17e congrès de la FSM : jeudi 6 octobre

Publié le par FSC

17e congrès de la FSM : jeudi 6 octobre

De notre délégué au congrès, Jacky OMER

Toute ja journée était consacrée aux interventions des délégations.
La fin de matinée a été marquée par la venue et intervention de la ministre du travail, (pas El Khomri), qui souhaite la réussite de notre lutte qui a souhaité la réussite de notre lutte en France.
La séance se cloturant par l'élection du Président de la FSM, 2 candidats étant en lice; et c'est vendredi que nous connaîtrons le résultat de ce scrutin.
 
A préciser, une seule intervention par pays, limitée à 7' minutes.
Les grands pays sont intervenus en premier: Chine, Brésil, Inde, cette succession ressemblant fort à une intervention des pays constituat ce qu'on appelle les BRICS agiissant souvent de concert face aux prétentions au diktat des etats-Unis ( Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud ...)
La Russie intervenant juste après la délégation des USA.
Pour l'Union Européenne, 10 pays sont représentés, dont l'Italie avec son syndicat de base (USB) regroupant plisieurs centaines de milliers d'adhérents.
Les interventions mettant fortement en accusation l'exploitation capitaliste et la remise en cause de toutes les conquêtes sociales.
Tous réclamant à leur manière et leurs spécificités la construction d' un mouvement universel de lutte de classe pour libérer les peuples de l'étau écrasant de l'exploitation capitaliste et de la répression qui l'accompagne!
 
Le CamaradePhilippe  Bélair de la CGT.Guadeloipe, est également intervenu et a lancé un appel international demandant une aide car les militants de son organisation subissent des attaques qui visent l'existence même de l'organisation à qui bien sûr on ne pardonne pas d'agir à partir d' une orientation de lutte de classe.
Ces attaques allant des pressions  physiques, aux amnoeuvres juridiques visant à priver l'organisation de tout moyen financier, avec l'objectif de faire taire la CGT-G!
Pour la France, c'est un jeune camarade de la Fédération de la Chimie qui est intervenu, son intervention recoupant en grande partie l'intervention du Front Syndical de Classe (Voir ci-après).
 
On pourra cependant regretter que si  l'attitude et les orientations de la CSI ont bien été dénoncées, rien n'a été dit en revanche sur la Confédération Européenne des Syndicats et les responsabilités de l'Union Européenne dans les politiques menées contre les travailleurs et contre les peuples et qui  ne peuvent être niées.
Ce que le FSC n'a pas manqué de faire remarquer.
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Contribution du Front Syndical de Classe (France) au congrès de la FSM, à Durban, Octobre 2016

 

En France, outre les nombreuses actions locales ou sectorielles, le printemps 2016 a vu le développement d'importantes luttes interprofessionnelles contre la loi dite El Khomri, ministre, depuis le début de lannée 2016.

Lensemble de ces luttes sopposent frontalement à la régression sociale tous azimuts, pilotées par l'UE, le grand patronat et appliquée par les gouvernements successifs avec le soutien d'organisations syndicales jaunes, telles la CFDT et la CES, (confédération européenne des syndicats).

Pour ceux qui douteraient, de la loi El Khomriimpudemment appelée « travail », est  l'application servile des recommandations européennes adressées à la France et qui trouvent leur pendant avec le Jobs Acten Italie (dans la langue de Dante !) ou la loi Peteersen Belgique. Elle est la suite logique et programmée de la politique menée depuis des années au service des grandes entreprises, dont lANI, lois Macron, (ministre des finances), casse des retraites, des services publics, de la sécurité sociale, des salaires, de lemploile tout couronné de la criminalisation syndicale pour celles et ceux qui osent sattaquer à la classe dominante ! Cela nous rappelle la période bien triste de loccupation de la France par les Nazis !

Pendant ce temps, en France, les profits des actionnaires et les salaires des patrons du CAC 40 explosent de manière insolente (entre janvier et juillet 2016, les seules entreprises du CAC ont accumulé plus de 40 milliards deuros de profits, (600 milliards de Rand) en hausse de 4% par rapport à 2015 !).

 

Face à elle, un grand mouvement social s'est levé dans notre pays qui fera date car il a vu le retour sur le devant de la scène de secteurs clés de la classe ouvrière et d'une CGT renouant avec ses traditions combatives et à ses fondamentaux de lutte en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec la CFDT.

