A propos du dernier congrès national des retraités CGT

Publié le par FSC

COMMUNIQUE DU FSC

CONGRES DES RETRAITES CGT, BORDEAUX MARS 2017.

 

A la lecture des documents du dernier congrès de l’UCR à Bordeaux nous sommes à même de faire une analyse et un constat décevants pour les retraités et l’avenir !

Toujours les mêmes refrains utilisées pour endormir les masses, que ce soit tant au niveau retraités et pensionnés que pour les actifs : Cahier revendicatif, Faire des adhérents, S’impliquer, Manifester, abonnement Vie Nouvelle et autres lectures, … etc.

Nous sommes bien loin du discours de lutte de classe et révolutionnaire que tenaient les camarades Benoit Frachon et Henri Krasucki.

Pour preuve, en cette année du 60éme anniversaire du Traité de Rome, géniteur de l’Union Européenne, il suffit simplement de relire la déclaration de B.Frachon lors du congrès de la FSM à Leipzig en 1957 ! Sujet non abordé à ce congrès qui comptait pourtant nombre de camarades ayant connu cette période difficile sous De Gaulle !

Objectif principal de ce congrès : mettre sur orbite la FERPA, cette fédération rattachée par un cordon ombilical à la CES (confédération européenne des syndicats) organisation sous traitante de l’UE.

Mais qu’ont donc fait la FERPA, la CES depuis son congrès de 2015 tenu à Paris en présence de Hollande et Junker pour augmenter les pensions, les retraites, les salaires et la loi travail ? RIEN !

Le constat est là : Ni la FERPA, ni la CES ne veulent revaloriser les salaires et/ou les retraites, parce que l’Union Européenne dirigée par les entreprises patronales européennes, voire mondiales, aux ordres de l’oligarchie mondialisée l’interdisent et dont Macron est un des représentants !

Alors arrêtons de se voiler la face et arrêtons de demander une Europe Sociale : « c’est comme si vous demandiez à un loup de ne plus manger de brebis… »

Sortons de ces institutions dirigées par les MEDEF européens et les banquiers.

Le débat sur la CES et de son utilité syndicale, comme l’ont demandé de nombreux délégués à ce congrès, tout comme à celui du 51ième de la confédération et des cheminots, doit s’engager. La démocratie syndicale doit être respectée !

Le rapport d’ouverture du congrès parle du contexte international. Voyons cela de prés. Quelle analyse à fait le congrès à la différence du 17éme congrès de la FSM qui c’est tenu à Durban en novembre 2016 ?

Rien et pourtant comment être aussi sourd et ne rien dénoncer quand nous entendons chaque jour les mensonges véhiculés par les grands médias à la solde du capital?

Nous savons bien que les guerres meurtrières sont organisées par le capital et ce, aux coûts exorbitants dont les peuples payent de leur tribut et de leur vie. Situation d’autant plus désastreuse que ces conflits armés provoquent un exode migratoire permanent des populations agressées.

A ce sujet, le rôle de l’OTAN n’a pas été débattu, tout comme son financement, dont la France apporte une part non négligeable de deniers du peuple en direction des USA.

Pourquoi la question de sortir de l’OTAN n’est elle pas posée ? Cette machine de guerre des pays riches.

La CGT, ainsi que l’UCR, doivent se réapproprier leurs valeurs de Paix, de Solidarité et ce n’est pas dans les institutions des partenaires sociaux et encore moins au niveau de l’UE que ce sujet sera débattu.

La CGT a toujours et de tout temps, lutté pour la Paix et contre les guerres coloniales et impérialistes, pourquoi ce silence actuellement, même chez nos plus vieux camarades qui ont connus ces tristes périodes ?

Ensuite, dans le rapport d’ouverture il est question de politique avec les prochaines élections présidentielles.

La seule analyse et alerte qui est faite par l’UCR CGT : « contrer le vote FN » !

De qui se moque-t-on ?

