Ne pas leur laisser une minute de répit!

Publié le par FSC

Ils espéraient pouvoir enterrer la résistance contre la loi anti-travail à coups de mensonges et de dénégations.

Pour eux depuis qu'il a commencé en mars le « mouvement s’essouffle »…

Jeudi 15 septembre, c'était prétendent-ils un « baroud d'honneur » et la « dernière manifestation ».

Pratiquement TOUS (France inter, France Culture, TF1, la 2, BFM, Europe 1 …) récitent la même antienne soufflée par leurs maîtres !

Pourtant la réalité les dément cruellement : les rassemblements de ce 15 septembre ont été plus importants que ceux de juillet et malgré la trêve estivale la détermination demeure intacte appuyée sur un soutien populaire majoritaire.

 

A présent ils misent sur d' éventuelles divergences entre les organisations engagées unitairement depuis le début du mouvement (FO qui ne souhaite pas reconduire les manifestations) ou sur la concurrence qui pourrait resurgir à l'occasion des élections dans les Très petites Entreprises et qui participeront à la mesure de la représentativité.

 

Mais en bas le climat social est davantage à la lutte qu'au renoncement :

 

 

  • l'annonce de la fermeture du site Alstom de Belfort annonce une réplique forte malgré les manœuvres et les mensonges du pouvoir et le 27 septembre plusieurs initiatives, rassemblements, grèves sont prévus
  • de nombreux conflits se déroulent dans de nombreuses entreprises comme c'est par exemple le cas à la fonderie du Poitou où le 8 septembre dernier les travailleurs se sont mis en grève pour exiger l'embauche en CDI de 90 intérimaires !

  • des rassemblements de solidarité combatifs et amples se préparent contre la répression syndicale avec 2 rendez-vous importants : le 27 septembre à Bobigny auprès des 16 d'Air France et les 19 et 20 octobre à Amiens auprès de nos camarades de Goodyear.

  • Le 15 les infirmier-e-s confronté-e-s aux suppressions massives de postes (22.000) au stress permanent, aux suicides qui en sont la conséquence.

  • Le 29 septembre c'est au tour des retraités de battre le pavé !

 

La résistance à l'application de la loi anti-travail doit se poursuivre sous de multiples formes, des entreprises aux localités et aux régions en passant par de nouvelles initiatives nationales !

 

En même temps sur le terrain des revendications de salaire, de réduction du temps de travail, d'emploi, de défense des services publics, de la sécu, de la santé, de refus de « l’ouverture à la concurrence » synonyme de privatisations, … nous ne devons rien lâcher et partout travailler à convaincre les travailleurs que sans lutte et sans perspective de rupture avec l'UE et le pouvoir de l'oligarchie, nous n'obtiendrons rien … d'autre que des régressions infinies !

 

Et qu'à une attaque tous azimuts doit répondre la construction d'une convergence des luttes contre cette politique de casse de tous les acquis pilotée depuis Bruxelles et appliquée par les gouvernements successifs.

 

Ce qui pose parallèlement la question du retrait d'une CES totalement muette et passive durant tout le conflit loi anti-travail.

Et qui ne s'active comme en ce moment que pour appeler à sauver l'Union européenne, à « Travailler pour une Europe meilleure » en parfaite complémentarité dans le champ syndical avec la rencontre des chefs d'état à Bratislava qui eux après le Brexit veulent rendre « l'Europe attrayante ».

 

Nous devons harceler le patronat et le gouvernement socialiste véritable serviteur et allié du MEDEF.

Nous devons dénoncer leur stratégie de répression policière, d'intimidation et de provocations orchestrées pour tenter de museler le mouvement de protestation !

Pas un jour sans l'expression de notre mécontentement et notre volonté d'obtenir des résultats !

En s'adressant largement aux travailleurs comme aux précaires et aux sans emploi !

En désignant les responsables de la situation qui nous est faite et plus particulièrement : le patronat, le gouvernement socialiste, l'Union européenne.

En travaillant à la construction du TOUS ENSEMBLE qui écarte les entreprises de division et de diversion pour reléguer la question sociale et faire oublier les responsabilités dans l'actuelle situation.

 

Le Front Syndical de Classe

16 septembre 2016

 

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