On n'oublie pas : répression dans la Loire du mouvement contre la loi travail!

Publié le par FSC

SOURCE : Réveil Communiste et facebook Winiarski

LA RÉPRESSION DANS LA LOIRE SUITE AU MOUVEMENT CONTRE LA LOI TRAVAIL  : ON N'OUBLIE PAS !

Les candidats LES MAUVAIS JOURS FINIRONT - Législatives Saint-Etienne 2017 sont les candidatures pour l'abrogation de la loi Travail !

Aujourd'hui et comme depuis toujours, les luttes sociales sont durement réprimées par le pouvoir en place qui craint y voir des bouleversements pouvant le remettre en cause. Le mouvement contre la Loi Travail (Loi travail : non, merci) n'a pas dérogé à cette règle, et à son lot d'illustration de violence et d'injustice de la part du ministère de l'Intérieur ou de celui de la Justice. Les faits dans la Loire parlent d'eux même.

Pour rappel :


  • Manifestation Nationale contre la Loi Travail le 31 mars 2016. Un mur en moellons sur lequel est écrit « Dialogue social » est érigé devant la Préfecture de la Loire à Saint-Etienne, et des œufs de peinture sont lancés sur la façade ainsi que sur les boucliers des forces de l'ordre présentes devant.

  • 14 avril. A 6 heures du matin, la police perquisitionne les appartements de Gauvain, Elias et Hugo, trois jeunes présents lors de la manifestation du 31 mars. Ils sont tous les trois interpellés et emmenés, menottes aux poignets, en garde à vue. Ils y resteront 36 heures. Ils sont accusés de jet de bombes agricoles et de menaces de mort envers les forces de l'ordre. Procès prévu pour le 3 juin.

  • 12 mai. Nouvelle mobilisation contre la Loi Travail à Saint-Étienne. Trois militants, Jules, Nina et Yvan s'introduisent dans la permanence de Jean-Louis Gagnaire, député PS favorable à l'article 49.3 et fervent défenseur de la Loi El Khomri. Ils déploient une banderole au balcon avant de se retrouver sous la menace de policiers armés qui les violentent avant de les menotter. Pendant ce temps, en bas de la permanence, sept policiers en tenue d'intervention chargent la manifestation. Un manifestant, Martin, tente de se défendre face aux boucliers avant de prendre un violent coup de matraque sur le crâne. Les policiers sont finalement repoussés et les trois jeunes dans la permanence sont finalement relâchés grâce à la pression populaire.

  • 2 juin. Les appartements de Nina, Jules, Yvan et Martin sont perquisitionnés à 6 heures du matin. Les quatre militants sont conduits en garde à vue. Ils y resteront aussi 36 heures. Pour les trois premiers, les accusations parlent d’effraction, de rébellion et de violences envers les forces de l'ordre entraînant des ITT. Martin est quant à lui accusé d’avoir blessé seul sept policiers dont six avec des ITT. Procès prévu le 13 juillet.

  • 3 juin. Procès de Elias, Gauvain et Hugo. Ils écopent de trois mois de prison avec sursis, 70 heures de travaux d'intérêt général et 3000€ de dédommagement chacun pour les policiers.

  • 13 juillet. Procès des quatre interpellés du 12 mai. Nina, Jules et Yvan sont relaxés. Le verdict de l'affaire de Martin sera rendu le 6 septembre.

  • 19 juillet. Le parquet et Jean-Louis Gagnaire font appel de la décision prise par le Tribunal le 13 juillet. L'affaire sera reportée devant la Cour d'Appel du Tribunal de Grandes Instances de Lyon. La procédure dure entre 15 et 18 mois.

  • 6 septembre. Martin est condamné à 8 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, donc interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant cette durée, et doit verser 3850€ de dédommagement pour les policiers.
  • 8 septembre. Martin fait appel. Entre 15 et 18 mois de procédure.

Depuis début octobre, 12 personnes ont été convoquées au commissariat de Saint-Etienne pour des faits concernant diverses manifestations contre la Loi El Khomri comme des jet d’œufs de peinture, collages d'affiches sur les banques, tags ou encore incendies de pneus. 5 d'entre elles ont refusé le prélèvement ADN et risquent jusqu'à un an de prison et 15 000€ d'amende. Les militants sont en attente de dates de procès. Les enquêteurs ont insisté sur le fait qu'une circulaire ministérielle demandait la plus grande fermeté concernant les affaires politiques. Ils ont aussi précisé que plusieurs enquêtes étaient en cours et que d'autres convocations seront envoyées.

Au total, on compte au moins 22 militants dans la Loire à faire face ou à avoir fait face à l'outil répressif depuis le début du mouvement social et plus de 31 procédures en cours.

Dans toute la France, des faits similaires se sont produits pendant et après le mouvement social à l'encontre de militants et de syndicalistes. Il est inacceptable qu'une telle violence soit exercée de la part des forces de l'ordre pour ensuite être couvert par le système judiciaire qui manipule les faits en transformant les victimes en coupables. Plus largement, il est intolérable que lorsque des gens s'organisent et manifestent pour défendre leurs droits, ils soient victimes de pareille répression pour ensuite être taxés de « terroristes », de « casseurs » ou de « preneurs d'otages ».

Refusons la répression syndicale et politique, désarmons la police et demandons la relaxe de tous les militants !

Les Mauvais Jours Finiront !

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