Valls et la suite des provocations dans la manif parisienne d'hier

Publié le par FSC

Nous renvoyons à notre déclaration de ce matin :

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/06/puissance-de-la-manifestation-a-paris-traitement-scandaleux-de-l-information-et-casseurs-au-service-de-qui.html

 

Les déclarations de Valls montre bien comment les casseurs sont utilisés et quels intérêts ils servent : parvenir à interdire les manifestations.

ci-après les déclarations de Valls à france inter et la réplique et le communiqué de la CGT :

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VALLS et Hollande dixit :

Et François Hollande d'ajouter,

ce mercredi 15 juin en Conseil des ministres  

"Il n'y aurait plus d'autorisation de manifester si la préservation des "biens et des personnes" ne pouvait être "garantie".

"Les conditions dans lesquelles on autorise une manifestation sont une discussion entre les organisateurs et les autorités représentant l'Etat. Si les conditions ne sont pas réunies pour protéger les biens personnels ou publics, et pour l'instant elles ne le sont pas, à ce moment-là les décisions seront prises au cas par cas de ne pas autoriser les manifestations", a-t-il insisté.

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-15-juin-2016

Manuel Valls provoque :

Sur la manifestation contre la loi travail mardi 14 juin

« Il y a eu sur toute la France moins de manifestants que dans les autres rendez-vous »
« Le Gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat de négociations avec les syndicats, c’est un texte qui est bon pour les salariés, pour les entreprises, qui créé de nouveaux droits »
« Il y a une vraie clarification sur ce qu’est le dialogue social au sein de l’entreprise, c’est pour cela que le texte est moderne (…). Il permet aussi une clarification sur l’idée du dialogue social dans la société française »
« Si ce texte n’allait pas jusqu’au bout, ce serait la victoire de ceux qui peuvent bloquer un texte dans la rue où ceux qui voudraient faire passer en force leur vision ultra-libéral de la société »
« Je ne parle pas de concessions mais de compromis »
« Il y a eu un accord avec la SNCF qui avait été préparé depuis plusieurs mois par Alain Vidalies (…) qui prépare la SNCF aux grands défis tout en protégeant les cheminots »
« Sur l’article 2 comme sur les autre articles de la loi, de mon point de vue, ne peuvent pas bouger »

Violences en marge de ces cortèges
« J’en appelle à la responsabilité de la CGT qui hier était débordé. Il y avait beaucoup plus d’ultras que d’habitude. Ils voulaient frapper, s’en prendre à la police, sans doute tuer »
« Il y a eu une attitude ambiguë du service d’ordre de la CGT qui n’assume plus ses responsabilités »
« Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Au cas par cas, nous prendrons nos responsabilités. On ne peut plus avoir ce spectacle désolant»

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Réaction de la CGT

Aux propos inacceptables du Premier Ministre

Manuel Valls

mercredi 15 juin 2016

Le Premier Ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.

Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la Préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.

Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.

En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations a su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police.

Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.

Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.

Montreuil, le 15 juin 2016

 

 

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