rassemblement pour soutenir un travailleur sans papiers menacé de licenciement !

Publié le par FSC

SOURCE : La République du Centre

 
Un rassemblement a été organisé ce lundi 3 avril, à partir de 10h45. Une quinzaine de personnes, des militants de la CGT, à l'origine de ce rassemblement étaient présents.

La CGT a organisé ce lundi 3 avril, à 10h45, un rassemblement en soutien d'un travailleur sans papiers menacé de licenciement. Djawara Marega, est d'origine malienne, il est employé par la Coved, une société spécialisée dans le recyclage, depuis deux ans et demi. Ce lundi, à 11 heures, il était convoqué à un entretien pour faute grave, avec une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. C'est pour contester ce licenciement éventuel que la CGT a organisé ce rassemblement. 

Une situation ignorée

"Il y a quinze jours, trois semaines, la CGT a contacté la Coved pour leur expliquer que Djawara Marega n'a pas de papiers et que pour effectuer une demande de régularisation auprès de la préfecture, avec un titre de séjour salarié, nous avions besoin que son employeur signe le Cerfa, un contrat de travail simplifié. Les documents ont été remis au responsable du site. Or pour toute réponse, Djawara Marega a reçu cette lettre le convoquant à un entretien préalable ce lundi à 11 heures, avec pour motif une faute grave, puisque la direction s'estime flouée et ne savait qu'il était en situation irrégulière", détaillait Franck Mercieux, responsable du secteur immigration à la CGT. 

 

Le maintien dans l'emploi obligatoire

Or selon lui, un accord ministériel de 2008 oblige les entreprises qui ont engagé des employés sans papiers à "maintenir le travail le temps de l'étude du dossier, nous

ne sommes donc pas d'accord pour qu'ils le licencient".

La directrice des ressources humaines, qui est venue discuter avec la délégation CGT avant de mener l'entretien avec Djawara Marega, a signalé "avoir eu des échos positifs de son travail" et doit étudier la situation avec les responsables de l'entreprise.

Cindy Roudier-Valaud

Commenter cet article