Le licenciement de Vincent Martinez d'Air France : Je paie le conflit entre mon syndicat et le gouvernement sur la loi travail!

Publié le par FSC

Le licenciement de Vincent Martinez d'Air France : Je paie le conflit entre mon syndicat et le gouvernement sur la loi travail!

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« Un coup de massue », c’est ce qu’a ressenti Vincent Martinez, délégué CGT Air France accusé d’être impliqué dans l’affaire dite de la « chemise arrachée », en apprenant que le ministère du Travail  avait validé lundi son licenciement. En janvier, l’Inspection du travail, saisie en cas de licenciement d’un salarié protégé, avait refusé son licenciement pour faute lourde. La direction de la compagnie aérienne avait alors formé un recours auprès du ministère du Travail, qui a rendu son avis lundi.

«Je paie le conflit entre mon syndicat et le gouvernement sur la loi travail»

« Je suis très surpris, très surpris », a réagi Vincent Martinez lundi, sur Europe 1. « Ça fait toujours un petit coup de massue de recevoir ce courrier. On s’attendait peut-être à ce que le ministre confirme la décision de l’inspection du travail, sur le fait qu’il n’y avait aucune faute lourde qui pouvait justifier le licenciement », a déclaré le représentant du personnel (CGT), magasinier à la maintenance.

«Je paie le conflit entre mon syndicat et le gouvernement sur la loi travail. Le gouvernement a voulu casser un délégué CGT. L'histoire de la chemise arrachée, je n'y suis abslument pour rien. Il n'y a eu aucune violence dans mon geste», a-t-il également affirmé. Son employeur l’accuse d’avoir pris part à l’agression du directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, et de deux vigiles, lors d’une manifestation contre les suppressions d’emplois à Air France, le 5 octobre 2015.

La décision de la ministre du travail Myriam El Khomri d'invalider une décision de l'Inspection générale du travail n'a «rien d'exceptionnel» : le ministère annule environ un tiers des 1.900 décisions contestées dont il est saisi chaque année, selon la Direction générale du travail (DGT).

 

Une « contre-attaque »

Le délégué CGT assure avoir fourni à l’inspection du Travail et au ministère du Travail une vidéo montrant son « rôle de modérateur » lors des échauffourées du 5 octobre. Il a jugé sur Europe 1 qu’il s’agissait d’une « décision un peu politique » et a annoncé qu’il comptait « contre-attaquer ». Il conserve la possibilité de former un recours de la décision de la Direction générale du travail devant le tribunal administratif.

La candidate à la primaire du Partis socialiste Marie-Noëlle Lienemann, a quant à elle estimé ce mardi sur France Info que le licenciement du syndicaliste est «une grande maladresse [et] un mauvais signal pour le monde syndical qui a déjà été pas bien traité du tout dans le débat sur la loi travail où on parle à longueur de journée de dialogue social [...] C'est des décisions à l'emporte-pièce».

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