Bruxelles rappelle le cahier des charges à Macron

Publié le par FSC

Dans sa politique-communication Macron prétend à l'inverse de Hollande qu'il entend mener les contre-réformes dites structurelles dont la loi travail XXL de son propre mouvement pour ensuite demander des infléchissements à Merkel.

Enfumage : comme ses prédécesseurs il applique le programme d'austérité exigé par l'Union européenne sous hégémonie allemande car l'Europe sociale harmonisant la fiscalité, combattant le dumping social ... n'est qu'un piège à gogos et toute tentative d'émancipation de ces politiques dans l'acceptation du cadre des traités européens est combattue sans pitié par les dirigeants de l'UE comme on a pu le constater avec le véritable sabotage économique infligé à la Grèce dans sa tentative avortée (par capitulation de Tsipras) de libération de la Troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et du Fonds monétaire international).

Pour en sortir il faut affronter l'UE et ses traités !

Et ne perdons pas de vue que dans notre combat contre la casse du code du travail c'est à l'union européenne qu'il faut aussi s'en prendre !

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SOURCE : RT en français

Bruxelles se rappelle régulièrement au souvenir des Français, souvent au lendemain d'un scrutin. Après la victoire de LREM, le "socialiste" Pierre Moscovici rappelle ses exigences en matière de déficit budgétaire. Depuis 2013, les Etats membres sont sous tutelle.

Ça devient une habitude. Au lendemain de presque chaque scrutin national, la Commission européenne fait part de son avis. Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, mais aussi à la Fiscalité et à l'Union douanière, Pierre Moscovici a appelé une nouvelle fois la France, ce 19 juin, à contenir son déficit budgétaire sous la barre des 3%, comme le lui impose le Traité fondateur de l'Union européenne (TFUE). «Ce qu'on attend de la France, c'est qu'elle fasse les réformes pour être plus compétitive, qu'elle soit solide sur les finances publiques et ait une force de proposition dans les institutions européennes», a ainsi prévenu le commissaire. Et Pierre Moscovici d'enfoncer le clou : «Dès lors qu'on est proche des 3%, il faut les faire, c'est jouable.»

Pourtant, Emmanuel Macron n'avait pas besoin de cette piqûre de rappel. En pleine campagne présidentielle, en février 2017, il avait fait savoir par la voix de l'économiste Jean-Pisani Ferry, responsable du programme économique d'En Marche!, qu'au cas où il serait élu, il respecterait les critères de de Maastricht concernant le déficit et la dette nationale. De surcroît, la France n'est pas si mauvaise élève que cela. Après un déficit de 3,4% en 2016, la Banque de France prévoit un très honorable 3,1% pour l'année en cours.

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