A propos des dégradations contre le siège de la CFDT

Publié le par FSC

La CGT comme FO ont condamné les faits. (voir ci-après le communiqué de la CGT et la réaction de Jean-Claude Mailly).

Pourtant les médias ignorent cette réaction et feignent une victimisation de la CFDT comme si ceux qui luttent contre la loi travail approuvaient ces méfaits.

Idem pour Laurent Berger qui d'un côté reconnaît les condamnations des autres organisations syndicales et de l'autre s'inquiète "de la rareté " des réactions.

Pour ensuite suggérer un amalgamme avec le 51e congrès de la CGT.
Mais la légitime critique et accusation des dirigeants de la CFDT sur leurs positions pro-PS, pro MEDEF ne peut être amalgamée au comportement des casseurs qui par ailleurs n'ont cessé de porter préjudice au mouvement, jusqu'à offrir un prétexte au pouvoir pour justifier l'interdiction des manifestations contre la loi scélérate!

Et le respect de la démocratie c'est aussi et d'abord le respect de l'opinion et celui des engagements de campagne, d'une opinion qui malgré les manouevres diverses reste très majoritairement contre la loi travail!

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La déclaration de la CGT

La CGT condamne l'attaque et les dégradations commises contre le siège de la CFDT hier soir

Dégradations

Le siège de la CFDT a été attaqué, tagué et dégradé cette nuit par des individus cagoulés. De tels actes sont inadmissibles et condamnables.

La CGT est attachée à la démocratie et au pluralisme d'expressions. Quelles que soient les appréciations ou opinions divergentes qui peuvent s'exprimer comme c'est le cas pour la loi travail, la CGT ne cessera pour autant de se battre pour que vive un réel débat démocratique.

Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence !

Depuis plusieurs mois, des « casseurs » sévissent devant le cortège des manifestations et se sont attaqués au service d'ordre des organisations syndicales. Les exactions d'hier soir alimentent de nouveau la violence, avec pour seul objectif de détourner l'attention du cœur du problème qu'est la loi travail rejetée par une très large majorité des français et des organisations syndicales.

Plus que jamais cela confirme la très grande responsabilité du gouvernement à permettre la sortie de l'impasse.

Montreuil, le 24 juin 2016

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Jean-Claude Mailly @jcmailly

Au delà des divergences syndicales dégrader des locaux syndicaux est inacceptable et condamnable

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La CFDT

« Un coup porté à la démocratie »

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé jeudi soir sur Twitter « un coup direct porté à la démocratie ».

Vendredi, sur plusieurs médias, il s’est inquiété de la rareté, selon lui, des réactions après cette « attaque violente » consécutive à une nouvelle journée de mobilisation des syndicats opposés à la loi Travail, avec pour point d’orgue un défilé parisien qui s’est déroulé sans incident.

Laurent Berger a dit sur Europe 1 avoir reçu un SMS du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, « condamnant sans réserve ces attaques ». Sur Twitter, Jean-Claude Mailly, dirigeant de Force ouvrière (FO) a écrit : « Au-delà des divergences syndicales, dégrader des locaux syndicaux est inacceptable et condamnable ».

« Chacun [doit] élever le débat »

« Quand on entend parfois des attaques qui insultent la CFDT, qui insultent les militants de la CFDT, on alimente ce qui peut se passer », a estimé Laurent Berger sur Europe 1, évoquant à mots couverts le congrès de la CGT d’avril dernier, où Philippe Martinez avait qualifié d'« erreur » le rapprochement avec la CFDT et des militants avaient fustigé la « CFDT qui trahit ».

Le syndicat réformiste est favorable à la réforme du Code du travail rejetée notamment par la CGT et FO.

« Je n’attaque personne, je n’accuse personne, surtout pas d’autres organisations syndicales, mais je crois qu’il faut que chacun élève le débat », a dit le numéro un de la CFDT.

« Je suis inquiet du climat délétère qui se développe dans notre pays, et je suis inquiet qu’il n’y ait pas plus de voix pour condamner les violences et en appeler à la raison », a-t-il dit.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a condamné jeudi soir dans un tweet « une attaque intolérable contre la démocratie sociale ».

 

 

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Gourmel Michel 25/06/2016 10:48

Le gouvernement ayant perdu toute majorité et toute légitimité depuis le 24 août 2014, ne survit depuis que grâce à des attentats qui tombent à pic pour justifier sa politique et ses Lois scélérates et liberticides.

Hollande a chassé les communistes dès le 15 mai 2012, les écologistes sont partis le 31 mars 2014. Le 24 août 2014, c’est la gauche du PS qui est partie ; À cette date, dans une démocratie, le pays et le parlement étant ingouvernables, le PS aurait du retourner devant les électeurs, mais ils ont choisi de rester, de passer en force, bien que les sondage se soient très logiquement effondrés, le PS ne survivant que grâce à des attentats miraculeux tombant exactement à la date où il en avait besoin, mais on l’oublie aussi souvent, avec l’intensité exacte dont il avait besoin : Charlie Hebdo, permettant de passer les Lois scélérates et liberticides Macron et Cazeneuve, le Vendredi 13 permettant de faire remonter le PS de la 3ème à la 2ème place voir 1ère pour les régionales et l’État d’urgence, qui permet une violence totale du PS et de sa police à majorité FN contre le peuple ; assassinat de 2 flics pour dissimuler 1,3 millions de manifestants contre la Loi El Komri …