Mardi les routiers ont bloqué le port de Gennevilliers contre un projet européen sur le temps de travail !

Publié le par FSC

SOURCE : Le Parisien

Et l'action se poursuit ...

Les militants CGT et FO ont perturbé ce mardi matin l'accès au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour protester contre un projet européen qui modifierait le temps de travail des routiers. Pendant une heure, quelques dizaines de militants CGT et FO ont bloqué la circulation des poids-lourds à l'entrée du port, puis ont occupé une voie pour distribuer des tracts proclamant «stop à l'esclavagisme.»

« On veut que la dangerosité de notre métier soit reconnue », lance Richard Almar, délégué syndical CGT des Transports Prémat. Ce mardi matin, une trentaine de transporteurs de matières dangereuses ont bloqué les citernes du dépôt Total de Gennevilliers. « Notre salaire de base est de 1 500 € brut, on a des primes, qui nous font monter à plus de 2000 € nets, mais pour acheter une maison, c’est sur le salaire de base que les banques se fixent, et forcément, ce n’est pas assez pour que le crédit soit accepté, reprend Richard Almar. C’est pareil quand on est malade ou en congé, on n’a pas de prime ! On veut une vraie augmentation du taux horaire. »

Prémat n’est pas la seule entreprise de transports à être représentée. Des salariés de XPO, du Groupe Mertz, de Samat et de Napoly sont présents. Victor Chimbonda, CGT, est salarié chez XPO : « Nous voulons également connaître les répercussions de notre travail sur notre santé. Tous les jours, on respire des vapeurs d’essence ou de benzène. On n’a toujours pas reçu les masques respiratoires que l’on demande depuis des mois. Lors de la visite médicale, ils ne font même plus de prise de sang. Le benzène est pourtant connu pour être cancérigène. »

Pour Thierry Lainé, délégué CGT du Groupe Mertz, il n’est pas possible de « continuer à faire partie de la convention collective des transports routiers, comme si on transportait des légumes. On transporte tous les jours des produits toxiques, on a des protocoles lourds à suivre, un examen à repasser tous les 5 ans, et on n’a même pas de prime de risque ! On veut une reconnaissance au même titre que les transporteurs de fonds. »

Contactées, les directions des entreprises n’ont pas souhaité s’exprimer. La grève devrait être reconduite jusqu’à vendredi. Cette action s'inscrit dans le cadre d'une journée d'action lancée par la fédération CGT des Transports pour dénoncer plus largement «la casse sociale» en cours. Une autre journée de mobilisation est également prévue le 26 avril à Bruxelles à l'appel de l'ETF (European Transport Workers Federation) contre ce projet.

  leparisien.fr

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