La manif interdite : les coulisses d'une décision et le recul du pouvoir

Publié le par FSC

UNE TRAHISON DE PLUS

UNE TRAHISON DE PLUS

C'est devant la fermeté syndicale et le tollé qui a suivi l'annonce de l'interdiction que le pouvoir a été contraint d'autoriser la manifestation.

Et ce n'est pas sans zizanie au sein même du pouvoir, montrant son isolement et la possibilité de le contraindre au recul AUSSi sur la loi travail dont il ne nous faut pas perdre de vue que c'est elle l'enjeu essentiel de la lutte!

___________________________________

Le Figaro

Face aux appels à braver l'interdiction de manifester, le gouvernement recule

et ajoute :

Le PCF, EELV et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon accusent le gouvernement de dérive autoritaire. La place Beauvau a finalement trouvé un compromis avec les syndicats.

«Faut être un dingue isolé dans un bureau pour croire que cette interdiction de manifester allait passer!», lance Alexis Corbière, porte parole de Jean-Luc Mélenchon, interrogé ce mercredi midi sur Canal +. Quelques heures plus tôt, la préfecture de police de Paris annonçait l'interdiction de la manifestation contre la loi travail prévue jeudi à Paris, avant de se raviser à la dernière minute. Plusieurs composantes des organisations syndicales avaient répondu qu'elles ne se soumettraient pas à cette décision. «On ne restera pas les bras croisés», prévenait notamment Jean-Claude Mailly (Force ouvrière) au micro de Jean-Jacques Bourdin. Les représentants de FO et de la CGT ont été reçus ce mercredi place Beauvau et sont parvenus à infléchir l'interdiction.

_______________________________

BFMTV 22/06/2016 à 16h52

 

Alors que la manifestation de jeudi est finalement autorisée, le Premier ministre tente de prouver mercredi l’unité de l’exécutif. Sa volonté d’interdire le rassemblement a pourtant provoqué une scission au sein de la gauche. Ce revirement serait-il un désaveu pour Manuel Valls? Un constat que Matignon se refuse à considérer.

Commenter cet article