Octobre 1941, octobre 2016, il y a 75 ans

Publié le par FSC

Source : le site de Canaille le Rouge

Commémoration

à la bourse du travail

de Paris

Ce 13 octobre 2016, à la Bourse du travail de Paris, à l'occasion du 75e anniversaire des exécutions de masse de l'automne 1941, il a été rendu hommage aux syndicalistes résistants assassinés par les nazis à Chateaubriant, Souge, au Mont Valérien, à Caen, tous "sélectionnés" par le régime de Pétain et son ministre de l'intérieur Pucheu dirigeant du Comité des forges et du CGPF (MEDEF de l'époque) à partir de listes établies depuis des années par les renseignements généraux et les milices patronales.

Parmi les 239 noms portés par les deux plaques de marbres scellées au plafond de la Bourse du Travail ceux des dirigeants syndicaux assassinés dès le 22 octobre et la liste interminable (et non closes tant les travaux d'histoire l'ont enrichie) de ceux qui travailleuses et travailleurs du département de la Seine, devenus dirigeant(e)s de leur syndicats, de leur fédération parfois investit de mandat électifs à l'image de Charles Michels secrétaire général de la fédération CGT des cuirs et peaux et député communiste du 15e ont été réprimés,torturés, massacrés.

Est-ce un hasard si 95% de ces fusillés, guillotiné(e)s, déporté(e)s inscrits sur ces plaques étaient des communistes, les plus investit dans le combat révolutionnaire anticapitaliste et que pour cela la droite fasciste française et son patronat la pilotant depuis le début des années 30 voulaient faire taire, puis après 36 cherchaient vengeance et travaillaient par tous les moyens à l'anéantissement du mouvement populaire.

Oui, la réaction Versaillaise celle de Thiers avait ses héritiers à Vichy. Oui,elle perdure d'Hénin Beaumont à  Hayange ou à Frejus, tout comme elle était hier soir sur les plateaux de la Bouygovision et migrera vite sur ceux de la Solférinovision. 

Oui comme les patrons de la Compagnie des Chemin de fer du Nord en 1871 exigeait la répression sans pitiés des communards, ceux des compagnies d’électricité (Mercier)  de l'automobile (Renault) de la Chime (Claude) et la cohorte des spéculateurs, boursicoteurs (et au passage spoliateur des biens juifs) se sont déchaînés contre la classe ouvrière et l'organisation syndicale qui continue le combat contre le patronat. Il tentent aujourd'hui de reprendre leurs pratiques héréditaire de répressions sociales  de criminalisation des luttes.

Au lendemain d'une émission de télé où les nourrisseurs des chiens de garde ont donné la parole à sept salopards appelant durant tout leur glauque numéro à prioritairement en découdre avec la CGT et en annonçant la suite du détricotage de tous les droits sociaux construits sur la défaite de leurs aînés et pairs en 1944.

Mesurons bien comment cela se produit avec un pouvoir s'autoproclamant héritier d'un juin 36 qui ne verra jamais le jour, mais mettant en oeuvre une politique si similaire à celle de l'automne 1938, répression sociale en tête.

Le fascisme, c'est le f-haine oui, le plus visible, mais pas que lui. Les discours immondes sur les réfugiés, les attaques contre le monde du travail, la politique de la canonnière sont de la même nature, se nourrissent aux même racines, pousse sur les même cultures hors sol avec les mêmes rose "Monsanto-gardiner"  de la réponses aux exigences du capital, par tout les moyens.

Oui, par TOUS les moyens.

ont été réprimés torturés massacrés .

Rédigé par Canaille Lerouge

 

 
Octobre 1941, octobre 2016, il y a 75 ans
Octobre 1941, octobre 2016, il y a 75 ans

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