L'Hôpital malade de la financiarisation

Publié le par FSC

L'Hôpital malade de la financiarisation

Ce lundi les médecins hospitaliers sont appelés à une grève massive.

Pour réclamer une meilleure appréciation de leur temps de travail et une revalorisation des carrières à l'hôpital, confronté à une pénurie de praticiens. Ils sont invités à cesser le travail toute la journée de lundi puis toutes les soirs et toutes les nuits, Avenir Hospitalier et la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) soutenant le mouvement initialement lancé par le syndicat d'anesthésistes SNPHAR-E.

«A l'heure où près de 30 % des postes de praticiens hospitaliers (PH) sont vacants, ce chiffre et nos conditions de travail s'aggravent chaque année», s'était alarmée son intersyndicale au début du mois. En cause, notamment, le temps de travail des PH: censé ne pas dépasser les 48 heures hebdomadaires, il se rapproche «plutôt des 60 heures», explique M.Doppia. Dénonçant le «flou réglementaire» encadrant les obligations de service des médecins, les intersyndicales souhaitent une meilleure prise en compte des gardes et des mesures permettant aux praticiens de «maîtriser» leur temps de travail.

Une autre grève, à l'appel cette fois des cinq intersyndicales de PH, est d'ores et déjà prévue le 12 octobre.

Marisol Touraine se prévaut de la réduction du "trou de la sécurité sociale" : c'est au détriment des personnels et des usagers.

Ils veulent en fait tuer l'hôpital public au profit des cliniques privées et des assurances comme celles dirigées par le frère de Sarkosy, Malakoff Médéric!

Comme le dit le Professeur Grimaldi ce matin sur France Culture les hôpitaux sont gérés comme des entreprises privées avec le paiement à l'acte et des contraintes budgétaires draconiennes primant sur l'acte médical lui-même.

Il est temps que personnels et usagers interviennent de concert pour renverser cette logique mortifère et redonner au système de santé son statut de service publique échappant à la rentabilité et aux profits privés!

Et sait-on par exemple que le système de santé américain largement dominé par le privé et les assurances coûte beaucoup plus cher que notre système de santé (17% du produit intérier brut contre 11% en France).

 

Commenter cet article