Revue de presse des luttes

Publié le par FSC

SOURCE : Jo Hernandez

Les grèves en cours:

  • du transport de matières dangereuses dès le 26 mai 2017
  • chez Galliance à Nueil-les-Aubiers du 24 au 27 mai 2017
  • des agents territoriaux du Havre dès le 24 mai 2017
  • au centre hospitalier d’Auch depuis le 23 mai 2017
    des Bus Verts dans le Calvados depuis le 22 mai 2017
  • à l’hôpital de Saint-Claude depuis le 22 mai 2017
  • à l’hôtel Campanile Eiffel à Paris depuis le 16 mai 2017
  • dans les cantines scolaires de Bobigny depuis le 15 mai 2017
  • des bus Ntecc à Alès du 11 au 31 mai 2017
  • à l’hôpital des enfants du CHU de Toulouse depuis le 11 mai 2017

Les grèves à venir:

  • chez France 3 Limousin à partir du 29 mai 2017
  • des travailleurs sociaux de Charente le 30 mai 2017
  • dans le secteur de la santé dans le Loir-et-Cher le 31 mai 2017
  • des agents territoriaux de Châtellerault le 1er juin 2017

Revue de presse des luttes

Transport : Grève illimitée des transporteurs de matières dangereuses dès le 26 mai !

SOURCE : le site confédéral de la CGT
Les transporteurs de matières dangereuses, à l’appel de la Fédération nationale des syndicats de transports CGT, qui ont entamé avec le patronat des négociations, ont appelé à la cessation d’activités dès le 26 mai, et ce pour une durée illimitée. À l’origine de ce mouvement de grève, une absence de dialogue social, et un mépris du patronat vis-à-vis des revendications des transporteurs, comme nous l’explique Stanislas Michaud, de la CGT Transports  :

La grève des conducteurs de camions de carburant, très suivie en Ile-de-France

Source : L’express

D’après la CGT, 70% des conducteurs de camions de transport de carburant d’Ile-de-France seraient en grève ce vendredi.
Ce vendredi matin, les dépôts de carburants de l’Ile-de-france tournent au ralenti. Dans la plupart d’entre eux, les conducteurs de camions de transport de carburant sont entrés en grève. La CGT fait état d’une moyenne de « 70% de grévistes en région parisienne. « Seul le dépôt de Grigny fonctionne normalement », selon Fabrice Michaud, secrétaire fédéral à la CGT-Transports. Côté région, « la mobilisation débute à Donges » en Loire-Atlantique et des conducteurs sont également mobilisés à La Rochelle.
L’appel à « un mouvement illimité » avait été lancé par la CGT, avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail de la profession. Les militants du syndicat s’étaient déployés dans la nuit aux entrées des différents dépôts de carburant franciliens pour « convaincre » les salariés de cesser le travail.

« Demain, on remet le couvert »
Cette grève, qui n’est pour l’instant accompagné d’aucun blocage ou barrage, a été déclenchée en plein week-end de l’Ascension. Elle pourrait entraîner des difficultés d’approvisionnement dans les stations essence qui ont une autonomie de trois jours. La CGT a toutefois indiqué qu’elle n’était pas prête à lâcher l’affaire pour autant. « Demain, on remet le couvert », a ainsi prévenu son porte-parole.  Ce dernier souhaite que les entreprises de transport prennent mieux en compte au sein de la convention collective du transport routier, des « spécificités » propres aux matières dangereuses. Parmi ses revendications: une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois.
Un conducteur « transportant 38.000 litres de carburant ou 24 tonnes d’acide est payé 9,73 euros de l’heure », alors qu’il doit obligatoirement « être titulaire de certificats spécifiques obtenus après des examens » devant être renouvelés « tous les 5 ans », rappelait récemment la CGT à ce titre dans un tract.

500 ans du Havre. Les agents de la Ville en grève reconductible

Source : Ouest France

Les syndicats FO et CGT des agents territoriaux du Havre réclament une revalorisation de leur régime indemnitaire. Un préavis de grève reconductible à partir du 24 mai est déposé. .  Ils réclament une revalorisation de leur régime indemnitaire (RIFSEEP) et revendiquent une égalité de traitement entre les agents.

Le Campanile Tour Solidarité se poursuit !

