LAGARDE, GATTAZ ... le deux poids deux mesures d'une justice de classe!

Publié le par FSC

Source : le site de la CGT :

Le grand écart des peines requises

mardi 20 décembre 2016 , par EB

Selon l’AFP le parquet de Bobigny a demandé le 15 décembre 2016, la condamnation pour diffamation du patron du Medef, Pierre Gattaz, qui en plein conflit sur la Loi Travail, avait comparé des militants CGT à des "terroristes" et des "voyous". Mais aucune peine n’a été requise. Et pourtant lorsqu’il s’agit des militants qui ont été interpellés lors du conflit sur la Loi Travail, les moyens mis en œuvre comme l’interpellation avec violences ou au domicile ainsi que les gardes à vue et même les peines requises par les procureurs ne manquent pas d’être disproportionnées.

 

Des propos qui discréditent le mouvement syndical

« Le fait que Pierre Gattaz ait prononcé ces propos, discrédite le mouvement syndical et cela décomplexe certains patrons qui avaient déjà tendance à ne pas respecter le droit syndical. Ceci ouvre la porte à des dérives de toutes sortes », explique Céline Verzelletti, dirigeante CGT en charge des libertés syndicales.

C’est d’ailleurs ce qu’a estimé le procureur, Loïc Pageot : "Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n’est pas digne et n’a pas sa place dans le débat social", appelant le tribunal à condamner Pierre Gattaz, absent lors de l’audience, sans toutefois préconiser de peine.

Des moyens disproportionnés employés contre les militants

Un an de prison avec sursis a par exemple été requis par le procureur au Tribunal de Grande Instance de Paris pour Philippe Christmann, administrateur de la Fédération nationale des salariés de la Construction, Bois et Ameublement. La justice lui reproche d’avoir, lors d’une action décidée collectivement en avril 2014, lancé des confettis et de la peinture à l’eau dans les locaux de la fédération française du Bâtiment. Au final il a été condamné, le 16 décembre dernier à payer une amende de 17.000 euros pour atteinte aux biens.

 

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