Le point de vue d'Annie Lacroix-Riz

Publié le par FSC

Le point de vue d'Annie Lacroix-Riz

Notre camarade Annie Lacroix-Riz, historienne, a accepté de commenter ces violences d'état contre le mouvement social qui se situent désormais à un niveau inusité depuis des décennies.

Contre le mouvement social et face à la crise du Capitalisme, comme dans les années 30, la classe capitaliste choisit la fascisation

Ce blocage des rues est systématique depuis les manifestations contre la loi El Khomri, et on ne peut avoir de doutes sur les provocations destinées à fabriquer un « juin 1968 » pour tenter d’esquiver le mai, qui a, on nous l’a fait oublier depuis des décennies, été le plus grand mouvement social français depuis 1936.
C’est à ce niveau-là qu’il faut porter la réaction contre cette politique « européenne » de casse systématique de près d’un siècle d’acquis sociaux ;
Autrement, le camp patronal ira plus loin car, comme disait en 2008 Christian Streiff, lieutenant des Peugeot, il n’y a pas de limite à la baisse des prix de revient.
L’article de Martine Orange dans Mediapart vient de rappeler ce qui ne bénéficiait guère, jusqu’ici, de notoriété  : tous les peuples d’« Europe » promis au pain sec en même temps.
Ah, quel utile « paravent » que les « consignes européennes » pour une « stratégie du choc », violente au surplus, elle l’est toujours.
La « gauche gouvernementale » prétend désormais circonscrire la droite et l’extrême droite (si proches l’une de l’autre) en pratiquant ouvertement leur ligne, non seulement sociale mais répressive, comme Daladier en 38-40, et avec des intentions formellement démontrées, pour l’ère pré-Pétain, par les sources historiques.
Il serait temps de regarder en face son histoire, notamment celle des grandes crises du capitalisme…
Je manifeste depuis la deuxième moitié des années 1960, et je n’ai vu un tel comportement policier que dans lesdites sources, par exemple contre les travailleurs de Renault en novembre 1938.

Commenter cet article