Source : CGT

En grève illimitée depuis le vendredi 16 mai 2017 à 9h, les salariés continuent leur mouvement au  Campanile Tour Eiffel, au  30 rue St Charles à Paris 15ème.
Mardi 30 mai à 12h, ils manifesteront devant le Campanile Bagnolet, 2ème étape des rassemblements solidaires des Campanile.
Ce même jour, se tiendra la 1ère  réunion du nouveau Comité central d’entreprise issu des dernières élections dans l’entreprise. Pour les grévistes du Campanile Tour Eiffel se sera une nouvelle occasion de se faire entendre par la direction de LOUVRE HOTELS GROUP qui, pour l’instant, fait la sourde oreille !
D’ores et déjà, La CGT HPE et les grévistes du Campanile Tour Eiffel tiennent à remercier les élus du Comité d’entreprise Ile de France Nord Nord-Ouest qui ont voté à l’unanimité, tous syndicats confondus, une motion de soutien à nos camarades et demandé à la direction d’ouvrir en urgence des négociations.
Alors que LOUVRE HOTELS GROUP se présente comme un « modèle de dialogue social », son objectif depuis un an est clair : casser l’équipe du Campanile Tour Eiffel pour éviter que la détermination sans faille des salariés à avoir des conditions de travail décentes ne s’étende à d’autres hôtels.
Mais, comme déjà l’an dernier,  lors de la formidable grève de 28 jours des salariés du Campanile Tour Eiffel, LOUVRE HOTELS GROUP n’a toujours pas pris la mesure du mécontentement des grévistes.
Avec leur syndicat CGT HPE, les salariés revendiquent :
100% du 13ème  mois de salaire dès 2017 et non en 2020. Après avoir obtenu 75% du 13ème  mois lors  de la grève de 2016, la direction qui a été contrainte de généraliser le 13ème mois à toutes ses filiales sur 4 ans, a voulu punir nos camarades en reculant à 2020 les 100%.
Refus de la modulation du temps de travail pour les temps partiels.
Augmentation du temps de travail des femmes de chambres (internalisées grâce à la grève de 2016) de 25 à 30 heures par semaine, au lieu de privilégier de nouvelles embauches avec des contrats précaires.
Arrêt des pressions permanentes sur les femmes de chambres à qui on demande de dépointer puis de retourner travailler (digne de la sous-traitance !).
Mise en place d’une prime d’ancienneté, d’une prime de nuit de 25 € par nuit travaillée, d’une prime d’habillage de 230 € par an comme dans les 4 hôtels de l’ancien pôle luxe
Arrêt des pressions, du mauvais traitement et du harcèlement contre les syndiqués CGT qui ont mené la grève victorieuse l’an dernier :
Alors que notre collègue veilleur de nuit, syndiqué CGT, demande depuis longtemps, pour des raisons de santé, à travailler en journée, la direction, qui a créé un poste de jour, a préféré embaucher une personne externe à l’hôtel pour ne pas satisfaire la demande de notre camarade.
Depuis un an (la fin de la grève) la sous-directrice (syndiquée CGT) est mise à l’écart ; l’accès au bureau de la directrice et à la boite manager lui sont interdits ! On lui refuse tout échange constructif.
Un autre élu CGT subit des pressions permanentes.

La CGT-HPE appelle à des rassemblements de solidarité devant les hôtels Campanile. JIN JIANG INTERNATIONAL doit négocier !

Hôpital d’Auch : Ras le bol ! grève illimitée des personnels de restauration

Source : FSC

Soutenue par la CGT, grève illimitée depuis mardi des personnels du service de restauration du centre hospitalier. Un sous-effectif chronique asphyxie le service.
Décidément les temps sont durs pour le pôle santé auscitain. Alors que les personnels de la polyclinique de Gascogne s’inquiètent vivement pour l’avenir de leur établissement (cf. édition du mercredi 24), que le centre hospitalier spécialisé reste mobilisé dans un bras de fer avec l’Agence régionale de la santé, que l’on apprend encore que le bloc opératoire de l’hôpital frisant la crise de nerfs a flirté avec une «grève-fermeture»… voilà que le service restauration de ce même centre hospitalier montre une certaine indigestion. Depuis mardi en effet, épaulée par le syndicat CGT, une grève illimitée a été entamée par le personnel de cuisine ! Disons-le tout de go, évidemment, les repas aux malades restent normalement assurés. La diète concerne uniquement le personnel du site et, éventuellement, les visiteurs de malades.
Huit renforts souhaités
«Depuis plusieurs mois, les personnels de la cuisine et leurs représentants de la CGT alertent la direction sur les manques d’effectifs et la dégradation continue des conditions de travail.
Dès 2016, lors d’actions pour un paquet de problèmes à régler, nous avions notamment ciblé les dysfonctionnements de la cuisine centrale, indique Julien Mascaras, secrétaire adjoint CGT du site. Le service s’affiche en sous-effectif chronique, du fait en particulier du non-remplacement d’arrêts maladie, dont certains de longue durée. 14 arrêts non remplacés ! Et avec l’épuisement du personnel ça ne risque pas de s’arranger.»
Et le secrétaire adjoint d’expliquer le déclenchement de ce mouvement en cette fin de mois de mai : «Nous arrivons aux congés d’été. Les agents vont-ils pouvoir partir ? Si oui, quid de la situation des collègues qui restent en postes ? Avant la catastrophe annoncée, on dit «stop» ! Nous voulons un renfort de 8 personnels jusqu’à fin septembre. La direction en accepterait 5… on ne passera pas. Le mur arrive !» Et le syndicaliste de pointer du doigt en forme de soupçon accusateur : «A se demander s’il n’y a pas une volonté de laisser faire : en effet, la direction cherche à supprimer des fonctions dites supports pour externaliser. Blanchisserie, ateliers… restauration !»
«Il n’y a aucune intention cachée, rétorque Julien Couvreur, le directeur. La preuve : nous avons mis en place une commission paritaire de réflexion (N.D.L.R. : 10 agents et 2 membres de la direction réunis 2 heures les jeudis depuis janvier) pour pérenniser le service.»
Négociations : vers un accord ?
Bien qu’absent mardi une bonne partie de la journée, alors que l’organisation syndicale CGT souhaitait ardemment le rencontrer pour ouvrir des négociations, le directeur du centre hospitalier a «pu avoir depuis plusieurs temps de discussions» avec les représentants du personnel et/ou l’encadrement. Des propositions en ont été tirées et ont été présentées par ses soins aux agents de la restauration. «Au regard des plannings prévisionnels d’été, nous pouvons afficher de 6 à 7 renforts selon les semaines, indique le directeur. Ainsi, les personnels qui le souhaitent pourraient obtenir 3 semaines de congés et nous pourrions même solder une partie des heures supplémentaires», affirme le directeur. Heures sup’ en suspend qui s’établissent tout de même à «5 300 heures», selon le syndicat ! Sans parler des «140 jours de congés 2015 et 2016 ou encore des 400 jours de récupération», qui seraient eux aussi en attente…

