Ecopla doit vivre !

Publié le par FSC

Dans ce cas aussi la lutte est engagée pour le maintien de l'emploi et de l'entreprise.

Dans ce cas aussi ce sont les travailleurs qui se montrent attachés viscéralement au maintien de la production sur le territoire national;

Dans ce cas aussi il faut s'interroger sur le rôle des tribunaux commerciaux composé de dirigeants d'entreprise et qui sont donc presque toujours enclins à formuler leurs jugements en faveur du patronat et des actionnaires comme on peut aussi le constater dans ce cas

 

"Les juges des tribunaux de commerce sont des dirigeants d'entreprises. Ils sont désignés par une élection à deux degrés auprès de leurs pairs"

La bataille pour l'emploi et pour le contrôle par les travailleurs des outils de production passe aussi par la critique et la dénonciation des institutions de commerce au service le l'exploitation des travailleurs.

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Source : le site confédéral de la CGT

 

Liquidation judiciaire

Les ex-salariés d’Ecopla se battent contre la décision du tribunal de commerce

lundi 8 août 2016 , par EB

Ecopla, unique fabricant français de barquettes aluminium, est passé entre les mains d’actionnaires financiers étrangers successifs qui ont vidé les comptes de la société, s’appropriant sans motif la trésorerie. Un groupe de salariés d’Ecopla, lutte depuis plusieurs années pour reprendre l’entreprise située en Isère.

L’entreprise dépossédée de sa trésorerie

Entre 1996 et 2006, Ecopla a été revendue plusieurs fois. En 2008, les banques anglaises créancières ont acquis l’entreprise et finalement, en 2012, Jerry Ren, un propriétaire d’entreprises anglaises devient le patron d’Ecopla.

Mais peu après l’arrivée de ce buisnessman, le chiffre d’affaires chute. 22,5 millions d’euros en 2012 contre 12,9 millions en 2015. En mars 2016, l’entreprise ayant été dépossédée de sa trésorerie, est finalement mise en liquidation judiciaire.

Le tribunal de commerce écarte le projet de Scop

Sur 77 employés au total, un groupe de salariés montent alors un projet de Société Coopérative et Participative (Scop). Avec un tour de table de 2,3 millions d’euros et le soutien de ses clients et partenaires financiers, les salariés ont pu proposer une offre de reprise au Tribunal de Commerce de Grenoble.

La décision du tribunal est tombée en juin dernier. Il a préféré choisir l’offre du groupe italien Cuki qui a proposé de racheter les machines et outillages pour 1,5 million d’euros, permettant ainsi de rembourser les créanciers mais sacrifiant les 77 emplois. Les salariés ont fait appel.

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article dans le journal l'Humanité :

Ecopla doit vivre !

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