Premier référendum d’entreprise appliquant la loi Travail : contourner la CGT !

Publié le par FSC

Et merci à la CFDT et à la CES !!!!!

SOURCE : UGICT CGT et syndicollectif.fr

 

L’UGICT-CGT communique sur l’organisation d’un premier référendum en application de la loi El Khomri : dans le Réseau de transport d’électricité (RTE). La CGT majoritaire chez les cadres s’oppose à un accord détériorant les conditions de travail. La direction veut la contourner.

ON vous l'avez dit ...

Loi Travail : le 1er cas de referendum d’entreprise confirme les critiques émises par la mobilisation

Aimeriez-vous qu’un collègue d’un autre service décide de votre temps de travail, de la manière dont vous serez rémunéré, et des contraintes qui vous seront imposées ? L’entreprise RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) va être la première à utiliser le référendum créé par la loi Travail de Myriam El Khomri pour tenter de faire valider un accord en contournant l’opposition du syndicat majoritaire. Ce référendum est malheureusement la démonstration parfaite de la mise en opposition des salarié-es et de la fracturation du collectif de travail dénoncée lors de la mobilisation contre la loi Travail.

Le referendum s’adresse aux 4200 salarié-es de RTE alors que seuls les 2000 salarié-es de la maintenance sont concerné-es.

L’objectif de la direction est simple : instrumentaliser les ingés, cadres et agents de maîtrise pour remettre en cause les droits des équipes de maintenance. Ce referendum risque de fracturer le collectif de travail au détriment de la qualité du travail de l’équipe et sa productivité et fragilisera l’entreprise au long terme.

Refusées par la CGT car elles suppriment le volontariat qui prévalait jusque là pour les chantiers urgents organisés en dehors du temps de travail, les modifications vont remettre en cause la vie sociale et familiale des salarié-es de la maintenance et baisser leur salaire moyen. Elles vont mettre les managers et l’encadrement en première ligne, qui sera sommé d’imposer aux personnels de maintenance de travailler en dehors de leurs horaires, soirs et WE compris.

C’est donc la double peine pour les ingés, cadres et techs : instrumentalisés pour faire passer un accord refusé par les principaux concernés, et ensuite envoyés en première ligne pour contraindre les équipes à travailler en dehors de leur planning !

La CGT appelle les ingés, cadres et agents de maîtrise à refuser l’instrumentalisation et ne pas participer à ce referendum pour laisser la maintenance décider de ce qui la concerne !

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smp 28/03/2017 21:01

Salut, cinq ans avec la social démocratie au pouvoir et la collusion effrénée du syndicalisme de collabo
ne pouvait pas amener autre chose que des trahisons de fonds. Si La lutte contre la loi ''travail'' avait été rondement mené et de façon conséquente, et pas seulement devant les juridictions bourgeoises, si le travail de fond du syndicalisme réellement de lutte des classes avait été engagé certainement que nous en serions pas là!
Accuser le capitalisme, accuser la collaboration de classe, donc l'U.E, la CES et tous les appendices bureaucratiques, doit être suivi des toutes les formes de luttes que trouvera toujours celles et ceux qui luttent, veulent lutter, la grève générale bloquante, le boycott etc. La base doit agir! Il n'est jamais trop tard ni trop tôt pour combattre mais nous devons avoir les bons outils, et ça ce n'est pas cfdt et autres complices, ni la CES qui font l'affaire! Rejoindre la FSM est un des moyens sûr! amicalement rouge, mtn.

MARCHETTI Philippe 28/03/2017 11:37

Fallait il s'attendre à autre chose ?
Dehors les gestionnaires à la petite semaine qui ne connaissent même pas l'être Humain !
La CGT EDF doit tenir bon !
@+Fifi