ANGERS : manifestation et grève contre les suppressions de poste au Centre de santé mentale

Publié le par FSC

SOURCE : Force ouvrière

 

Jeudi 6 avril, les personnels du Centre de santé mentale angevin (CESAME) ont manifesté pour protester contre la suppression de vingt-et-un postes et de quarante lits. Une délégation syndicale FO et CGT a été reçue à l’Agence régionale de santé à Angers.

Les personnels du Centre de santé mentale angevin (CESAME), un établissement public qui emploie 1 200 salariés dans le Maine-et-Loire, poursuivent leur mobilisation contre un projet d’établissement qui va entraîner une vingt-et-une suppressions de postes et la fermeture de quarante lits.

Inquiétude pour 37 postes

Les syndicats s’inquiètent en outre du redéploiement annoncé de trente-sept postes vers des missions de médecine ambulatoire, c’est-à-dire vers « l’hôpital de jour », suite aux fermetures de lits.

Nous n’avons aujourd’hui aucune assurance que ces postes seront bien redéployés car nous n’avons aucune certitude sur le montant du budget du CESAME pour l’année 2017, indique Jean-Jacques Peaud, secrétaire du syndicat FO de l’établissement.

Les personnels concernés par la restructuration et par le non-remplacement de postes sont essentiellement des agents de propreté (Agent de service hospitalier ou ASH), des agents des services techniques et des cadres.

Piquet de grève et manifestation

Jeudi 6 avril, réunis en piquet de grève au pied de l’établissement principal à Saint-Gemmes-sur-Loire (Maine-et-Loire), les personnels ont manifesté à l’appel de leurs syndicats FO et CGT jusqu’au siège de l’Agence régionale de santé. Une délégation syndicale a été reçue.

Il s’agit d’obtenir notamment des garanties sur le budget du CESAME, qui conditionne l’évolution des effectifs, les conditions de travail et de soins, ont expliqué les syndicats aux salariés lors d’une assemblée générale du personnel qui s’est tenue mardi 4 mars.

La détermination des salariés a déjà payé

La détermination des salariés et de leurs syndicats, mobilisés depuis l’automne contre le projet d’établissement, a déjà payé. Les suppressions de postes, initialement annoncées pour septembre 2017, n’interviendront pas avant janvier 2018.

Les agents du CESAME ont participé à plusieurs grèves et manifestations locales depuis le mois d’octobre 2016. Près d’une centaine d’entre eux étaient présents dans la manifestation nationale du 7 mars, qui a rassemblé plus de 35 000 personnes dans la capitale pour la défense de l’hôpital et des services publics.

500 et 650 signatures pour chacune des deux pétitions

Deux pétitions, remises au conseil de surveillance du centre de psychiatrie, l’équivalent du conseil d’administration, la première en octobre et la deuxième en mars, ont respectivement recueilli 500 et 650 signatures.

Les syndicats FO et CGT du CESAME envisagent dans le cadre de la mobilisation en cours de proposer l’organisation d’une conférence régionale sur la psychiatrie.

Car leur établissement est loin d’être le seul à subir les conséquences des politiques d’austérité imposées aux hôpitaux, et à ceux du secteur psychiatrique en particulier.

Nous avons des revendications communes, résume Jean-Jacques Péaud.

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