Les syndicats Cgt, Unsa, Sud et Cfdt des ateliers Sncf du Toulon à Périgueux appellent à manifester contre les suppressions d'emplois!

Publié le par FSC

SOURCE : Echo info

Depuis l’annonce fin novembre de la suppression de
90 postes sur le Toulon pour 2017, les cheminots se sont mobilisés plusieurs fois à l’appel des quatre organisations syndicales représentatives, Cgt, Unsa, Sud et Cfdt.
La lutte a déjà permis de limiter le nombre de suppressions d’emplois en contraignant la direction à revoir sa copie de 90 à 60 postes supprimés sans pour autant garantir l’avenir proche du site. Estimant que « le résultat de l’élection présidentielle n’augure rien de bon pour les services publics dont la SNCF » les syndicats indiquent : « la réforme du ferroviaire de 2014 a déjà impacté fortement le service public rendu aux usagers. Elle n’a d’autre but que de préparer l’ouverture à la concurrence voulue par les libéraux partisans du tout marchand qui va encore aggraver la dégradation. "

La direction SNCF mène une politique de casse du service public et de suppressions massive d’emplois. 24 000 doivent disparaître d’ici 2023, qui s’ajoutent aux 25 000 déjà supprimés depuis 10 ans ». Suite aux précédentes actions pour la sauvegarde des ateliers du Toulon, des réunions se sont tenues en préfecture, avec la direction de la SNCF, les élus et la préfète, et une nouvelle rencontre est programmée ce vendredi.  « Aujourd’hui la direction Sncf n’a toujours pas annoncé de nouvelles charges de travail pour assurer la pérennité des sites de Périgueux et Saintes » affirme l’intersyndicale.

« L’avenir est toujours aussi incertain et l’inquiétude des cheminots aussi grande. Selon le directeur de Région SNCF, seulement 30 % de la charge de travail est pérenne et la charge voiture actuelle (70 % de la charge) est condamnée ».
Pour les travailleurs du site, cette mort annoncée n’est pas inéluctable, et ils ont déjà avancé des idées pour gagner des parts de travail. Mais la logique libérale développée par la société et l’état (et qui ne risque pas de changer avec le nouveau président) privilégie la concurrence. Alors, après les élections présidentielles, et avant les Législatives, les cheminots sont décidés à faire entendre leur voix.


« Sur le Technicentre, les cheminots réunis en assemblée générale ont une nouvelle fois décidé, dans la continuité de la mobilisation intersyndicale pour la sauvegarde des emplois et la pérennité de l’atelier SNCFdu Toulon, de continuer la lutte le 12 mai » indiquent les délégués syndicaux. « Pour cette journée un appel à la grève est lancé. Un piquet de grève est prévu à partir de 7 heures afin de partir en cortège vers la préfecture pour accompagner leurs représentants et signifier aux élus politiques et à la direction SNCF leur détermination à défendre leur emploi et l’avenir du Technicentre.

Les cheminots veulent conserver l’emploi industriel déjà très sinistré dans le département de la Dordogne. Les candidats déclarés aux élections législatives ont été invités à se joindre au rassemblement et à la manifestation. Un débat ouvert à tous est prévu entre les candidats et les cheminots à la Bourse du travail vers 9 heures 45 ».
Les précédents appels à rassemblement avaient réuni, outre les cheminots, de très nombreux habitants et commerçants du quartier, bien décidés à soutenir les agents de l’entreprise publique, ainsi que quelques élus.

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