Soutenue par la CGT, grève illimitée depuis mardi des personnels du service de restauration du centre hospitalier. Un sous-effectif chronique asphyxie le service.

Décidément les temps sont durs pour le pôle santé auscitain. Alors que les personnels de la polyclinique de Gascogne s’inquiètent vivement pour l’avenir de leur établissement (cf. édition du mercredi 24), que le centre hospitalier spécialisé reste mobilisé dans un bras de fer avec l’Agence régionale de la santé, que l’on apprend encore que le bloc opératoire de l’hôpital frisant la crise de nerfs a flirté avec une «grève-fermeture»… voilà que le service restauration de ce même centre hospitalier montre une certaine indigestion. Depuis mardi en effet, épaulée par le syndicat CGT, une grève illimitée a été entamée par le personnel de cuisine ! Disons-le tout de go, évidemment, les repas aux malades restent normalement assurés. La diète concerne uniquement le personnel du site et, éventuellement, les visiteurs de malades.

Huit renforts souhaités

«Depuis plusieurs mois, les personnels de la cuisine et leurs représentants de la CGT alertent la direction sur les manques d’effectifs et la dégradation continue des conditions de travail.

Dès 2016, lors d’actions pour un paquet de problèmes à régler, nous avions notamment ciblé les dysfonctionnements de la cuisine centrale, indique Julien Mascaras, secrétaire adjoint CGT du site. Le service s’affiche en sous-effectif chronique, du fait en particulier du non-remplacement d’arrêts maladie, dont certains de longue durée. 14 arrêts non remplacés ! Et avec l’épuisement du personnel ça ne risque pas de s’arranger.»

Et le secrétaire adjoint d’expliquer le déclenchement de ce mouvement en cette fin de mois de mai : «Nous arrivons aux congés d’été. Les agents vont-ils pouvoir partir ? Si oui, quid de la situation des collègues qui restent en postes ? Avant la catastrophe annoncée, on dit «stop» ! Nous voulons un renfort de 8 personnels jusqu’à fin septembre. La direction en accepterait 5… on ne passera pas. Le mur arrive !» Et le syndicaliste de pointer du doigt en forme de soupçon accusateur : «A se demander s’il n’y a pas une volonté de laisser faire : en effet, la direction cherche à supprimer des fonctions dites supports pour externaliser. Blanchisserie, ateliers… restauration !»

«Il n’y a aucune intention cachée, rétorque Julien Couvreur, le directeur. La preuve : nous avons mis en place une commission paritaire de réflexion (N.D.L.R. : 10 agents et 2 membres de la direction réunis 2 heures les jeudis depuis janvier) pour pérenniser le service.»

Négociations : vers un accord ?

Bien qu’absent mardi une bonne partie de la journée, alors que l’organisation syndicale CGT souhaitait ardemment le rencontrer pour ouvrir des négociations, le directeur du centre hospitalier a «pu avoir depuis plusieurs temps de discussions» avec les représentants du personnel et/ou l’encadrement. Des propositions en ont été tirées et ont été présentées par ses soins aux agents de la restauration. «Au regard des plannings prévisionnels d’été, nous pouvons afficher de 6 à 7 renforts selon les semaines, indique le directeur. Ainsi, les personnels qui le souhaitent pourraient obtenir 3 semaines de congés et nous pourrions même solder une partie des heures supplémentaires», affirme le directeur. Heures sup’ en suspend qui s’établissent tout de même à «5 300 heures», selon le syndicat ! Sans parler des «140 jours de congés 2015 et 2016 ou encore des 400 jours de récupération», qui seraient eux aussi en attente…

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