L'Hôpital malade de la financiarisation : exemple de Montfavet dans le Vaucluse

Publié le par FSC

Là aussi le seul argument opposé aux salariés par les gestionnaires placés à la tête des hôpitaux c'est la rentabilité : "Nous perdons chaque année 800.000 euros" leur assène le directeur!

Mais à l'unisson du professeur Grimaldi nous ne cesserons de rétorquer :

l'hôpital n'est pas une entreprise comme les autres, la santé n'est pas une marchandise!

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Source : France Bleu

Le comité technique d'établissement de l'hôpital de Montfavet (Vaucluse) a été perturbé par la CGT. Quelque 70 salariés se sont imposés pour s’inquiéter des suppressions de postes dans les services de soins psychiatriques pour enfants. La direction défend des mutualisations pour préserver l'emploi.

Soixante dix agents de l'hôpital de Montfavet se sont imposés jeudi au comité technique d'établissement de l'hôpital spécialisé de Montfavet. Ils ont empêché la réunion de se tenir normalement car ils souhaitaient des précisions sur la restructuration des soins psychiatriques pour enfants en Vaucluse.

Le directeur de l'hôpital est pris à partie par Karine Magne, syndicaliste de la CGT : "On vous reproche votre mépris et votre méthode." Mais Jean-Pierre Staebler leur rétorque : "Laissez-moi parler ! On est dans l'urgence : chaque année nous perdons 800 000 euros."

Depuis cet été, les salariés s'inquiètent de possible fusions des hôpitaux de jour. Ils demandaient un moratoire. La direction a confirmé des restructurations pour sauver les emplois avec des ajustements d'effectifs.

La CGT dénonce l'absence de projet médical et le risque de suppression d'une vingtaine de postes. Le personnel soignant pointe également l'éloignement des structures qui fusionneront.

 

 

 
 

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