L'hôpital malade de la financiarisation : CHU de Rennes, plus de 150 jours de grève!

Publié le par FSC

L'hôpital malade de la financiarisation : CHU de Rennes, plus de 150 jours de grève!

Source : Anti-K, Alter info

Rencontré Bertrand Audiger, délégué syndical à Sud-Santé-Sociaux au CHU de Rennes.
Cela fait près de 5 mois déjà que les salariés des urgences adultes du centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes sont engagés dans un bras de fer avec leur hiérarchie. Une partie du personnel s’est mise en grève illimitée depuis le 20 Juin. Leur revendication ? Pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions avec pour seul mot d’ordre, des effectifs et des lits supplémentaires. Ni plus, ni moins !

C’est au cours de la journée de grève nationale du secteur hospitalier du 08 novembre [1] que nous avons rencontré Bertrand Audiger, délégué syndical à Sud-Santé-Sociaux au CHU de Rennes, dans un bistrot rennais. La mobilisation venait alors de s’achever et l’homme n’avait pas la mine des bons jours. Pas assez de monde pour ce rassemblement qui s’est tenu place de la Mairie. « Ce n’est pas encore la culture de la maison » lâchera-t-il en commandant son café.

Pourtant, ce militant inconditionnel du service public ne baisse pas les bras, bien au contraire. Face aux restrictions budgétaires, aux suppressions de postes et contre la course au productivisme de certaines administrations hospitalières, la riposte se doit d’être sans faille et de plus en plus visible. Et être visible, c’est un peu devenu son combat quotidien.

En effet, cela fera près de 5 mois déjà que les salariés des urgences adultes du centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes, avec les syndicats SUD et CGT, sont engagés dans un bras de fer avec leur hiérarchie. Pour dénoncer des conditions de travail qui se sont dégradées (non-remplacement des arrêts maladies, matériel faisant défaut, engorgement des urgences… [2]) et des violences devenues monnaie courante (agressivité, écarts de langage), une partie du personnel s’est mise en grève illimitée depuis le 20 Juin. Leur revendication ? Pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions avec pour seul mot d’ordre, des effectifs et des lits supplémentaires. Ni plus, ni moins !

 

 

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