LE HAVRE : quand EDF prévoit de fermer boutique!

Publié le par FSC

Source : Normandie.fr

Social. La CGT a alerté la population sur la menace de fermeture de la boutique EDF du centre-ville. Le seul accueil encore ouvert au public.

     

    Une plate-forme téléphonique en grève durant quelques heures, conjuguée à une action sur la voie publique. Hier matin, le syndicat CGT Énergie s’est mobilisé pour dénoncer les menaces de fermeture pesant sur la boutique EDF de la rue Coty. Implanté au cœur du centre-ville, le dernier accueil public du fournisseur d’électricité encore opérationnel pourrait disparaître prochainement.

    « Notre champ revendicatif comprend trois pans, explique Cyril Dhaussy, secrétaire CGT. Pour la première fois, notre direction a décidé de geler nos salaires pour 2017, d’amputer la part employeur au comité d’entreprise de 20 % et de fermer dans les deux ans à venir tous les accueils au public. C’est sur ce dernier point que nous nous mobilisons aujourd’hui. La population doit savoir ce que lui réserve EDF en termes de service public de proximité. » Il faut se souvenir qu’en 2001 Le Havre comptait encore quatre accueils remplacés par un seul en 2002, celui du centre aujourd’hui concerné par la menace. D’autres boutiques à Yvetot, Bolbec et Fécamp ont aussi baissé le rideau. Il reste aujourd’hui en France 76 boutiques, dont une au Havre et l’autre à Rouen, susceptibles de disparaître selon l’organisation syndicale.

    Le soutien des élus

    « Toutes les opérations devront se faire par plate-forme téléphonique ou sur Internet. Il n’y aura plus de service à la population pourtant un devoir pour une entreprise publique comme EDF détenue à 86 % par l’État. La direction commerciale avance pour argument la libéralisation du marché de l’énergie et la concurrence par rapport aux différents acteurs. Nous ne pouvons pas entendre ce prétexte de rentabilité financière. » La CGT a interpellé les élus et les instances politiques. Nathalie Nail, Jean-Paul Lecoq et Baptiste Bauza, pour le Parti Communiste, ont rejoint le rassemblement. Devant la boutique, des tracts ont été distribués alors que les passants étaient invités à signer une pétition.

    De son côté, la direction commerciale explique qu’aucune décision définitive n’a été prise. « La réflexion est en cours et rien n’est figé. Nous avons constaté que les clients se tournent prioritairement vers les outils numériques et fréquentent de moins en moins les boutiques. Pour répondre à cette nouvelle demande, nous faisons évoluer les métiers en déployant les compétences vers les canaux digitaux. Nos devons nous poser la question de l’avenir des boutiques. Nous maintiendrons quoi qu’il en soit le contact avec les clients par la voie des Points Information Médiation Multiservices (PIMMS) ». Il existe plus de 60 points de ce type en France.

     Stéphane ROUSSEAU

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