L'Hôpital malade de la financiarisation : le cas de Lavaur

Publié le par FSC

SOURCE : La Dépêche

La CGT et Bernard Carayon, président du conseil de surveillance (CS) de l'hôpital qui votent une motion ensemble, c'est chose peu commune. Vendredi, c'est ce qui est arrivé lors du conseil de surveillance avec une motion votée d'ailleurs à l'unanimité des présents. «Après avoir entendu M. le directeur concernant la présentation de l'état prévisionnel des recettes et des dépenses 2017 et du plan global de financement prévisionnel 2017 et les informations de M. le directeur territorial de l'ARS Occitanie, le conseil de surveillance dénonce à l'unanimité la non-compensation du gel prudentiel effectué en 2016, la sous-valorisation des actes médicaux (baisse des tarifs), malgré une activité en hausse entre 2015 et 2016 notamment le secteur MCO-SSR-MT qui a enregistré une augmentation de 5,33 % des journées d'hospitalisation complète, les consultations externes ont progressé de 11 %, les passages aux urgences ont progressé de 6,29 %, ainsi que la sous-dotation de la DAF de psychiatrie». De son côté, sur son site internet, la CGT revendique la paternité de cette motion.

Pour ce syndicat, la période est inquiétante, déroutante et inédite avec une direction «réduite à sa plus simple expression».

Rappelons que le directeur est actuellement en maladie et qu'il ne bénéficie plus de la confiance de Bernard Carayon et du docteur Philippe Vantaux, président de la commission médicale d'établissement (CME). «L'hôpital va droit dans le mur en raison d'un déficit énorme et qui va s'amplifier dans les années à venir : 1,230 million d'euros à ce jour pour arriver à un déficit de 1,8 million environ chaque année jusqu'en 2020», affirme la CGT. «Cette situation d'urgence peut conduire clairement vers un plan de redressement imposé par l'ARS qu'elle nomme de manière feutrée façon «bouche en cul de poule» : plan de retour à l'équilibre. La motion a été votée en présence d'Abderrahim Hammou-Kaddour, délégué territorial de l'ARS. Un directeur en maladie et remis en cause, une direction réduite aux acquets en l'absence de DRH et de directeur des services financiers, des difficultés budgétaires : l'hôpital de Lavaur accumule en ce début d'année les difficultés.

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