La lutte à la SNCF et les grandes manoeuvres

Publié le par FSC

La lutte à la SNCF et les grandes manoeuvres

Le conflit à la SNCF revet un enjeu stratégique pour les cheminots et pour le mouvement.

Manuel Valls et Guillaume Pépy estiment que les accords conclus avec la CFDT et l'UNSA sont bons et que dès lors la grève est devenue "incompréhensible".

C'est dans l'ordre des choses.

En défaveur des travailleurs.

La CFDT et l'UNSA s'apprêtent à signer l'accord.

C'est dans l'ordre des choses : les syndicats jaunes signent tous les reculs sociaux, les remise en cause des conquis de haute lutte par nos anciens!

Les médias aux ordres embouchent les trompettes de "la grève qui a trop duré" et Claire Servajean de France inter interviewant un délégué de Sud rail l'accuse pratiquement de mener une grève politique.

Sans pratiquement rien dire qui concerne les revendications des travailleurs!

Or de l'extérieur on peut faire deux constats :

  • l'accord qui est proposé ne concerne que les salariés strictement SNCF et non l'ensemble des salariés du ferroviaire et exclue donc des milliers de salariés du secteur privé.

 

  • Une clause de l'accord fait référence à

« l’introduction d’un régime dérogatoire qui permettra à la direction de remettre en cause chaque disposition reprise dans l’accord ».

 

Autrement dit l'esprit qui préside à ces accords ne garantit aucun engagement pris puisque des dérogations locales peuvent tout remettre en question et la porte demeure totalement ouverte à la mise concurrence des salariés et au dumping social généralisé.

L'accord proposé est donc totalement en phase avec la colonne vertébrale de la loi travail qui repose sur l'inversion de la hiérarchie des normes et la mise en place d'un dumping social à l'intérieur des branches et en France venant se superposer au dumping social européen et international.

En tordant au passage toutes les protections de la loi et du code du travail.

On comprend donc l'empressement de Valls à en terminer avec la grève des cheminots!

Voilà la donc pour le constat!

Mais bien sûr c'est aux cheminots et à leurs organisations de lutte que revient le dernier mot.

Commenter cet article