Voila 30 ans que nous subissons des reculs de plus en plus durs avec cette alternance. Chacun peu le vérifier en regardant sa feuille de pensions ou bulletin de paye pour les actifs. Depuis des décennies tout augmente, cotisations, impôts sur le revenu et fonciers, TVA, en même temps, les soins sont moins remboursés et la demi part supprimée pour les veuves et les veufs….la liste est encore plus longue.

Alors il n’y a rien à dire sur ces partis d’alternances qui feront exactement comme le FN, à savoir un programme anti-travailleurs et/ou anti-retraités pour appliquer les directives européennes.

La seule question à se poser est simple : quel candidat nous redonnera nos acquis obtenus de haute lutte pour qui bon nombre de camarades ont donné de leur vie pour les obtenir ?

« Qui abrogera la loi travail ? »

Pas d’illusion, ce seront ni les Fillon, Macron et Hamon et encore moins Le Pen. Alors comment suggérer uniquement de contrer le vote FN, car après ces élections le monde du travail ainsi que les retraités subiront les attaques des directions patronales, sans relâche, comme nous pouvons en mesurer les dégâts avec la criminalisation syndicale de ces dernières années ! A rester silencieux sur ces points ne nous étonnons pas que plus de 30% des retraités votent extrême!

En continuant la lecture, avec satisfaction il est listé le nombre de manifestations auxquelles les camarades ont participé ainsi que celles à venir. Encore une question se pose :

« Mais qu’attend on pour faire un grand mouvement tous ensemble et en même temps ? »

Un peu plus loin dans le rapport est cité le programme du CNR.

Nouvelle question :

Pourquoi ne pas revendiquer l’existence de ce programme au complet et son amélioration pour les futures générations au lieu de réfléchir sur les acquis d’hier pour ceux de demain ? Gardons et défendons nos acquis d’hier et le monde du travail s’en portera mieux !

N’oublions pas non plus que tous ces grands hommes et femmes qui nous ont donné « les jours heureux » appartenaient aussi bien au PCF qu’à la CGT, car Benoit Frachon, Henri Krasucki, Marcel Paul, Ambroise Croizat, Paul Vaillant Couturier et bien d’autres peuvent encore être nommés. Ils ont tous été fiers d’appartenir à ces deux organisations, celles qui luttaient contre l’oppression, la défense de la Nation une et laïque et pour un futur meilleur pour tous.

Les représentantes FSC à l’UIS/FSM : Anna Persichini et Marie Paul Ipas

Le responsable FSC aux relations internationales : Jacky Omer


 

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richard PALAO 06/04/2017 13:46

la CGT et son UCR prétendent être les héritiers du CNR et défendre notamment son programme sur la sécurité sociale.
Le document d'orientation du congrès de l'UCR revendique la défense des retraites complémentaires composante essentiel de notre système de retraite !!!
or les retraites complémentaires participent à la remise en cause du principe d'unicité du régime de retraite voulu par le CNR en instaurant un régime de retraite parallèle derrière lequel se cachent les banques et assurances privées qui de plus échappe au contrôle des travailleurs puisqu'il s'agit d'une gestion paritaire qui avec la complicité des syndicats réformistes place ces retraites sous la coupe du patronat . Le dernier "accord" en est une parfaite illustration puisqu'il entérine une diminution des retraites et repousse l'âge pour en bénéficier au taux plein .
La bonne position serait donc de revendiquer l'intégration des retraites complémentaires dans le régime général , les cotisations des retraites complémentaires reversées au RG permettrait de servir des retraites au moins égales à 80% du dernier salaire avec un montant minimum égal au SMIC .
La CGT devrait adopter la même position pour les mutuelles et complémentaires " maladie" : intégration dans le RG pour permettre des remboursements à 100% sans avance des frais de tous les soins de santé .
HALTE AU REFORMISME DANS LA CGT

RICHARD PALAO
ex-cadre de la sécurité sociale
membre de la CE de l' UL d' ORLEANS

MARCHETTI Philippe 04/04/2017 11:58

Merci au FSC et à Jacky pour cette "explication politique" qui diffère sensiblement avec celle de la Confédé.
@+Fifi