 

Face à la résistance populaire, pour passer en force, après avoir utilisé le 49-3, loi qui efface la démocratie populaire, contre des parlementaires récalcitrants, le gouvernement utilise depuis sans retenue police, justice et médias aux ordres. 

Il y avait eu des coups de semonce : syndicalistes CGT d'Air France et de Goodyear traînés sur la place publique et devant la justice, dénonciations par les responsables syndicaux de la police des consignes de laisser faire les casseurs lors des premières manifestations contre la loi travail, assimilation du blocage des raffineries à du terrorisme par des journalistes de cour dans des organes de presse appartenant à des milliardaires…

 

 

Mais dans les masses, tout comme dans les structures de base syndicales, le climat social en France est davantage à la lutte qu'au renoncement :

 Lannonce de la fermeture du site Alstom de Belfort annonce une réplique forte, 

 De nombreux conflits se déroulent dans de nombreuses entreprises, 

 Des rassemblements de solidarité combatifs et amples se préparent contre la répression syndicale avec des rendez-vous importants, en autres:

    - celui devant le tribunal qui a eu lieu le 27 septembre à Bobignyauprès des 16 d'Air France,

    - ceux des 19 et 20 octobre à Amiens auprès de nos camarades de Goodyear.

 

La résistance à l'application de la loi anti-travail doit se poursuivre sous de multiples formes, des entreprises aux localités et aux régions en passant par de nouvelles initiatives nationales !

 

En même temps, sur le terrain dautres revendicationsse font entendre pour :

-    laugmentation des salaires et des pensions, la réduction du temps de travail, des créations emplois, la défense des services publics, de la sécurité sociale, de la santé, le refus de « louverture à la concurrence » synonyme de privatisations.

Un mot dordre simpose: "rien lâcher et mener partout une bataille idéologique pour convaincre le monde du travail, qui est le seul a produire des richesses, que sans luttes et sans perspectives de changement de société, de rupture avec l'UE et le pouvoir de l'oligarchie, nous ne subirons rien d'autre que des régressions infinies ".

 

Face à ces attaques tous azimuts nous devons répondrepar la construction d'une convergence des luttescontre cette politique de casse de tous les acquis,pilotée depuis Bruxellesappliquée par les gouvernements dhier et daujourdhui.

 

Syndicalement, pour le FSC, cela pose parallèlement la question du retrait d'une CES (confédération européenne des syndicats) qui a été totalement muette et passive depuis ce début dannée et durant tout le conflit loi anti-travail. A linverse, elle s'active,comme en ce momentpour appeler à sauver l'Union européenne, à « Travailler pour une Europe meilleure » en parfaite complémentarité dans le champ syndical avec la rencontre des chefs d'état à Bratislava qui eux après le Brexit veulent rendre « l'Europe attrayante ».

Le soutien de la FSM à la lutte des travailleurs français, la visite de son secrétaire général à Marseille,en plein conflit sont à cet égard des éléments extrêmement importants pour combattre les impasses du syndicalisme d'accompagnement et decollaboration de classe dont la CES et de la CSI(confédération syndicale internationale) sont le fer de lance. 

 

Notre association, le Front Syndical de Classe relaie de manière permanente les prises de position de la FSM et mène une campagne récurrente, en particulier en direction des militants et des structures de la CGT,pour le départ de la CES, la reprise de contact et l'adhésion à la FSM.

 

Nous pensons, qu'avec d'autres, notre intervention permanente sur le terrain de la lutte des idées, en liaison avec l'actualité sociale et politique, avec les problèmes concrets qui se posent au syndicalisme et aux travailleurs n'est pas sans effet sur l'évolution de la réflexion et de l'attitude des militants.

 

En s'adressant largement aux travailleurs comme aux précaires et aux sans emploi, en travaillant à la construction du TOUS ENSEMBLE en MEME TEMPS, qui écarte les entreprises de division pour reléguer la question sociale et faire oublier les responsabilités dans l'actuelle situation.

 

Camarades, LA REGRESSION SOCIALE, TOUT COMME LA CRIMINALISATION SYNDICALE, NE SE NEGOCIENT PAS, ELLES SE COMBATTENT !

 

 

 

 

 

 

 

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