomas. « Je vais faire remonter cela au ministère de l’Intérieur, déclare de son côté Jean-Louis Bricout. Ce n’est pas normal, c’est scandaleux. »

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