FIRMI Aveyron : succès de la lutte après 2 ans de conflit !

Publié le par FSC

SOURCE : La Dépêche

À l'issue de trois samedis de grèves, assortis d'une mobilisation de tous les instants, les élues CGT de la maison de retraite de Firmi ont poussé un «ouf» de soulagement, hier après-midi, à l'annonce de la suspension du conflit qui les opposait à la direction depuis maintenant plus de deux ans.

Selon les déléguées CGT du personnel de l'EHPAD (établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes), «au regard des avancées obtenues qui correspondent, au moins en partie, à nos attentes, nous avons décidé de suspendre notre mouvement», ont-elles avancé. En soulignant, toutefois, «nous resterons vigilantes et intransigeantes sur la mise en pratique des engagements qui ont été pris lors du conseil d'administration de la semaine passée». À savoir : le recrutement immédiat de deux auxiliaires de santé, plus un troisième à venir, la réorganisation des services avec l'affectation de deux agents à l'entretien des locaux, la tenue d'un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), les confirmations du maintien à son poste de la responsable des soins et de l'annulation du recrutement d'un cadre pour les soins. Et enfin, «le non-renouvellement des contrats des deux directeurs», qui seront en poste jusqu'à la fin de l'année. Pour les élues CGT, c'est bien cette période de transition qui pose problème, «ces deux personnes sont à l'origine de nos difficultés, et elles demeurent toujours un obstacle majeur au rétablissement d'un climat apaisé».

Aussi, au terme de ce succès, le personnel de l'EHPAD préfère celui de «victoire qui deviendra, ou pas, effective au fil des prochains mois». Et les rendez-vous pris, d'abord avec le conseil départemental, puis avec l'Agence régionale de santé, restent toujours d'actualité. Au même titre que les démarches engagées auprès d'un avocat spécialisé en ce qui concerne «des traitements de faveur dans les recrutements». Car, «oui, affirme Jean-Luc Vergnes, le secrétaire départemental CGT des territoriaux, si des gens ont commis des fautes graves, ils méritent une sanction».

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